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Biographie professionnelle et formation. Quand des responsables se racontent
Robin Jean-Yves
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782747513449
Quand un chef d'entreprise, un directeur des affaires sociales, un chargé du développement local prennent la décision de se dire au crépuscule de leur carrière professionnelle, ils font plus que raconter une histoire à la frontière du personnel et du social. Ils prennent rendez-vous avec eux-mêmes. Ils se remémorent les événements, les incidents marquants de leur itinéraire. Mais pourquoi ont-ils cédé à la demande des chercheurs ? Pourquoi ont-ils consacré une part importante de leur temps et de leur énergie afin que ce livre puisse voir le jour ? Sans doute, parce qu'ils ont ressenti assez vite que ce travail ne se réduisait pas à un simple mode de recueil de données. Associés dès le début de la recherche au processus de construction de l'ouvrage, ils ont engagé avec Guy Le Bouëdec et Jean-Yves Robin un dialogue herméneutique. La lecture que ce dernier fit de ces parcours professionnels fut vécue avec intensité par les narrateurs. Benoît, Bertrand, Michel sont sortis de ces entretiens fatigués, parfois éprouvés. Pour tous, c'était l'occasion rarissime de mettre en forme un parcours, d'en dégager la ligne directrice, d'en saisir la cohérence. Une telle expérience requiert l'adoption d'une posture méthodologique et épistémologique spécifique qui met à mal les canons de l'orthodoxie scientifique. C'est ce " pas de côté " qu'il est nécessaire d'opérer pour qui veut mettre en concert recherche et formation. C'est seulement à cette condition qu'il est alors possible d'éprouver les vertus éducatives d'un entretien biographique. Mais que l'on ne s'y trompe pas, celles-ci ne se mesurent pas seulement à l'échelle individuelle. Ces témoignages sont aussi de précieux supports pour penser un dispositif de formation auprès des jeunes générations. A l'aube de l'aventure professionnelle qui les attend, elles trouveront dans ces récits une source inépuisable d'inspiration afin de cultiver leur passion d'entreprendre, de développer et de former.
Robin Jean-Yves ; Maumigny-Garban Bénedicte de ; S
Cet ouvrage subdivisé en deux tomes réunit un ensemble de communications et de conférences qui furent présentées en mai 2001, lors d'un colloque international. Ce dernier a rassemblé dans l'enceinte de l'Université Catholique de l'Ouest (U.C.O) plus de 120 chercheurs provenant de différents pays du monde : le Chili, le Brésil, la Colombie, le Québec, la Belgique, la Suisse, le Portugal et l'Espagne. C'est dire combien ce congrès consacré aux enjeux anthropologiques du récit biographique fut placé sous le signe de l'interculturalité. Au cours de ce colloque, les auteurs ont répondu à l'une de ces deux questions : quel statut accorder au sujet qui décline son histoire ? Quel type de connaissances se construit à la faveur de cette production biographique ? Afin d'élucider cette problématique, quatre types de lecture furent privilégiés : une lecture épistémologique destinée à questionner les canons de l'orthodoxie scientifique - une lecture philosophique permettant d'identifier les caractéristiques du sujet et de définir le statut de l'expérience vécue par celui-ci - une lecture herméneutique révélant combien les histoires de vie en formation s'éloignent de la matérialité des faits - et en dernier lieu, une lecture théologique afin de percevoir la place occupée par le récit biographique dans la tradition chrétienne.
Robin Jean-Yves ; Houdeville Gérald ; Cros Françoi
L'espace de la classe suscite spontanément bien des souvenirs. Des tables, des chaises, des élèves, un enseignant, un tableau, un bureau, parfois des ordinateurs ; tous les éléments matériels sont réunis pour que se déploie le scénario pédagogique. Mais que sait-on de la vie scolaire qui se déroule dans des lieux beaucoup moins institués ? Que se passe-t-il sur les cours de récréation, dans les couloirs, sous les préaux, aux abords des toilettes, dans les halls d'accueil ? Certes, les surveillants comme les conseillers principaux d'éducation veillent à cc que rien ne puisse dégénérer mais ils oeuvrent bien souvent dans l'ombre et rares sont les occasions pour ces professionnels de renverser le mur du silence. En décrivant le quotidien organisationnel de trois établissements, une école, un collège, un lycée, les auteurs de cet ouvrage poursuivent précisément l'ambition de briser cette omertà. Tout au long de ces témoignages parfois émouvants et poignants, le lecteur découvrira le rôle essentiel rempli par un acteur clef de la communauté éducative : le responsable de la vie scolaire. Les missions confiées à ces personnels des établissements catholiques d'enseignement sont largement méconnues. Qui sont-ils ? Que font-ils ? Quels sont leurs difficultés, leurs joies, leurs peines, leurs enthousiasmes, leurs découragements, leurs souffrances, leurs interrogations et leurs doutes ? Telles sont les questions auxquelles ce livre répond.
Résumé : Le 21 septembre 2019, Christine Renon directrice d'une école primaire se suicidait. Elle laissait derrière elle une lettre, cet écrit en dit long quant aux souffrances qu'elle a dû endurer tout au long de l'exercice de sa mission. "Les directeurs sont seuls ! écrivait-elle[...] seuls pour apprécier la situation [...] ils sont particulièrement exposés et on leur en demande de plus en plus sans jamais les protéger [...]." Ce cas tragique vient confirmer les résultats d'une étude parue en février 2019. Elle porte sur un échantillon de 3000 proviseurs et principaux de l'enseignement public. Un chef d'établissement sur quatre serait en état d'épuisement. Et ces symptômes touchent également les chefs d'établissement du privé comme le montre cet ouvrage. Alors que faire ? C'est précisément l'intérêt de cette recherche, ne pas en rester à l'élaboration d'un diagnostic. Il ne suffit pas d'énoncer ou de dénoncer encore faut-il proposer. Il s'agit donc pour les chercheurs en sciences sociales de prendre le risque d'être force de proposition en élaborant des dispositifs à la frontière de l'action et de la formation susceptibles de réduire la souffrance au travail. C'est précisément l'histoire de cette aventure institutionnelle qui se trouve relatée dans ce livre. Elle a rassemblé des chercheurs de différentes disciplines ainsi qu'une cinquantaine de chefs d'établissement ou de responsables de l'enseignement catholique. On y découvre combien il est primordial d'offrir à ces managers d'un genre si particulier des espaces/temps pour se dire et se faire afin de ne pas être défaits. Par conséquent, cet ouvrage permet non seulement d'identifier les caractéristiques essentielles de l'activité des chefs d'établissement, mais pour eux, le fait d'en parler, c'est aussi un moyen de reprendre main sur leur quotidien et leur destin. Comme quoi, le burn-out n'est pas une fatalité !
Dans ce livre, trois chefs d'établissement de l'enseignement catholique se disent en toute sincérité. Leur témoignage est saisissant. Il illustre combien l'exercice de cette fonction interpelle la personne dans sa globalité. Quand Cécile, Charles et François évoquent leur expérience, ce sont non seulement le responsable mais aussi l'épouse, le mari ou la mère de famille qui s'expriment. Ce qui signifie que le poids d'une telle charge vient buriner l'individu au cœur de son intimité existentielle. Mais pourquoi avoir pris le risque d'un tel dévoilement ? En ayant probablement la conviction que cette parole ensevelie dans les sables mouvants de l'oubli ne demandait qu'à renaître. Mais pas à n'importe quel prix. Abattre le mur du silence nécessite quelques précautions méthodologiques. Elles révèlent qu'une recherche sur l'éthique ne peut faire l'économie d'une éthique de la recherche. Elles montrent combien les histoires de vie au service de la formation ne peuvent être frappées du sceau de l'improvisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.