Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Nous autres, les autres
Robin Régine
BOREAL
21,00 €
Épuisé
EAN :9782764621301
Fine analyste de discours idéologiques et libre flâneuse de parcours urbanistiques, Régine Robin, historienne, sociologue, écrivain, s'est toujours préoccupée, en lisant, en écrivant et en marchant, des questions politiques d'identité, de culture et de mémoirre. Arrivée à Montréal en 1977, professeur et citoyenne, pugnace républicaine devenant Canadienne et prêtant serment d'allégeance à la reine d'Angleterre (elle aurait préféré le faire sur la bible de Proust), l'auteur de La Québécoite, au bout de trente ans de résidence première, évoque, convoque et disloque tout ce qui fait qu'elle est " devenue d'ici " même si, comme elle l'écrit, " je ne me suis jamais sentie chez moi ". Dans ce livre qui inaugure la collection " Liberté grande ", on trouve une indéniable et cinglante analyse du nationalisme québécois et un questionnement inquiet sur la transculture et l'écriture migrante. Bilan d'une " allophone d'origine française ".
J'habile une mégapole depuis ma naissance et depuis ma naissance la ville m'habite: depuis ma naissance la ville me dévore et je dévore la ville. Pour moi, elle n'est pas un objet mais une pratique, un mode d'être, un rythme, une respiration, une peau, une poétique." Régine Robin nous fait ici partager sou amour des grandes villes, ces cités monstres, mutantes, aux contours indécis. Infatigable et passionnée, elle les parcourt, s'y attarde, s'y égare parfois. Dans ses déambulations, tout la fascine, l'authentique et le toc, les néons ou la lumière d'un couchant, le monumental comme l'atmosphère d'un coin de rue, la mélancolie, d'un quartier déglingué et les rubans enchevêtrés des échangeurs routiers. Nouvelle flâneuse de la postmodernité, elle nous entraîne ainsi de Tokyo à New York en passant par Londres, Los Angeles et Buenos Aires, dans des périples improbables et des circuits insolites. A Londres, la surprise est au bout de chaque ligne de métro, à Los Angeles, Harry Bosch, l'inspecteur de police des romans de Michael Connelly est un guide imprévu, à Buenos Aires, la réalité rejoint la fiction des films de gangsters lors d'une tentative d'enlèvement à main armée, à Tokyo, le virtuel se confond avec le réel, dessinant un paysage fantastique. Car ces balades urbaines sont aussi des voyages avec imaginaire, littérature et cinéma. "Je suis un travelling permanent", affirme celle qui arpente inlassablement les mégapoles de notre temps. Biographie de l'auteur Historienne, sociologue et écrivain. Régine Robin est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages dont plusieurs, romans, notamment La Québécoite (Montréal, XYZ, 1983). L'Immense Fatigue des pierres (Montréal. XYZ, 1996) ) et Cybermigrances: traversées fugitives (VLB), Montréal, 2004). Elle a publie chez Stock Berlin chantiers (2001, Grand prix du livre de Montréal ) et La Mémoire saturée (2003).
Résumé : "Je vis toujours avec une fêlure, une blessure, une béance qui a pour nom l'Allemagne. Je sais que je n'en aurai jamais fini avec l'Allemagne et que l'Allemagne n'en aura jamais fini avec moi", confie Régine Robin. Dans ce livre hybride et envoûtant, elle mêle fragments autobiographiques, déambulations, réflexions, rêveries et analyses. Chemin faisant, elle fait des rencontres, s'invente des vies et croise parfois des personnages sortis d'un roman pour trinquer avec elle. Telle Nelly la libraire rencontrée à Mayence, dont le récit troublant évoque celui d'un ouvrage de Christa Wolf. Nous la suivons dans les marchés aux puces, à la recherche de cartes postales fanées qui sont souvent l'amorce de micro-fictions. En sa compagnie et celle de quelques fantômes, nous voyageons entre passé et présent, entre le Berlin d'avant la chute du Mur et celui d'aujourd'hui, marchant d'une commémoration à l'autre. Elle nous fraie un parcours mélancolique à travers les oeuvres littéraires des écrivains de l'ancienne RDA et dans cette mémoire juive est-allemande confrontée à toutes les tragédies du XXe siècle. Dans cette balade poignante, Régine Robin sauve le souvenir des espoirs perdus.
Résumé : La Parisienne autant que l'historienne se penche sur les romans de Patrick Modiano, la sociologue autant que la piétonne traverse l'oeuvre en parcourant comme autant de rues et de passages les leitmotive et les obsessions de l'auteur de Rue des Boutiques obscures et de Dora Bruder. Nulle autre que Régine Robin, qui signa Le Roman mémoriel, n'était plus à même de saisir et d'analyser la manière modianesque, cette petite musique jouée entre malentendus et ambiguïtés, dérives et arpentages, êtres flottants et zones neutres. Voici son Modiano.
Le témoignage a pris au vingtième siècle une actualité engageant le futur, bien au-delà du champ professionnel des historiens. Il s'agit d'un enjeu décisif face à un double danger : l'amnésie généralisée qui vide la pensée de toute historicité, les passions patrimoniales et identitaires. L'écriture de l'histoire est ici interrogée dans une perspective pluridisciplinaire, à partir des différentes formes de témoignage, dans le champ exclusif du vingtième siècle. Quatre grandes questions sont principalement abordées : le statut de la singularité dans le témoignage, le traitement historien du témoignage, la conservation des traces et la transmission testimoniale, la multiplicité des registres et genres testimoniaux.
Dans ce roman d'atmosphère à l'écriture mélodieuse, Tristan Malavoy parcourt les imprévisibles trajets qui constituent toute trajectoire humaine. Il scrute la violence tapie dans l'ombre des déboires personnels et collectifs. Il exprime magnifiquement l'espoir de racheter ses fautes et de se reconstruire après la tempête. Comment vivre lorsqu'on porte en soi une indicible douleur ? Comment continuer sa route lorsqu'on rencontre à chaque carrefour les séquelles d'une vie amoureuse et familiale incendiée ? Simon Venne, quarante-neuf ans, démissionne de son poste de professeur d'histoire au cégep du Vieux-Montréal. Il met le cap sur La Nouvelle-Orléans, ville chargée d'histoire, de drames et d'exutoires, autant de repères auxquels s'accrocher pour cet homme blessé. On suit donc Simon dans sa découverte de La Nouvelle-Orléans. Les nuits endiablées pour éloigner Montréal auxquelles succèdent des matins pénibles où les maux de tête amplifient la culpabilité. L'envoûtante Ruth avec son français aux sonorités qui rappellent Moncton. Ruth qui l'entraîne dans les bars et les musées, qui ponctue leurs conversations de digressions sur les cyclones et les anticyclones de Jupiter, et qui devine bien que Simon affronte une tempête. Leurs rencontres, faites d'alcool et de désir, prennent des allures de chassés-croisés où chacun cherche à protéger ses secrets. Parallèlement à l'histoire de Simon et de Ruth, Tristan Malavoy explore d'autres fantômes, ceux d'une ville aux multiples sédimentations. A la fois française et espagnole, noire et blanche, La Nouvelle-Orléans révèle un destin aussi sinueux que le Mississippi. Et des personnages réels ou inventés qui expliquent l'attrait unique de cette ville. Il y a la prêtresse vaudou Marie Laveau. Il y a l'astronome noir Benjamin Banneker qui, dès la fin du e siècle, entretenait une passion pour Jupiter. Il y a enfin, et surtout, le personnage d'Anne, jeune femme rescapée d'un Saint-Domingue en proie à la révolution et qui a échoué en Louisiane en 1792. Dans ce roman d'atmosphère à l'écriture mélodieuse, Tristan Malavoy parcourt les imprévisibles trajets qui constituent toute trajectoire humaine. Il scrute la violence tapie dans l'ombre des déboires personnels et collectifs. Il exprime magnifiquement l'espoir de racheter ses fautes et de se reconstruire après la tempête. Finaliste Prix France-Québec 2021
Gens du fleuve, gens de l'île apporte une contribution majeure aux débats actuels sur les origines autochtones de Montréal. Ce livre, qui prend souvent les allures d'une magnifique " enquête policière ", constitue la première et remarquable synthèse de l'histoire de Montréal au xvie siècle, à la fois savante et accessible. Roland Viau propose un fascinant portrait d'Hochelaga avant 1600. A partir des connaissances acquises par l'archéologie, l'ethnohistoire et l'ethnologie sur les sociétés amérindiennes, et en exploitant les documents historiques disponibles, l'auteur replace d'abord Hochelaga au centre d'un vaste réseau fluvial s'étirant du lac Ontario au golfe du Saint-Laurent. Il dresse ensuite l'inventaire des ressources des Hochelaguiens, recrée minutieusement leur mode de vie, l'univers symbolique de la chasse, de l'agriculture. Il aborde la division sexuelle du travail, les règles de classification du végétal, l'ancienneté et la diversité du maïs. Il s'intéresse à la guerre, avançant l'idée d'un lien particulier avec les pratiques funéraires. Enfin, il fait revivre l'imaginaire au sens d'une cosmovision : nature de la guerre, condition d'esclave, exercice de la sexualité et de la parenté, rapports hommes-femmes. Les colonisateurs européens ont constaté avec étonnement que cette Laurentie iroquoienne s'est volatilisée entre 1545 et 1585. Personne, à ce jour, n'a pu apporter d'explication convaincante à ce phénomène. Guerre ? Migration ? Refroidissement climatique ? Epidémie associée à la "mondialisation " des microbes ? Viau examine rigoureusement ces hypothèses, retenant pour l'essentiel la dernière et validant la probabilité que les Iroquoiens du Saint-Laurent aient résisté à l'envahissement des Français et contribué à leur refoulement. Il introduit en cela un beau renversement du récit historique colonial traditionnel. Et que serait-il advenu d'éventuels survivants ? Pourrait-on encore aujourd'hui trouver des traces de leurs migrations, de leur intégration au sein d'autres nations ?
Résumé : On peut venir au monde à tout âge. Pour Markus, cela se passe au début de la vingtaine, quand il s'enfuit de la communauté fermée qui l'a vu naître et qui l'étouffe. Le voici donc plongé dans le " Frais Monde ", dans la jungle urbaine, au risque de se noyer. Je vous raconte tout ainsi en vrac, les cauchemars comme les petits morceaux ridicules, pardonnez-moi si je ne sais pas faire la différence et trier les mouvements de mon univers par ordre de grandeur, car tout me semble important à dire, la douleur déchirante qu'est ma mère tout autant que ma faim sans bon sens pour les Mignonnes, tout il me semble doit être livré par le menu, de peur d'oublier les pièces d'or peut-être dissimulées dans les poubelles de ma vie. On peut venir au monde à tout âge. Pour Markus, cela se passe au début de la vingtaine, quand il s'enfuit de la communauté fermée qui l'a vu naître et qui l'étouffe. Le voici donc plongé dans le " Frais Monde ", dans la jungle urbaine, au risque de se noyer. Ce n'est pas un hasard si Markus se retrouve à aider les plus mal pris de la ville. Car Markus est différent. Il est dévoré par une flamme qui le pousse à éclairer ceux qui semblent souffrir d'obscurité - et ils sont nombreux. Comment trouver sa place sans perdre son âme ? Où se terre la Mignonne ultime qui lui fait si cruellement défaut ? Et qui est cette ombre qui veille sur lui depuis le début, ce vieil homme mystérieux que Markus surnomme " Maître K ", et qui se dérobe chaque fois qu'il l'approche ? Ce sont les mots et les yeux candides de Markus qui nous dévoilent les désastres ambulants partout, et l'aveuglement du monde libre qui court, qui court pour se fuir lui-même.
J'adore la musique de Lhasa de Sela, avec ses influences mexicaines, gitanes, de soul, de rock, de Billie Holiday, le tout empreint d'une douce mélancolie. Lire sa biographie m'a permis de comprendre les sources de son inspiration, et depuis je me sens plus proche d'elle lorsque j'écoute sa musique.