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Blowup : une seconde vue. Essai sur la complexité filmique
Robic Jean-François
L'HARMATTAN
54,00 €
Épuisé
EAN :9782296568402
Plus de cinquante ans après sa sortie, Blowup reste un film dont l'audience et le pouvoir de fascination l'emportent sur les autres chefs-d'oeuvre d'Antonioni (L'Avventura, L'Eclipse, La None...). Ce film culte n'est-il pas le témoin décalé et ironique de son temps et le pourvoyeur d'interrogations éternelles sur le regard, la réalité, l'art, les relations entre les êtres, le besoin des objets ? Pour autant, l'hagiographie d'Antonioni aura généralement négligé l'extraordinaire réflexion plastique et la créativité visuelle qui font également de Blowup le lieu d'une "cinéplasticité" totalement maîtrisée et où l'image filmique ne cesse de s'entretenir avec l'histoire du cinéma, les champs de la philosophie et ceux des arts plastiques. Ce livre propose donc une relecture inédite de ce film par une ana-lyse approfondie de son déroulement narratif en rapport avec ses agencements visuels et sonores. Séquence après séquence. Cette approche permettra de rendre sensible le spectateur, le cinéphile comme le spectateur ordinaire, à la pluralité de formes et de sens qui fondent l'essence artistique de Blowup. Relayant l'analyse filmique, de nombreuses références viendront éclairer le propos d'Antonioni : oeuvres cinématographiques (Ford, Ozu, Misogushi, Bresson, Fassbinder, Godard, Hawks, Hitchcock, Ophuls, Sirk, Tati...) ou oeuvres plastiques (Cari André, Alberto Buri, Peter Campus, Le Caravage, Jan Dibbets, Marcel Duchamp, Piero della Francesca, Rembrandt, de Chirico, Mario Sironi...). Blowup ressort ici comme un film où le dédale des fausses incohérences et la construction des images et du son incarnent une oeuvre unique en son genre, mais vouée peut-être à n'être jamais totalement élucidée. Loin d'en épuiser l'intrigue, cette étude n'en reste pas moins fidèle à la démarche d'Antonioni qui est d'engager son public à un exercice et une éducation du regard.
Le témoignage a pris au vingtième siècle une actualité engageant le futur, bien au-delà du champ professionnel des historiens. Il s'agit d'un enjeu décisif face à un double danger : l'amnésie généralisée qui vide la pensée de toute historicité, les passions patrimoniales et identitaires. L'écriture de l'histoire est ici interrogée dans une perspective pluridisciplinaire, à partir des différentes formes de témoignage, dans le champ exclusif du vingtième siècle. Quatre grandes questions sont principalement abordées : le statut de la singularité dans le témoignage, le traitement historien du témoignage, la conservation des traces et la transmission testimoniale, la multiplicité des registres et genres testimoniaux.
Résumé : Tout le monde connaît le nom d'Ampère mais personne ne sait l'homme qu'il a été, encore moins l'enfant ou l'adolescent. Comme en musique ou en dessin, la science a ses petits génies qui, très tôt, savent ce que les autres mettront vingt ans à comprendre. André-Marie Ampère fut de ces surdoués. À cinq ans, il surprend ses parents en réinventant les mathématiques avec des petits cailloux et toute sa vie, il étonnera le monde des sciences par les fulgurances de son esprit et son intuition infaillible. Elevé par son père suivant les préceptes de l'Emile de Jean- Jacques Rousseau, il apprend par coeur à douze ans l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert et quarante ans plus tard, il est encore capable de la réciter. Il n'aura de maîtres que les livres et restera jusqu'au bout un autodidacte convaincu. L'ouvrage suit pas à pas le jeune Ampère, ses passions pour la physique et les mathématiques, ses coups de coeur pour la botanique et ses emballements pour la poésie. Sans oublier les drames de la Révolution et un premier amour qui va le réconcilier avec la vie. Plus tard il " inventera " l'électricité, son vocabulaire et ses applications qu'on utilise encore quotidiennement. L'ampère est une des sept unités fondamentales du système international.
On peut dire d'emblée que sans Représentation il n'y a peut-être pas de Politique, c'est-à-dire pas de lieu ou l'on peut inscrire son évidence, sa fonction, ses objections, sa construction pour ou avec, etc. La question de la présentation/représentation, du comment nous avons procédé, puisque précisément cette observation du réel se présente à l'observateur sous forme d'image (constats, documents, statistique, faits, causes, situations, et surtout déjà des représentations comme histoire et comme culture), conduit à percevoir que toute expression n'échappe ni aux conditions en place, ni aux impératifs politiques, ni aux données matérielles. Cette dualité interroge constamment la technique, les conditions de l'apparaître, et bien entendu le public comment à leur tour ils font politique. Le présent volume rassemble les textes des conférences et des interventions données dans le cadre du séminaire pluridisciplinaire du Master Arts de l'Université Marc Bloch, durant les deux années universitaires 2005-2006 et 2006-2007.
Pour un chef opérateur, la finalité du tournage d'un film est d'en enregistrer les images. Celles-là resteront, fixées à jamais sur une pellicule ou dans un fichier numérique, et de plus, elles sont reproductibles. On pourra les revoir à chaque fois que le film sera diffusé, dans son intégralité, en extraits ou en photographies. Ce livre raconte donc les images, les souvenirs et les rencontres qui ont illustré ma carrière "d'opérateur de prise de vues" tout au long des quatre-vingt-dix films que j'ai tournés. Des images de tous ceux qui gravitent autour de la création, des images de ceux qui sont en haut de l'affiche et des autres qui restent dans l'ombre, des images du hors champ qui se cache derrière l'écran. Enfin, les images des films qui ont fait l'histoire. Elles sont précieuses et il faut les conserver parce qu'elles constituent une mémoire du cinéma et que chaque art a besoin d'une mémoire.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.