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La fausse parole
Robin Armand
TEMPS IL FAIT
19,00 €
Épuisé
EAN :9782868533593
Armand Robin (1912-1961) a passé une grande partie de sa vie à l'écoute des radios étrangères, et notamment des services de propagande soviétiques. Il a rendu compte de ses écoutes dans un bulletin bihebdomadaire réservé à un petit nombre d'abonnés, journaux, institutions et organismes dont la liste est, aujourd'hui encore, bien difficile à établir.La fausse parole est le journal d'un journal, la chronique de cette activité poursuivie jusqu'à l'épuisement, parallèlement à cette activité poétique non moins déroutante que Robin appelait non-traduction.Propagandes en tous genres, mécanique du mensonge, guerre psychologique sont implacablement dénoncées. Dénoncées par un poète qui sait ce que parler veut dire et qui réinvente, dans une langue connue de lui seul, le vrai usage de la parole: la présentation de ce texte, paru aux éditions de Minuit en 1953, est toujours actuelle.
Résumé : En 1942, Armand Robin est un écrivain qui compte. En 1943, il n'est plus personne. Il se dit absent, il l'est, et l'?uvre qu'il poursuit en traduisant une centaine de poètes étrangers le montre désormais incapable de revenir à soi. Comme par un dernier effort pour résister à la perdition, il rassemble les fragments qui gardent trace d'un grand livre possible unissant poésie, critique et traduction, ébauche une mise en ?uvre et laisse le manuscrit à l'abandon - jamais lu, jamais publié. Près de vingt ans plus tard, en 1961, Robin, arrêté pour des raisons obscures, disparaît. L'histoire du manuscrit devient alors aussi étrange et fertile en rebondissements qu'un roman policier. Le lecteur en découvrira les péripéties dans la préface de Françoise Morvan. Enfin publiés aujourd'hui, les Fragments trouvent leur beauté dans le dénuement et l'abandon auxquels ils ont été laissés. Le silence d'Armand Robin est la garantie même que le jeu a été joué jusqu'au bout. " Tous mes poèmes sont des essais ", écrivait-il. C'est à ce titre qu'il mérite d'être lus.
Belles têtes d'Irlandais dans les rues de Killarney. D'un certain âge. Des têtes conformes à la tradition et qui, au-delà du folklore touristique, donneraient à n'importe qui manie vaguement le crayon l'envie d'écrire et de conserver ces personnages dans les mots. On ne s'attache pas à repérer d'abord les faces qui affichent leur alcoolisme. Ici, c'est un penchant qui ne s'avoue pas, mais se clame et se trompette. Il met tant de sincérité dans la laideur que là encore, parce qu'on est en Irlande, on se sent en confiance. Des trognes aussi évidentes et qui témoignent d'une impeccable assiduité au pub ne savent plus mentir. La caricature est une innocence brute." Dans ce récit de voyage fort peu héroïque - camping et vélo -, l'auteur s'attache à montrer des spectacles qui n'ont pas lieu et des êtres sans grandeur dont, en amoureux comblé de la langue, il sait faire une véritable matière littéraire.
Résumé : " L'un des plus beaux livres écrits sur Rome. Une Rome suspendue entre le clair et l'obscur, le ciel et les ruines, les enfers et l'au-delà : une ville de fontaines et de foudre, de fleuve et d'incendie, de fables et d'artifices; cité du théâtre et de l'illusion, élémentaire comme Isis, tragique comme Borromini, abyssale comme Piranese... Et l'érudition est voilée comme chez Nerval, c'est une érudition qui joue, invente jusqu'au délire, tire des feux d'artifice, pâlit avec les couleurs et les reflets de la nacre, avant de s'éteindre dans la mélancolie. " Pietro Citati