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Le monde mathématique. Marco Trevisano et la philosophie dans la Venise du Trecento
Robert Aurélien
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204154499
Dans la seconde moitié du XIVe siècle, un noble vénitien Marco Trevisano écrit Du macrocosme. Il se dit disciple de Pythagore et de Platon... au XIVe siècle, bien avant la Renaissance ! Un livre qui nous oblige à revoir les débuts de l'humanisme. Les grandes histoires de la philosophie répètent souvent qu'il a fallu attendre le XVe siècle pour voir le retour de Platon et de Pythagore sur la scène philosophique. Pourtant, dans la seconde moitié du XIVe siècle, un noble vénitien nommé Marco Trevisano écrit un livre pour son fils intitulé Du macrocosme, dans lequel il se définit lui-même comme un disciple de Pythagore et de Platon. Il y décrit l'origine du monde et sa constitution en termes mathématiques. Ce texte, encore inédit à ce jour, n'a jamais été étudié pour lui-même et dans son contexte. Dans cet ouvrage Aurélien Robert fait revivre la pensée d'un lettré laïc, fin connaisseur des mathématiques grecques et arabes, ne fréquentant aucune université, aucun couvent. Ce cas permet de comprendre le fonctionnement de sociabilités intellectuelles dans la Venise du Trecento qui sont restées dans l'ombre jusqu'ici. Il montre à quel point la philosophie médiévale ne peut être résumée aux grandes figures des manuels, de Thomas d'Aquin à Guillaume d'Ockham. Enfin, il interroge les frontières entre ce que nous appelons d'ordinaire la scolastique médiévale et l'humanisme de la Renaissance.
Résumé : Pour les habitants de l'Europe occidentale, les années qui ont suivi la Première Guerre mondiale furent des années de deuil, mais aussi de paix et de prospérité retrouvée. Mais pour peu que l'on déplace le regard à l'est du continent, c'est un tout autre paysage qui se dévoile. Sur les terres des empires vaincus, jusqu'en 1923, ce furent des années de cauchemar sans fin, des révolutions, pogroms, guerres civiles, massacres... Des millions de civils y trouvèrent la mort. Partout, des peuples pleins de ressentiment, avides de revanche, attendaient leur heure pour se venger d'ennemis réels et imaginaires. La violence extrême qui a déferlé sur l'Europe de l'après-Première Guerre mondiale a pavé la voie des conflits génocidaires qui ont suivi.
S'enlacer, danser, savourer un repas entre amis et marcher pieds nus dans l'herbe ou paresser au soleil... : quels que soient nos goûts et nos préférences, n'est-ce pas pour le plaisir que l'on choisit un grand nombre de nos activités ? Satisfaction, volupté, jouissance... : autant de termes pour en approcher la nature même, sa diversité selon les individus, les époques, les cultures ou les groupes sociaux, mais sans que l'on parvienne à décrire précisément l'ensemble de ce que l'on ressent. Dans une société qui ne cesse pourtant de nous inciter au plaisir (publicité, marketing...), d'influer sur nos choix en la matière, il risque même de nous rendre dépendants, voir nuisibles à autrui. Il serait donc illusoir de nous croire totalement libres de nous y adonner, d'en faire un critère absolu pour nous orienter dans la vie. Car le plaisir n'est pas seulement un phénomène naturel, mais bien un objet de réflexion morale et politique : jusqu'à quel point, mais surtout à quel prix peut-on faire vraiment tout ce qui nous plaît ?
Les ordres mendiants (Franciscains, Dominicains mais aussi Ermites de saint Augustin ou Carmes) ont joué un rôle majeur dans la production du savoir à la fin du Moyen Age. Auteurs de nombreux ouvrages dans tous les domaines de la culture, ils ont aussi largement contribué à la diffusion des manuscrits et des idées ainsi qu'à l'approfondissement des disciplines, grâce aux lieux d'enseignement et de débat abrités dans les couvents. Or, si ces ordres ont été largement étudiés pour leurs apports en théologie, leur place dans le développement des savoirs dits profanes, c'est-à-dire non liés à leur vocation religieuse, a été moins souvent abordée. Or, tout autant producteurs que passeurs de savoirs, les Mendiants ont contribué de manière décisive à la redéfinition et l'essor des disciplines enseignées dans les universités ou pratiquées dans les cours. En se concentrant sur l'Italie, laboratoire intellectuel et culturel de la fin du Moyen Age et du début de la Renaissance, ce volume cherche à comprendre leur importance dans plusieurs domaines essentiels de la culture des débuts de la Modernité, notamment les arts libéraux, les sciences de la nature, la littérature, la rhétorique ou encore la géographie.
Le thème abordé dans ce numéro, l'éthique en philosophie, dans ses rapports à d'autres disciplines, est actuellement l'objet d'une réévaluation par les spécialistes de la philosophie médiévale. Les auteurs, tout en produisant des articles de grande qualité scientifique, ont veillé à rendre accessibles ce premier numéro consacré à la philosophie médiévale.