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Pêcheurs bretons sous l'Ancien Régime. L'exploitation de la sardine sur la côte atlantique
Robin Dominique ; Lespagnol André
PU RENNES
25,15 €
Épuisé
EAN :9782868474858
On connaît l'importance prise au XIXe siècle par la pêche de la sardine et par l'industrie des conserveries sur toute la côte sud de la Bretagne. Mais la connaissance des activités sur cette même côte est beaucoup plus lacunaire pour la période précédente des XVIIe et XVIIIe siècles. Certes les dessins d'Ozanne sont là pour témoigner d'une forte activité de pêche dans des ports comme Camaret ou Concarneau. Des travaux effectués sur Port-Louis, Belle-Ile, Groix ou l'île Tudy montrent bien que le commerce de la sardine n'était pas chose nouvelle avant la Révolution. Des témoignages écrits et architecturaux ont toujours attesté de l'ancienneté de la pêche de la sardine, par exemple à Douarnenez. Mais y avait-il, comme au XIXe siècle, une activité capable de faire l'unité de toute la côte atlantique de la Bretagne de Brest au Croisic ? Le mérite de ce travail est d'avoir pu démontrer que, grâce à l'utilisation systématique des presses à sardines, il y a bien eu sur toute la côte sud une activité commune sous l'Ancien Régime, basée sur l'exploitation de la sardine. Sans cette étude, il n'est pas possible de comprendre les origines du succès des conserveries en Bretagne au XIXe siècle. Avec le soutien du CNL
Ce volume contient les 3 premiers tomes de la série : "Capitaine Steen", "Le Mangeur d'archipels", "Marie Vérité". Théodore Poussin, aventurier malgré lui, happé par l'appel des vents du large et des contrées lointaines, débarque dans les Grandes Intégrales. L'occasion de redécouvrir ce personnage né au début des années 1980 dans les pages du Journal de Spirou. Franck Le Gall, défenseur de la ligne claire, crée avec Théodore Poussin un personnage à part dans la bande dessinée d'aventures classique : inspiré du propre grand-père de l'auteur, ce personnage entraîné, presque sans le vouloir, dans une quête qui le mènera au bout du monde et au fond de lui-même, l'étrange ombre de Novembre rivée à ses pas. Ce sont les premiers moments de ces aventures au long cours que l'on redécouvre ici avec émotion, alors que se déploie le graphisme encore rond, quoique déjà très abouti, de Franck Le Gall.
Et encore un peu plus tard, je me suis déshabillée dans la salle de bains, pliant mes affaires sur le dossier de la chaise, brossant mes cheveux, lavant mon linge. Et puis j'ai ouvert le grand lit, où les deux oreillers se gonflaient - les couvertures sentaient encore le désinfectant -, me suis glissée à ma place en prenant soin de ne pas empiéter sur l'autre place, large, puissante, lourde, et de me conformer à cette largeur, à cette puissance, remplacées désormais, sous mes paumes, par le vide. Et enfin, enfin, après cette première nuit, j'ai pu tirer de mon sac la lettre de Martin. J'ai décacheté l'enveloppe, déjà fripée, usée, et j'ai lu".
Depuis peu, les hommes investissent un territoire esthétique traditionnellement réservé aux femmes dans notre société, celui des soins de beauté. Car les hommes, à qui on a longtemps demandé d'être forts, doivent maintenant aussi être beaux. Partant de ce constat du passage actuel de l'illégitime au légitime, du pathologique au normal au sujet des pratiques masculines de beauté, l'enquête historique et sociologique menée par Audrey Robin permet d'appréhender le processus faisant entrer les soins masculins de beauté dans les mentalités contemporaines. Elle dévoile ainsi le déclin de la stricte division sexuelle du travail des apparences opposant le " beau sexe " au " sexe fort ", sous l'effet conjugué de l'émancipation féminine, des progrès de l'égalité entre les sexes et donc de l'érosion du modèle traditionnel de virilité. Par l'interprétation de ces nouvelles expériences masculines de beauté et les représentations qu'elles sous-tendent, cette sociologie du " beau "sexe fort" " s'interroge à la fois sur les mutations de l'identité masculine, ses réajustements, ses permanences suite à l'évolution des rapports sociaux de sexe et sur le fonctionnement de notre système social, société d'image, de communication et de marché où le capital-beauté commence à se décliner aussi au masculin.
Résumé : Quand ils se rencontrent le 28 octobre 1958, elle a quarante-cinq ans, lui, vingt-deux. Il est l'auteur d'un récit et d'un roman célébrés par Mauriac et Aragon, elle a publié en 1942 son premier roman salué par Cocteau et Max Jacob. Lattirance est immédiate et réciproque. Tout va très vite. Cette différence d'âge, impensable, semble-t-il à l'époque, scelle entre les amants un pacte de clandestinité. Ils ne se montreront jamais ensemble ; personne ne se doutera de la nature et de la force de leur relation. Dans ce deuxième volume, l'envers du premier qui présente les lettres de Philippe Sollers, nous donnons près du quart des 892 lettres écrites par Dominique Rolin à Philippe Sollers entre 1958 et 1980. Cest le caractère romanesque de cette passion hors du commun qui a guidé notre choix. Nous avons tout simplement voulu raconter une grande histoire d'amour épistolaire.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?