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La mémoire saturée
Robin Régine
STOCK
35,90 €
Épuisé
EAN :9782234055681
Nous vivons dans un monde obsédé par le passé. Les discours de la mémoire forment aujourd'hui une immense cacophonie, pleine de bruit, de fureur, de clameurs et de controverses. Où que l'on se tourne, un passé commémoré ou haï, célébré ou occulté, raconté, transformé, voire inventé, est saisi dans les mailles du présent. Des méandres de la légende de l'Ouest américain à l'effacement des traces dans les pays de l'Est après la chute du Mur; de l'obsession des origines à la disparition des anonymes; de réécritures de l'histoire en communautés imaginaires remontant à la nuit des temps comme dans certains discours qui se tiennent en Israël et ailleurs; du grand nivellement qui renvoie parfois dos à dos la Résistance et Mussolini en Italie ou Franco et les républicains en Espagne aux trous de mémoire persistants de la France coloniale, de l'évanescence du virtuel à la passion de l'archivage et de la conservation, partout on taille sur mesure dans le souvenir et l'amnésie. Dans ce vaste et passionnant périple mêlant histoire, sociologie, témoignage et littérature, Régine Robin, à travers de très nombreux exemples, examine notre rapport toujours inapaisé au passé et les dangers de cette mémoire saturée qui pourrait bien être une des formes de l'oubli.
Résumé : Paris a été chanté, filmé, raconté tant de fois ! Mais Paris, aujourd'hui, fait-il encore rêver ? Des photos de Robert Doisneau aux films de Marcel Carné ou aux polars de Léo Mallet, une vision en noir et blanc, réverbères et pavés luisants sous la pluie, a façonné notre imaginaire, avant de se transformer en clichés de cartes postales. La ville estelle condamnée à devenir un musée à ciel ouvert, centré sur sa splendeur patrimoniale ? Ou peut-elle se redéployer, se muer en capitale du XXIe siècle et se projeter dans un nouvel imaginaire grand parisien ? Amoureuse des mégapoles et nouvelle flâneuse de notre post-modernité, Régine Robin revisite Paris à l'aune de cette incertitude. Le Belleville populaire de son enfance, inventorié par Georges Perec, n'existe plus depuis longtemps. Il n'était pas vraiment joli, reste un peu de mélancolie. Le quartier où elle habite, près de la gare Montparnasse, à l'ombre de la tour, a été métamorphosé dans les années 1960. On le dit moche, pour elle qui l'arpente, il a son atmosphère, sa poésie, comme les nouveaux espaces, du côté de Bercy ou de la Bibliothèque de France. Foin de nostalgie donc, de "c'était mieux avant", comme si on ne pouvait choisir qu'entre l'image carte-postale d'autrefois et les quartiers-villages pour bobos qui se jouent la comédie de "l'authenticité". Ses déambulations nous mènent au delà du périphérique, découvrant ce qui palpite derrière cette frontière, dans ces banlieues malaimées de la petite et de la grande couronne, où vivent 10 millions d'habitants et où des mondes se rencontrent. Les parcours insolites auxquels elle nous invite croisent aussi la littérature et le cinéma. Dans ses pas, et ceux des architectes, des artistes, des écrivains avec lesquels elle chemine, on prend le pari d'un Grand Paris, avec des rêves à sa mesure.
J'habile une mégapole depuis ma naissance et depuis ma naissance la ville m'habite: depuis ma naissance la ville me dévore et je dévore la ville. Pour moi, elle n'est pas un objet mais une pratique, un mode d'être, un rythme, une respiration, une peau, une poétique." Régine Robin nous fait ici partager sou amour des grandes villes, ces cités monstres, mutantes, aux contours indécis. Infatigable et passionnée, elle les parcourt, s'y attarde, s'y égare parfois. Dans ses déambulations, tout la fascine, l'authentique et le toc, les néons ou la lumière d'un couchant, le monumental comme l'atmosphère d'un coin de rue, la mélancolie, d'un quartier déglingué et les rubans enchevêtrés des échangeurs routiers. Nouvelle flâneuse de la postmodernité, elle nous entraîne ainsi de Tokyo à New York en passant par Londres, Los Angeles et Buenos Aires, dans des périples improbables et des circuits insolites. A Londres, la surprise est au bout de chaque ligne de métro, à Los Angeles, Harry Bosch, l'inspecteur de police des romans de Michael Connelly est un guide imprévu, à Buenos Aires, la réalité rejoint la fiction des films de gangsters lors d'une tentative d'enlèvement à main armée, à Tokyo, le virtuel se confond avec le réel, dessinant un paysage fantastique. Car ces balades urbaines sont aussi des voyages avec imaginaire, littérature et cinéma. "Je suis un travelling permanent", affirme celle qui arpente inlassablement les mégapoles de notre temps. Biographie de l'auteur Historienne, sociologue et écrivain. Régine Robin est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages dont plusieurs, romans, notamment La Québécoite (Montréal, XYZ, 1983). L'Immense Fatigue des pierres (Montréal. XYZ, 1996) ) et Cybermigrances: traversées fugitives (VLB), Montréal, 2004). Elle a publie chez Stock Berlin chantiers (2001, Grand prix du livre de Montréal ) et La Mémoire saturée (2003).
Résumé : New York. Epidémie de SARM - staphylocoque aureus résistant à la méthicilline - dans trois cliniques spécialisées appartenant au Dr. Angela Dawson. Soutenue par des investisseurs privés, ce médecin atypique et novateur a créé sa propre start-up, "Angels Healthcare", bientôt cotée en bourse. Une ascension fulgurante menacée par la redoutable bactérie. Intrigués par la flambée de décès post-opératoires dans les cliniques "Angels Healthcare", Jack Stapelton et Laurie Montgomery, le couple de médecins légistes et enquêteurs d'Erreur fatale, vont ouvrir sans le savoir la boîte de Pandore d'un complot financier qui menace leur carrière, mais aussi leur vie... Business, médecine, argent sale..., un thriller médical effrayant et passionnant de bout en bout sar le maître du genre.
Résumé : Par un hasard miraculeux, Balthazar Janvier, enfant abandonné, devient le domestique dévoué de Lavoisier, père de la chimie moderne, homme encyclopédique : minéralogiste, météorologue, agronome, régisseur des poudres et salpêtres... Eduqué grâce à la générosité de son maître, Balthazar devient un Sganarelle de laboratoire, ébahi des expériences auxquelles il assiste. Mais ce domestique astucieux sera aussi le témoin des événements de son temps, au moment où la Révolution française s'emballe. Narrateur candide au coeur de la Terreur, il fera au lecteur le récit picaresque autant que tragique de la dernière année de vie de son maître. Le 24 novembre 1793, sous le coup d'un mandat d'arrêt, le chimiste se cache un temps dans Paris. Une nuit durant, Balthazar le conjure de s'exiler. Son maître décide de se livrer. Sans répit, le fidèle valet court Paris pour apporter au Comité de sureté générale la pétition signée par des savants en faveur de son maître. Rien n'y fait. Une dernière chance subsiste. C'est sans compter sur les passions humaines, exacerbées par la Terreur. La peur rôde dans chaque rue de Paris, dans chaque intérieur également, la frénésie, la folie, l'urgence sont racontées à hauteur d'homme, par ce jeune homme simple, qui est témoin de l'Histoire en train de broyer un monde, pour construire notre République. Mais elle coûte cher, cette liberté.
Résumé : Du temps de ses exploits sportifs, la presse comparait Thierry Rey à un chat. Et ce chat a bel et bien eu sept vies. Minimum. L'une de celles-ci, épisode traumatique, l'a décidé à raconter les autres, pour rassembler les pièces de son puzzle. Du judo - il fut champion d'Europe, champion du monde et champion olympique - aux plateaux de cinéma. Des grandes années Canal+ au Lagardère Paris Racing. Sa vie sentimentale l'entraînera, sous le septennat de Jacques Chirac, jusqu'aux portes de l'Elysée. Qu'il franchira plus tard en devenant conseiller sport du président Hollande. Après avoir fait campagne pour la candidature victorieuse de Paris aux JO de 2024, il a intégré son comité d'organisation. Des sphères qu'il réexplore sans nostalgie, mais non sans humour. Sept vies, mais portées par une détermination unique.
Résumé : C'est à un mystère que s'attelle ici François Heisbourg, relatant le parcours de l'étrange baron Franz von Hoiningen. Cet officier allemand qui traverse deux guerres mondiales, s'engage spontanément dans le parti nazi, puis sauve des centaines de Juifs et de résistants ? dont le père de l'auteur?, qui s'évade d'Allemagne avec la Gestapo aux trousses après avoir été "mouillé" dans le complot contre Hitler, finit son odyssée dans les bras de sa femme au Luxembourg et disparaît de tous les écrans radar. Au point que ce récit aurait pu s'appeler "L'homme sans visage", tant il a été difficile de trouver une trace photographique de lui. Qui était-il ? Comment passe-t-on à un moment donné du mal au bien ? Quelle est l'alchimie de cette "banalité du bien" ?
Né en 1889, Jean Cocteau était un artiste protéiforme et prolifique: graphiste, dessinateur, dramaturge, cinéaste et écrivain, proche de créateurs européens majeurs ? de Picasso à Coco Chanel en passant par Marcel Proust ?, il compte parmi les personnages qui ont influencé son époque. Mort en 1963, il est l?auteur, chez Stock, de La voix humaine, Orphée, Opium, Le grand écart, Le Potomak et Le coq et l?arlequin.