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Eros romain. Sexe et morale dans l'ancienne Rome
Robert Jean-Noël
BELLES LETTRES
27,00 €
Épuisé
EAN :9782251440903
Ce livre est plus qu'un plaisant inventaire de toutes les pratiques sexuelles et manies érotiques des anciens romains, décrivant, au hasard des curiosités, comment se préparer aux premiers rapports, quel régime alimentaire suivre pour être plus performant en amour, par quelle astuce choisir le sexe de son enfant, comment se livrer aux plaisirs de la masturbation, avec qui s'adonner l'homosexualité ou quel remède absorber pour avorter... cette présentation simplement anecdotique de la sexualité romaine n'eût pas rendu compte de l'essentiel : le cadre moral dans lequel des Anciens concevaient les rapports érotiques entre les êtres. Eros Romain apporte les réponses à toutes les questions précédentes - et à bien d'autres - mais propose de les analyser en regard des valeurs romaines. On s'aperçoit alors que le sexe, omniprésent dans la vie quotidienne antique, n'a rien de cette obscénité qu'une vision obsessionnelle moderne s'obstine à lui conférer. Si l'on a cru pouvoir taxer les Romains de débauche en raison de leur bisexualité et dénoncer leur trop grande liberté sexuelle, c'est que les m?urs romaines relèvent d'une autre codification morale, différente, mais non moins stricte et contraignante que la nôtre. L'érotisme peut exprimer la volupté de l'ivresse des sens sans nécessairement jeter sur ses manifestations le dégradant et culpabilisant voile de l'opprobe. Bien plus, la morale sexuelle établie par les chrétiens dans l'Antiquité s'inspire autant, sinon plus, des préceptes des philosophes païens que des textes sacrés. Car l'histoire de la sexualité dans l'ancienne Rome est d'abord celle d'une continuité, de la célèbre vertu d'un Caton au rigorisme des Pères de l'Eglise, en passant par la liberté revendiquée de celles et ceux qui refusèrent parfois d'apprivoiser les impérieuses sollicitations de notre sensuelle nature.
Résumé : En l'an 166 de notre ère, l'Empereur des Han reçut, dans sa capitale Xian, une "ambassade" romaine. Les annales chinoises l'attestent et en rendent compte avec précision. Mais, cet événement tout à fait extraordinaire pour l'époque est pourtant resté méconnu du public. C'est avec un remarquable talent de conteur que Jean-Noël Robert nous écrit cet étonnant périple. Après avoir présenté au lecteur une synthèse des connaissances géographiques dont disposaient les Romains et, surtout, la représentation qu'ils pouvaient avoir du Monde et de l'Autre lointain, il s'attache à nous montrer l'image de la Chine dans la Rome impériale. Les ères ("producteurs de soie") s'étaient fait connaître par l'intermédiaire des commerçants indiens qui livraient à Rome, outre la soie (d'une valeur inestimable), diverses denrées alimentaires ou artisanales. C'est la perspective e telles richesses qui conduisit quelques commerçants à entreprendre un périple absolument stupéfiant, plein d'inconnues et de dangers. L'auteur analyse l'ensemble des voies empruntées, terrestres ou maritimes, les étapes obligées, les difficultés de parcours, l'importance des vents de mousson, les actes de piraterie etc. Parfaitement, documenté, écrit de façon attrayante pour un large public, il séduira à la fois les amateurs de récits de voyage, d'histoire antique et, bien sûr des mystères de l'Empire du Milieu.
Les Etrusques: une civilisation rayonnante. L'une des trois plus puissantes en Méditerranée au VIe Siècle avant notre ère, avec la Grèce et Carthage, à l'heure où Rome balbutie. Moins mystérieuse qu'on se plaît à le dire, mais fascinante avec ses ombres qu'illumine peu à peu un art spontané. Un peuple qui crie son goût de la vie et dont la culture raffinée, aux sources de la civilisation italienne, donne une haute idée du génie humain.
Le grand Scipion l'Africain, comme tous les Romains, porte la barbe. Un jour, en Sicile, au contact des moeurs grecques, il décide de se faire raser. Aussitôt, tout ce que Rome compte d'hommes jeunes et modernistes suit son exemple. La mode du visage glabre est lancée... Les tapis de Babylone font fureur au temps de Caton: ils s'arrachent 800 000 sesterces pièce quand un poulet, au marché, vaut 2 sesterces... L'esclave Roscius a du charme, et du talent. Son maître décide d'en faire une vedette de théâtre. En quelques années, il devient la coqueluche des Romains, et son nom reste comme celui d'un des plus grands du "star system"... A Rome, comme le montrent ces quelques exemples, la mode s'immisce autant dans les habitudes de vie - le vêtement, la nourriture, le cadre familier - que dans l'art et la littérature où la notion d'imitation est centrale. Par la suite aussi, Rome demeure l'arbitre des élégances, en devenant un modèle de référence pour la culture et le goût européens.
La civilisation romaine est née avec la fondation de la ville de Rome. La postérité a surtout retenu l'extraordinaire extension d'une cité qui s'est imposée comme la maîtresse du monde antique. Et Rome fut, il est vrai, le phare de la Méditerranée, Le Forum symbolisait par excellence la scène de la politique mondiale. Mais c'est en coulisses qu'il faut aller chercher les racines de cette culture, jusque dans les bourgs obscurs de l'Italie. Avant d'être un citadin, le citoyen romain fut un paysan. Rome s'est fortifiée de la campagne, au physique comme au moral, et la plupart des grands noms qui ont tracé son destin ne sont souvent que des provinciaux montés pour réussir (ou échouer) dans la capitale. Que sait-on de ces hommes de la terre, des paysans libres comme des esclaves ruraux? Que connaissons-nous de leur vie quotidienne au servicede leurs champs ou de leurs troupeaux, de leurs soucis économiques, de leurs croyances religieuses? L'auteur propose une plongée dans ce monde rural méconnu, à la rencontre de ceux qui ont oeuvré anonymement, et souvent douloureusement, pour que resplendisse la gloire de Rome. Il nous entraîne aussi à la découverte de ces domaines mythiques dans lesquels les grands du monde romain viennent se ressourcer et toucher un peu, en privé, à la magnificence des rois orientaux qu'ils ont réduits à merci, Biographie de l'auteur Jean-Noël Robert, latiniste, historien de Rome, a déjà publié, aux éditions Les Belles Lettres, plusieurs ouvrages sur l'histoire du comportement, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1983), Éros romain. Sexe et morale dans l'ancienne Rome (1997) et Rome, la gloire et la liberté. Aux sources de l'identité européenne (2008). II dirige en outre la collection "Realia" et celle des "Guides Belles Lettres des Civilisations" dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.