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TEMPS DES BANQUET. POLITIQUE ET SYMBOLIQUE D'UNE GENERATION 1818 1848
ROBERT
PUB SORBONNE
38,00 €
Épuisé
EAN :9782859446253
On s'est beaucoup moqué des banquets politiques, de " cette éloquence d'automne semée autour de tables bourgeoises et arrosée de vins du cru " (Lamennais). Comment prendre au sérieux en effet ces agapes, à nos yeux si prosaïques en pleine exaltation romantique, mais aussi ridiculement effusives dans une époque qui vouait un culte à la rationalité politique ? Et pourtant, aujourd'hui encore, chacun sait que la cause immédiate de la révolution de Février 1848 fut l'interdiction par Guizot d'un banquet réformiste, celui du XII` arrondissement de la capitale. Bon nombre de contemporains en restèrent perplexes : comme nous, ils n'arrivaient pas à comprendre comment une décision apparemment anodine avait pu avoir de telles conséquences. Aussi fallait-il reconstituer une histoire qui n'a jamais été écrite, celle d'une forme disparue du répertoire politique. Le banquet n'est si étrange à nos yeux que parce que nous avons indûment valorisé Gavroche et Tocqueville, la barricade et le parlement. Décrire les banquets, pour d'abord mieux comprendre la sociabilité du premier me siècle, et reconstituer la culture politique de toute une génération, qui savait jouer des symboles et de l'implicite, et qui, après la Révolution et le despotisme napoléonien, cherchait sa voie dans une période décisive pour l'apprentissage de la liberté et de la démocratie. Puis faire toute sa place à un imaginaire dont nous avons oublié la richesse et les multiples enjeux. C'est, en définitive, s'interroger sur la nature même du lien politique, au-delà des discours et des institutions.
Résumé : "En résumé, mon emploi à Vogue pouvait se diviser en trois volets. D'abord la vie à Paris, sorte de trombinoscope de ceux dont les noms devaient absolument alimenter les conversations : artistes, écrivains, créateurs de toutes sortes. Ensuite les photographies de mannequins dans les décors de la ville ou sur le redoutable fond blanc du studio. Enfin, le troisième volet, les mondanités, est celui qui m'a laissé les souvenirs les plus durables".
Résumé : Le quartier parisien est l'objet de mythes qui proviennent généralement d'une représentation sympathique d'un passé perdu. Plaisance ne saurait échapper à ces images. Or, sur la durée, l'historiographie des quartiers parisiens reste très peu abondante. Ce livre veut donc évoquer sous tous ses aspects l'histoire de Plaisance. Un très court temps une banlieue verte et plaisante de Paris, Plaisance est devenu rapidement, mais difficilement, un des quartiers les plus populaires, avec une large dominante ouvrière, de la capitale. C'est alors toute une riche sociabilité, où se côtoient misère, fête et parfois violence, ainsi qu'une intense vie démocratique qui se révèlent. Dans cette histoire urbaine est mis en valeur le rôle décisif des habitants-citoyens dans les politiques publiques parisiennes. Enfin, le livre évoque la période douloureuse de la destruction d'une forte partie du quartier, au prétexte de la rénovation, sans négliger les luttes et la nouvelle culture urbaine qui en sont issues. Quartier périphérique de Paris, quartier populaire, Plaisance est aussi un quartier de la rive gauche. Il en est marqué, en particulier par l'extrême abondance des artistes plasticiens qui y résident ou y ont leur atelier. Mais le livre témoigne de l'absence de présence symbolique du quartier, très peu connu des Parisiens. Il n'est qu'une arrière-cour de Montparnasse. Le livre ouvre alors le chemin à une réflexion sur la construction des légitimités symboliques.
Avec leurs sources diverses (juridiques, doctrinales, littéraires) et leurs propres problématiques, les articles de ce volume montrent la profondeur selon certains, l'ambiguïté pour d'autres, de la personne. Quel est l'aspect qui l'emporte ou devrait primer : l'être humain ou son rôle dans l'ordre social ? Le droit est-il un attribut de l'homme, comme le pensent les Modernes ou est-il, suivant la définition des Classiques, une chose attribuée à 1a persona en fonction de son mérite (dignitas) ? Dans les domaines de la religion, de la politique et du droit, ces études tendent à étudier les étapes successives de l'infraction et de sa sanction. Cet ouvrage ne manquera pas d'intéresser le lecteur attentif qui ne cherche pas de confirmations à ses idées préconçues mais qui attend d'une publication scientifique qu'elle l'aide à s'interroger et à savoir faire preuve, comme l'enseignait saint Bernard de Clairvaux, de prudence et de charité.
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.