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TARGUM DU PENTATEUQUE. Tome 3, Nombres
Robert Jacques ; Le Déaut Roger
CERF
50,00 €
Épuisé
EAN :9782204014502
Le Targum est une version araméenne plus ou moins paraphrasée de l'Ancien Testament, qui a été élaborée pour les besoins de la liturgie synagogale à l'époque où l'hébreu a cessé d'être compris par le peuple juif, c'est-à-dire au cours des derniers siècles avant l'ère chrétienne et des premiers siècles de celle-ci. Le caractère ouvertement paraphrastique du Targum manifeste qu'un livre réputé saint est un livre vivant. La communauté qui le reconnaît comme saint entend y retrouver sa foi et la projette sur lui, en explicitant, en complétant, voire en infléchissant au besoin le sens des textes qui posent un problème doctrinal. Il révèle comment l'Ancien Testament était compris par les Juifs à l'époque de Jésus et durant les premiers siècles chrétiens. Il montre aussi que dans le dialogue entre Ecriture et Tradition, c'est non seulement la Tradition qui est première, car l'Ecriture ne fait au départ que consigner une tradition préexistante, mais c'est aussi la Tradition qui a le dernier mot, car elle modèle au gré de son évolution l'Ecriture à laquelle elle se réfère. La traduction française des deux recensions palestiniennes du " Targum du Pentateuque ", rédigées vers 95 ap. J. -C. par une personnalité juive de Palestine, entend répondre au développement de la problématique de la période intertestamentaire, des origines du Nouveau Testament, et aux recherches provoquées par les découvertes récentes du désert du Juda. Non pas destinée aux spécialistes - ; à qui elle peut cependant être utile - ; , cette édition est avant tout une initiation offerte à tous ceux qui s'intéressent à la Bible.
Robert Jacques ; Verrelle Pierre ; Lavelle Françoi
Cet ouvrage rassemble quelques unes des conférences les plus importantes qui ont été prononcées lors d'une réunion exceptionnelle célébrant le centenaire de la Société française du Cancer "Cent ans d'innovations diagnostiques et thérapeutiques en cancérologie". Alternativement en français ou en anglais, ces textes apportent un coup de projecteur sur les innovations les plus significatives de la cancérologie, en abordant successivement la radiothérapie, la chirurgie, l'oncologie médicale et la recherche fondamentale, source des progrès décisifs. Sans prétendre à l'exhaustivité, cet ouvrage apporte l'essentiel de ce qu'il faut savoir pour comprendre l'évolution récente de tous les aspects de la cancérologie.
Les stratégies guerrières et répressives utilisent depuis longtemps l'arme de la faim : affamer l'adversaire, le priver de ce qui est nécessaire à sa force, à sa résistance, à sa survie, par le siège et le blocus, la destruction des voies d'approvisionnement nécessaires à toute entreprise de conquête ou de défense. C'est ce qu'a imaginé Judah Folkman il y a plus de 35 ans pour combattre le cancer et ce dont rendent compte les articles de ce troisième volume de la collection "Thérapie ciblée des cancers". Jean-Jacques Feige (Grenoble) décrit les facteurs de croissance des cellules des vaisseaux dont l'ontogenèse est rappelée par Anne Eichmann et Luc Pardanaud du Collège de France. Les effets régulateurs de l'oxygène sont présentés par Marie-Pierre Simonet et Jacques Pouysségur (Nice). Sont ensuite abordés les modèles d'étude (Andréas Bikfalvi - Bordeaux) ; le ciblage du VEGF (Hélène Senellart, Jean-Yves Douillard, Jaafar Bennouna - Nantes) ; puis celui de son récepteur (Julien Grenier, Catherine Delbaldo, Damien Pouessel, Stéphane Culine - Créteil). Une série de chapitres traite enfin de l'apport de l'imagerie fonctionnelle dans l'évaluation des efforts anti-angiogéniques (Nathalie Lassau - Villejuif) ; de la modulation de la radiosensibilité (Elisabeth Cohen, Jonathan Moyal - Toulouse) ; et de la toxicité cardiovasculaire (Jean-Jacques Mourad -Bobigny ; Bernard Levy - Paris). Pour clore ce volume, Jacques Robert (Bordeaux) pose la question des facteurs de sensibilité.
Il y a cent ans, en 1905, la loi sur la laïcité mettait fin aux conflits religieux en France. Finie la guerre civile, ouverte ou larvée, entre catholiques et protestants. Finies les discriminations contre les juifs. L'État se séparait de l'Église pour garantir à chacun la liberté de pratiquer la religion de son choix. Jacques Robert montre pourquoi l'irruption massive de l'islam semble tout remettre en question. L'État peut-il affirmer sa neutralité et restreindre l'exercice d'un culte? Mais peut-il se renier et laisser la religion envahir l'espace public? Ne faut-il pas envisager une modification de la loi de 1905? Plutôt que des autorisations, des interdictions, des expulsions ou des oukases, n'avons-nous pas besoin d'une charte de la laïcité? Ce livre examine les nombreuses questions que pose le bouleversement du paysage religieux français et fait le point des solutions envisagées, en évitant tout parti pris et tout jugement de valeur.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.