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Mesurer la délinquance
Robert Philippe ; Zauberman Renée
SCIENCES PO
15,00 €
Épuisé
EAN :9782724612233
Les assertions gratuites ou contradictoires sur l'importance et l'évolution de la délinquance polluent un débat nourri de statistiques que chacun manie à sa guise et où l'État détient le monopole des sources et du traitement. Voici un ouvrage qui apporte une perspective scientifique dans la mesure de la délinquance. Après une histoire des méthodes de mesure et de leurs mutations contemporaines, les auteurs font apparaître les grandes évolutions de la délinquance : augmentation du vol de masse avec l'essor de la consommation depuis les années 1960 ; augmentation du vol avec violence et montée d'une petite violence expressive à partir du milieu des années 1980 - années de fracture sociale ; flambée, depuis les années 2000, d'une répression concentrée davantage sur la défense de l'ordre public (trafic de produits prohibés, immigration irrégulière) que sur la sécurité du citoyen. Il plaide enfin pour trois évolutions majeures : une mesure de la délinquance analysée sur le temps long ; une mesure qui ne soit plus le monopole du pouvoir et qui combine différents types de données ; une relance urgente de la mesure de la délinquance financière et de celle des élites. Un diagnostic indispensable pour comprendre la situation actuelle de la délinquance.
Dans la seconde moitié du XXe siècle, est intervenu l'un des progrès les plus importants depuis l'origine des études sur la délinquance. Jusque-là, sa mesure était prisonnière d'un monopole administratif : on ne disposait que des comptages d'activité des différentes organisations du système de justice pénale (police, parquet, tribunaux, prisons). Depuis ce moment, au contraire, on a vu se développer des mesures alternatives qui découlent d'enquêtes en population générale et ne sont donc plus dépendantes du fonctionnement de la police ou de la justice. Reste que cet élargissement du spectre ne sera fécond que si l'on ne se borne pas à juxtaposer ces différentes données, mais si l'on parvient à les comparer. Ce volume présente les comparaisons entre enquêtes de victimation et statistiques de police, menées à bien dans un certain nombre de pays européens ou encore à un niveau international. Ce travail a été mené à bien dans le cadre de l'un des programmes de l'Action coordonnée CRIMPREV (crimprev.eu) financée par la Commission Européenne (6eme PCRDT) sous la direction du CNRS/GERN. Ce programme, coordonné par Philippe Robert et Renée Zauberman avec le concours d'Amadeu Recasens i Brunet, Michel Marcus et Rossella Selmini, comprend trois autres bilans qui ont déjà fait l'objet de publications dans cette série : sur les enquêtes de victimation- insécurité, sur celles de délinquance autoreportée, enfin sur l'évaluation des politiques de sécurité et de la prévention. Cette comparaison européenne servira aux décideurs en matière de politiques publiques à différents niveaux de gouvernement (européen, national, régional local), aux organismes de prévention de la délinquance, aux journalistes, ainsi qu'aux scientifiques, chercheurs et étudiants.
Biographie de l'auteur Né en 1958 à Paris, Philippe Robert vit dans le sud de la France d'où il écrit, notamment pour Les Inrockuptibles, Mouvement, Vibrations et Jazz Magazine. On lui doit deux disques avec des membres de Sonic Youth. Il est l'auteur de sept ouvrages aux éditions Le mot et le reste, dont Rock, Pop, un itinéraire bis en 140 albums essentiels.
En termes très généraux, l'évaluation d'une politique revient à mesurer son impact. L'évaluation des politiques de sécurité et de prévention de la délinquance est actuellement l'objet d'un large débat, tant dans les discours officiels que dans les milieux scientifiques. Sous cet intitulé, on trouve une large gamme de pratiques de la simple incantation à des techniques hautement sophistiquées. Par ailleurs, la faveur apparente dont l'évaluation est souvent l'objet cache souvent de vraies résistances à sa mise en oeuvre. Enfin les conditions d'une évaluation véritable sont l'objet de sérieuses controverses. Pour tenter de faire le point sur les méthodes de l'évaluation et ses usages européens, on a réuni ici une gamme de pays où l'expression évaluation des politiques de sécurité et de prévention de la délinquance renvoie à des pratiques très divergentes. Cette étude a été menée dans le cadre de l'un des axes thématiques de l'Action coordonnée CRIMPREV (crimprev.eu) financée par la Commission Européenne (6eme PCRD) sous la direction du CNRS/GERN. Cet axe, sous la direction de Philippe Robert et Renée Zauberman, comprend trois autres bilans (qui ont déjà fait l'objet de publications dans cette série) : sur les enquêtes de victimation insécurité et de délinquance autoreportée et sur les comparaisons entre données d'enquêtes en population générale et statistiques publiques de délinquance. Ce bilan européen servira aux décideurs en matière de politiques publiques à différents niveaux de gouvernement (européen, national, régional, local), aux organismes de prévention de la délinquance, aux journalistes, ainsi qu'aux scientifiques, chercheurs et étudiants.
Résumé : Les psychologues cliniciens travaillent la plupart du temps en groupe et avec le groupe (réunions de synthèse, groupes de parole, entretiens familiaux, régulations institutionnelles, analyses de pratique). Pourtant la formation au groupe des psychologues cliniciens est quasi inexistante. Après avoir éclairé les différentes théories du sujet et du groupe, sont analysées les diverses situations de groupes - le groupe familial, le couple et l'institution - afin de comprendre au mieux leur fonctionnement. Une réflexion sur les entretiens familiaux permet de reprendre de façon pratique les différentes notions parcourues : l'évaluation et l'indication, les objectifs, la mise en place du psychologue et ses interventions. Par ailleurs, des pistes de réflexion sont proposées afin d'aider le clinicien à résoudre les difficultés auxquelles il peut être confronté dans sa pratique quotidienne.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.