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La nouvelle gauche américaine : faits et analyses
Robert Frédéric
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782747525008
Comme le prétend Massimo Teodori, historien et politologue, il est excessivement difficile d'appréhender de façon précise la nouvelle gauche américaine des années soixante. Il est plus risqué encore d'essayer de l'analyser. Elle-même était incapable de se définir, tant les changements stratégiques et idéologiques étaient fréquents. La nouvelle gauche américaine, étiquette sous laquelle furent rangées la plupart des organisations progressistes, était le rassemblement de jeunes américains contestataires issus des classes moyennes. Plus de trente ans se sont écoulés et aucun des projets ou idéaux de la nouvelle gauche énoncés dans le manifeste de Port Huron (Port Huron Statement) de 1962 ne s'est matérialisé. Cet état de fait rend d'autant plus intéressante l'analyse de ce courant politique américain marginal. Ce travail de recherche remonte aux origines de la nouvelle gauche, présente et analyse ses deux phases de développement : une phase contestataire et réformatrice (1960-1965), suivie d'une phase résolument révolutionnaire entre 1965 et 1970. Pour finir, cette étude dresse le bilan plus ou moins récent de la nouvelle gauche sur ta scène américaine et internationale.
Avec l'arrivée à la Maison Blanche, en 1933, du démocrate Franklin Delano Roosevelt, l'exécutif américain a pris une nouvelle dimension que l'on pourrait qualifier d'impériale. Il est sorti de son cadre constitutionnel pour gagner du terrain et s'imposer encore davantage face aux autres pouvoirs que sont le Congrès et la Cour suprême. Au fil des années, les pouvoirs législatif et judiciaire se sont efforcés, avec plus ou moins de bonheur, de rétablir à nouveau l'équilibre institutionnel et de jouer pleinement le rôle de contrepoids que les Fondateurs leur avait donné. Cet ouvrage collectif a pour objectif d'analyser les relations complexes qui confèrent une certaine originalité au système américain.
La contre-culture américaine des années soixante oscillait constamment entre révoltes et utopies, deux approches complémentaires, en accordant parfois plus d'importance aux unes qu'aux autres, tout en gardant le même cap et le même objectif, à savoir offrir une autre solution culturelle à un pays englué dans un conformisme culturel indigne d'un territoire aussi divers et varié que les États-Unis. Toute révolte est un soulèvement individuel ou collectif contre un ordre établi que les révoltés considèrent comme étant contraire à leurs idées et idéaux. Il s'agit d'une opposition violente à une contrainte extérieure ou d'un sentiment de refus catégorique mêlé d'indignation, face à une situation bien déterminée et perçue comme étant totalement intolérable. La révolte peut également être motivée par un fort sentiment d'injustice ou par le refus d'obéissance ou d'allégeance à une autorité en place. En raison de son étymologie (revolvere en latin, « revenir en arrière »), la révolte permet de faire marche arrière pour instaurer un système radicalement différent de celui auquel elle s'est attaquée. Ce terme générique englobe plusieurs types de situations allant de la rébellion ou de la mutinerie à l'insurrection. L'utopie, quant à elle, est un néologisme grec, issu à l'origine de l"oeuvre en latin de l'écrivain anglais Thomas More, intitulée Utopia (1516). Ce terme, composé de la préposition négative grecque ou et du mot topos « lieu », signifiant « lieu qui n'existe pas », désigne la société idéale que tente de décrire More. « Utopie » n'est d'ailleurs pas sans rappeler une tradition qui remonte à La République de Platon. L'utopie est donc un rêve irréalisable, un meilleur fantasmé, idéalisé, que les contestataires américains des années soixante s'efforçaient malgré tout d'atteindre en instaurant une contre-société idéale."
Les années 60 aux Etats-Unis furent une décennie contestataire marquée par l'émergence de nombreux mouvements de transformation sociale sur la scène politique. Les principaux d'entre eux furent les suivants : le Mouvement pour les Droits Civiques, terme générique qui désigne des organisations comme CORE, SCLC, SNCC, BPP, les mouvements féministes du Women's Liberation Movement, comme NOW, WITCH, SCUM, le Gay Movement avec le GLF ou la GAA, les mouvements étudiants comme le SDS ou le FSM, les principaux mouvements des minorités ethniques, comme les Indiens avec le NIYC, l'AIM, les Mexicains-Américains du Sud-Ouest, les Chicanos, avec l'UFWOC, l'UFWU, l'UMAS, la MAC et les Portoricains du YLP. Tous ces mouvements appartenaient à ce qui fut plus communément appelé le " Movement " ou la Nouvelle Gauche américaine. Cette dernière occupa la scène politique américaine pendant cette décennie, s'efforçant, dans un premier temps, de réformer la société, essentiellement de 1960 à 1965, avant de passer à une phase révolutionnaire (qui dura jusqu'au début des années 70) lorsqu'elle se rendit compte que ses actions directes non violentes obtenaient peu de résultats concrets et qu'elles égratignaient relativement peu le bipartisme à l'américaine.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.