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Robert H. Jackson. Faire campagne pour la justice
Ternon Yves ; Beauvallet Olivier
MICHALON
12,00 €
En stock
EAN :9782347003982
Connu comme le procureur américain du procès de Nuremberg, Robert H. Jackson (1892-1954) fut aussi un acteur-clé du New Deal et un juge influent de la Cour suprême des Etats-Unis. Autodidacte sans formation académique stricto sensu, humaniste, il incarne une figure singulière dans l'histoire politique et juridique du XXe siècle. Devenu la conscience juridique de l'Amérique, Jackson pensait le droit comme un instrument au service du bien commun. De la réforme fiscale aux Etats-Unis à la naissance du droit pénal international en passant par sa défense des libertés publiques et sa critique du pouvoir judiciaire, cette biographie intellectuelle met en lumière une philosophie juridique ancrée dans l'histoire mais d'une brûlante actualité, qui questionne nos démocraties sur le rôle du droit, la fonction du juge et les finalités de la puissance publique. A l'heure où se délitent les consensus démocratiques et où le droit international chancelle, la pensée de Jackson invite à repenser le droit comme le socle d'une société capable d'assurer la paix, les libertés et la justice.
Résumé : La nomination en février 1999 de Gilles Veinstein à une chaire d'histoire turque et ottomane au Collège Lie France a été précédée d'un mouvement d'opinion et d'une campagne de presse qui au-delà de la personne d'un enseignant, posaient la question de l'usage du mot " négationnisme " et les limites de la liberté d'expression. La gravité de l'accusation de négationnisme nécessite un minimum d'accord sur le sens que l'on prête à ce mot et sur son usage en dehors du génocide juif. Est-on, eu droit d'appeler négationniste un auteur qui refuse aux massacres des Arméniens en 1915 et 1916 le qualificatif de génocide sans pour autant assimiler cet auteur aux négationnistes du génocide juif, avec la connotation raciste que suppose cette négation. L'auteur de ce livre pense que, avec les méthodes du comparatisme historique, on petit répondre positivement à cette question. Il reconstitue les temps de cette affaire sans polémique ni provocation. Il permet ainsi de clarifier utilement le concept de négationnisme.
Le XXe siècle, siècle des génocides ? Les années qui viennent de s'écouler, malgré la mise en œuvre d'une justice pénale internationale, ne permettent guère l'optimisme. Après tout, les années 1990 resteront marquées du sceau des violences commises en ex-Yougoslavie et du génocide des Tutsi au Rwanda. Le moment est donc venu de s'interroger : les guerres majeures de notre temps conduisent-elles nécessairement au génocide ? La guerre n'est-elle qu'un accélérateur des crimes de masse ou bien doit-on chercher à les expliquer autrement ? Yves Ternon relit ici notamment les trois grands génocides qui ont marqué le siècle écoulé : celui des Arméniens, celui des Juifs, celui du Rwanda. Il dévoile l'alchimie complexe qui mène au massacre. Et pose une question centrale aujourd'hui : la guerre a-t-elle définitivement triomphé du droit ?
Avec la question de l'entrée de la Turquie dans 1'Union européenne, la question du génocide arménien revient en pleine actualité. Dans son "Enquête", Yves Ternon décrypte le processus infernal qui, de la préméditation à l'organisation du crime, assure à la fois une parfaite exécution de l'anéantissement d'un peuple et l'impunité d'un État responsable. Le livre se fonde principalement sur l'analyse des documents officiels, notamment les télégrammes de l'administration turque recueillis par Aram Andonian à Alep, l'un des centres de regroupement des convois de déportés, et initialement publiés en 1920. La lecture de ces télégrammes confrontés aux autres témoignages directs met en lumière l'intention formulée par les dirigeants jeunes-turcs, le plan d'extermination et de déportation des Arméniens, les modalités d'exécution (grâce à une organisation spéciale parallèle); modalités d'exécution d'éléments qui répondent parfaitement aux critères établis dans la Convention sur le génocide, rédigée sur la base des travaux de Raphael Lemkin, et votée par les Nations unies en 1948. Cette démonstration minutieuse, enrichie d'éléments comparatifs avec la Shoah, éclaire les mécanismes propres au révisionnisme historique qui, dans le cas arménien, est le fait d'un État: la Turquie.
Auschwitz, Anatolie, Ukraine, Phnom Penh, Butaré: autant de noms évocateurs de souffrance et d'horreur. Autant de victimes touchées par l'absurdité du mal... Comment tenter de comprendre, pourtant, que ces victimes innocentes aient été érigées au rang de coupables? Yves Ternon rend ici compte de cette terrible métamorphose, à travers un essai d'histoire comparée des génocides et des crimes contre l'humanité perpétrés au cours du XXe siècle. Le génocide est identifié par des caractéristiques précises. Dans le meurtre collectif, les victimes sont tuées en raison de leur appartenance à un groupe donné; le bourreau désigne ses victimes; il distribue les rôles et ordonne la mise en scène du meurtre. Mais les victimes portent un vêtement qui dérange: celui de l'innocence, que l'assassin s'acharne à vouloir leur arracher. Si le lieu et le temps les séparent, ceux et celles qui ont survécu continuent de communiquer et de témoigner pour comprendre et transmettre une mémoire vive, au risque parfois de juger leur malheur exceptionnel. Parce que leur concurrence fait trop souvent le jeu des criminels et des négationnistes, le présent essai plaide donc à la fois pour une histoire comparée des génocides et une solidarité de leurs victimes.Yves Ternon est historien et auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels: l'Etat criminel (Seuil, 1995), Les Arméniens (Seuil, 1996) et Du négationnisme. Mémoire et tabou (Desclée de Brouwer, 1998).
Quels sont les enjeux des élections européennes ? Le Parlement européen a-t-il de vrais pouvoirs ? Qui, concrètement, décide de la politique européenne ? L'Europe est-elle dirigée par le couple franco-allemand ? Qu'est-ce qui ne va pas avec l'économie grecque ? L'exemple du Portugal ne démontre-t-il pas qu'il est possible de retrouver de la croissance économique tout en appartenant à la zone euro ? L'harmonisation fiscale et sociale est-elle possible au sein de l'Union européenne ? Pourquoi tant de pays européens sont-ils tentés par le populisme ? Peut-on sortir de l'euro ? Et si oui, à quoi cela servirait-il ? Pourrait-on démocratiser l'Union européenne en changeant les traités ? La France doit-elle faire comme le Royaume-Uni et quitter l'Union européenne via l'article 50 du TFUE ? (+1) Quelle est la vision de l'Europe d'Emmanuel Macron ?
Résumé : " En quelques secondes, tremblante et en pleurs, tu t'es retrouvée dans nos bras. Nous n'en menions pas large. Emotion, joie, surprise, tout se bousculait. Puis, doucement, tu t'es apaisée et tu as commencé à vraiment nous regarder, à nous dévisager, à nous interroger en silence. Des minutes magiques. Nous t'en avons montré, des photos. Des preuves en image en quelque sorte. Nous t'en avons parlé. Plusieurs fois. Toujours le même récit pour que, petit à petit, cet événement devienne une évidence. En cet instant, tu devenais notre fille et nous devenions tes parents ". Quand tu iras à Saigon est la rencontre émerveillée entre une petite orpheline vietnamienne et ses parents adoptifs. Avec les premiers souvenirs du père naissent les premières interrogations, les premières émotions, qui trouveront leur écho des années plus tard à travers le voyage de la petite fille au Viet Nam, pays qui l'aura vue naître. Le récit intime à deux voix, en deux temps, d'un père dont l'enfant est " né ailleurs ".
Comprendre plus vite que la moyenne, mais décortiquer, réfléchir jusqu'à épuisement ; ressentir certaines émotions à un point inimaginable tout en passant à côté des codes sociaux les plus élémentaires ; se sentir constamment en décalage sans savoir pourquoi, mais capter intuitivement ce qui ne se dit ou ne se voit pas... Bienvenue dans la famille des adultes dits "précoces", "surdoués", Haut Potentiel Intellectuel (HPI), ou encore zèbres. 2 % de la population aurait ainsi un fonctionnement atypique. Un handicap invisible, souvent mal vécu car suscitant méfiance, envie, jalousie parfois. Sans manquer de courage, Elina Nobelen fait le récit d'une réalité bien éloignée d'une prétendue supériorité intellectuelle. Comment vit-on avec une telle acuité sensitive et émotionnelle ? Comment se faire des amis ou se lancer dans une relation amoureuse lorsque tout est sujet à analyse ? Comment gérer son hypersensibilité dans le cadre professionnel ? Comment trouver sa place lorsque l'on porte un masque conforme à ce que la société attend de vous ? Un témoignage pudique, exigeant, pour qu'enfin la complexité de ces enfants et adultes au fonctionnement si particulier soit reconnue et fasse l'objet d'une compréhension de tout un chacun.
Quel avenir pour les jeunes placés en foyer et les jeunes des cités ? Après quatorze années passées entre les mains de l'Aide sociale à l'enfance, Adrien se retrouve livré à lui-même à sa majorité. Une fois obtenu son bac pro, il doit se lancer seul dans la vie active. Ses premiers pas le conduiront vers une banlieue du sud de la France. Il y découvre ses nouvelles conditions de vie - gérer un budget, s'occuper du quotidien, première expérience professionnelle - en même temps que la vie de cité, où règnent chômage, insécurité, trafics, règlements de comptes et radicalisation. De rencontres en discussions, Adrien se rapproche peu à peu de ces jeunes fracassés. Sans repères ni famille, il côtoie l'extrême violence de certaines banlieues, territoires gangrenés que la République a désertés... Face à l'inertie des pouvoirs publics, où trouver la force de ne pas sombrer ? Jeune placé, adolescent au parcours chaotique, puis banlieusard - comment faire mentir les statistiques qui vous collent à la peau ? Comment arracher l'étiquette que la société vous impose ? Entre lutte et résilience, le récit choc d'une jeunesse en perdition.