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Flann O'Brien. Un voyageur au bout du langage
Robin Thierry
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753505506
Joyce a ses quarks, Flann O'Brien a sa théorie mollyculaire, faisant siens les propos d'Einstein selon lequel si une idée n'est pas au premier abord absurde elle n'a aucun avenir. De son vrai nom Brian O'Nolan (1911-1966), O'Brien s'avère être un auteur protéiforme féru de mystification, voyageur au c?ur de l'absurdité apparente des choses. Romancier iconoclaste, chroniqueur acerbe au Irish Times sous le pseudonyme de Myles na gCopaleen, fonctionnaire atrabilaire d'une administration irlandaise kafkaïenne et surtout satiriste talentueux, son point de vue sur la littérature et la société de son époque est particulièrement original. Qualifié par Joyce d'auteur résolument comique, il offre néanmoins des angles d'analyse plus sombres et complexes quand on en vient à se pencher sur ce qui sous-tend sa philosophie du langage et son rapport au monde. Ainsi son chef-d'?uvre Le Troisième Policier est une longue prosopopée au carré: roman narré par un mort publié après la mort de l'auteur lui-même. Le présent ouvrage tend à éclairer de façon synthétique les méandres de la création d'un auteur qui entre whiskey et cigarettes parvint à faire de l'Irlande un théâtre où la farce le dispute à l'allégorie infernale et cocasse. Derrière les excès de la parodie, se dessine une réflexion subtile sur les mécanismes langagiers et la condition humaine. Typiquement irlandais par les thématiques qu'il aborde, de la culture du pub à son goût pour la satire hyperbolique swiftienne, O'Brien n'en demeure pas moins un écrivain universel abordant les confins de l'expérience de l'écriture et de l'incarnation. A la façon des bouffons shakespeariens, la sagesse d'O'Brien se révèle dans son apparente folie ou idiotie. Nulle surprise dès lors que la critique ait vu en lui tantôt un précurseur du postmodernisme, tantôt un écrivain du divertissement pascalien. Dans Swim-Two-Birds, Le Pleure-misère et Le Troisième Policier O'Brien (dé-)construit une cosmogonie portative où le statut de l'artiste est questionné avec force. Dans ce périple au bout du langage, merveilles et désillusions, réalité et fiction se confondent dans une spirale ironique aussi jubilatoire qu'intrigante.
Résumé : La ville chinoise dans laquelle arrive Henk, fut, dit-on, le lieu d'un combat épique entre un chevalier et un dragon... Mais les légendes n'impressionnent pas le jeune européen, pas plus que la révolte qui gronde parmi la population. Une chose pourtant, parvient à le troubler : le regard de Liu, la jeune mandchoue, entr'aperçue comme dans un rêve... Pour Henk, ce regard fera tout basculer : sous ses yeux, la Chine se métamorphose, les songes deviennent réalité...et les légendes ressuscitent.
Fuyant les haines qui opposent Chinois et Occidentaux, Henk et Liu cherchent à disparaître dans les brumes de l'Himalaya. Des cimes du Tibet aux abîmes des enfers, le jeune Européen tente désespérément de soustraire sa princesse bien-aimée aux griffes de ses poursuivants. Mais les deux fugitifs n'ont que la force de leur amour naissant à opposer aux complots ourdis entre les hommes et les démons...
Résumé : La gigantesque armée de l'empereur Ming assiège la forteresse du roi Yang. Toute la population du royaume a trouvé refuge derrière les hautes murailles de la ville et les soldats royaux sont prêts à lutter jusqu'à la mort pour défendre la cité et ses occupants. Mais le courage ne suffit pas toujours... L'adaptation d'une fable sur la guerre commanditée par une province chinoise à Thierry Robin, un passionné du monde asiatique et de la Chine depuis près de 35 ans ! Un plaidoyer humaniste et pacifiste, à l'instar des convictions de Thierry Robin, qui en profite pour déployer son talent graphique avec superbe.
- Alors Koblenz ! Qu'en pensez-vous ? - Trop de violence, trop de sauvagerie. Aucune logique non plus !... C'est comme si la main d'un géant avait semé la pagaille parmi ces tours et ces grues !
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.