Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Quitter l'Ouest
Robin Patrice
POL
15,00 €
En stock
EAN :9782818063385
Patrice Robin a passé son enfance et son adolescence dans l'ouest de la France, région dont il s'est éloigné progressivement à compter de ses 18 ans. Un éloignement géographique, mais aussi social et culturel, de sa famille de petits commerçants et d'artisans. Il a fait de cet éloignement social, conséquence d'un choix de vie professionnelle précaire, tout entière centrée autour de l'écriture, le sujet d'un de ses livres précédents, Le Commerce du père (2009). C'est celui d'ordre culturel qu'il tente de dire aujourd'hui dans Quitter l'Ouest, et cela à l'occasion de son vingt-quatrième déménagement et de l'installation dans ce nouvel appartement de quelques objets l'accompagnant depuis des années : deux montres de gousset ayant appartenu à un grand-oncle paysan, homme doux pour lequel, enfant, il se sentait plein d'empathie ; le portefeuille en cuir de son grand-père maternel, marchand de bestiaux de son état ; les outils de bricolage de son père, devenus les siens, provenant tous de la quincaillerie familiale ; un livre : Camus par lui-même de Morvan Lebesque, monographie de l'auteur qui a marqué ses années de lycée ; une reproduction de L'Amandier en fleur de Bonnard, oeuvre lumineuse qui l'accompagne depuis plusieurs dizaines d'années ; le piano de D. , sa compagne, entré dans sa vie avec elle ; deux autoportraits de peintres du Quattrocento, le premier, de Filippino Lippi, au regard un peu distant, teinté d'une légère inquiétude, le second de Masaccio, attentif, dans lequel l'auteur croit lire une lueur de bienveillance. Quitter l'Ouest tente de dire, via ces objets, au plus près du réel, le monde d'où l'on vient et celui dans lequel on vit aujourd'hui, le chemin qui conduit du premier au second, l'équilibre dans lequel on se tient entre les deux, mais aussi le désir profond, depuis toujours, de vivre la vie que l'on s'est choisie.
Au centre de la scène, Moïse et Marie. Vingt ans chacun et c?urs à l'unisson. Un peu en retrait, les parents. Côté cour, ceux de Moïse, les petits commerçants. Côté jardin, parc même, ceux de Marie, les industriels. A l'avant-scène un rond de lumière. Moïse s'avance.
Avec, par ordre d'apparition et dans leur propre rôle, le poulain et la jument du grand-père, Matthieu et ses parents, la poule d'eau, la couleuvre, les clients du magasin, Claude Lelouch, Éric Rohmer, Jean-Louis Trintignant, Marie-Christine Barrault, Jeanne et ses petites culottes, Maurice Pialat, le baron, le marchand de bestiaux, Costa-Gavras, Émile, Blaise le balayeur, le contremaître, Liz la rockeuse, Brando, Pablo le peintre, l'homme au sandwich et tout le personnel de l'usine, Laura, le banquier, le chômeur, l'employé de l'ANPE, le responsable du centre culturel, les délégués de comités d'entreprise, le jeune auteur, Balzac, l'homme aux cheveux blonds attachés en queue de cheval, les programmateurs art et essai, Jean-Luc Godard, Shohei Imamura et Abbas Kiarostami
Résumé : "J'ai rencontré le réalisateur américain Robert Kramer au début de l'été 1999 et découvert, à cette occasion, son engagement à vingt ans dans la lutte pour les droits civiques et contre la guerre du Vietnam, lutte qu'il avait poursuivie plus tard en filmant celles des autres dans le monde entier. Une plongée dans sa vie qui m'avait renvoyé à la mienne, au rêve de mes quatorze ans : devenir l'un de ces hommes dont je regardais les reportages chaque semaine à la télévision dans Cinq colonnes à la une, parcourir le monde pour en témoigner. Que fait-on de ses rêves ? Qu'ai-je fait du mien ? Je sais aujourd'hui que rien n'est achevé, les hasards de la vie et de la littérature m'ayant fait à nouveau croiser il y a peu, l'histoire de Robert, dans un pays lointain".
Résumé : Une des fonctions primordiales de la pop music est de "piéger le présent". C'est ce que montre, d'un point de vue social, politique et mental, en un mot, culturel, cette vague "néoromantique" qu'avec beaucoup de savoir Pierre Robin décrit, sur le plan musical, dans son livre.
On peut tout exposer : quelques bibelots du second Empire, un recueil de photographies, un boudoir d'outre-tombe, une héroïne célèbre pour sa beauté, sa fatuité et sa fin lamentable. On peut tout exposer : une femme à la place d'une autre, la peur de son propre corps, une manière d'entrer en scène, l'ivresse de la séduction, un abandon, des objets qui rassurent, une ruine.
Résumé : "Un crime a été commis et c'est passionnant, on voudrait savoir qui a fait ça, qui a pris sur soi pour faire ça parce que ce n'est pas un acte banal, même pour un assassin, de tuer quelqu'un. Et dans une scène pornographique aussi, on est avide de se tenir au courant, qui fait quoi et pour quel bénéfice. Et dans un conte de fées, qui des fées, des princesses ou des animaux tire le plus de plaisir et de souffrance ? Et ma place au milieu de ça, moi, qui que je sois ? "
4e de couverture : L'espérance de vie de l'amour, c'est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c'est l'enfance, quand elle s'est mal passée.
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".
L'Amazonie.Perdue sous la canopée, une tribu d'Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. Au-dessus de leurs têtes, un homme d'affaires seul et pressé, aux commandes de son avion, survole l'immense cercle formé par la boucle du fleuve délimitant leur territoire.Une rencontre impossible, entre deux mondes que tout sépare. Et pourtant, le destin va l'organiser.À la découverte de la " Chose ", tombée du ciel, un débat agite la tribu des Yacou : homme ou animal ? C'est en essayant de leur prouver qu'il est humain que l'industriel finira par le devenir.Le Cercle des Hommes n'est pas seulement un puissant roman d'aventures, d'une richesse foisonnante, c'est aussi un livre grave sur le monde d'aujourd'hui et notre rapport à la nature.Photographe, journaliste, réalisateur, Pascal Manoukian a couvert un grand nombre de conflits. Ancien directeur de l'agence CAPA, il se consacre désormais à l'écriture. Il a publié notamment, au Seuil, Le Paradoxe d'Anderson.
Résumé : " Vous vous demandez sans doute ce que je fais dans la chambre de ma mère. Moi, le professeur de lettres de l'Université catholique de Louvain. Qui n'a jamais trouvé à se marier. Attendant, un livre à la main, le réveil possible de sa génitrice. Une maman fatiguée, lassée, ravinée par la vie et ses aléas. La Peau de chagrin, de Balzac, c'est le titre de cet ouvrage. Une édition ancienne, usée jusqu'à en effacer l'encre par endroits. Ma mère ne sait pas lire. Elle aurait pu porter son intérêt sur des centaines de milliers d'autres ouvrages. Alors pourquoi celui-là ? Je ne sais pas. Je n'ai jamais su. Elle ne le sait pas elle-même. Mais c'est bien celui-ci dont elle me demande la lecture à chaque moment de la journée où elle se sent disponible, où elle a besoin d'être apaisée, où elle a envie tout simplement de profiter un peu de la vie. Et de son fils. "
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.