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Flying Fox et autres portraits
Rivoyre Christine de ; Maget Frédéric
GRASSET
16,70 €
Épuisé
EAN :9782246798842
Flying Fox, c'est le nom d'un cheval. Une légende de l'équitation dont le squelette est aujourd'hui conservé au musée de la Cavalerie à Saumur, là-même où le père de Christine de Rivoyre, François Denis de Rivoyre, avait enseigné. Flying Fox, c'est une image. Celle que le dessinateur américain Saul Steinberg traça d'un trait, sur une nappe du Crillon, pour la toute jeune journaliste du Monde venue l'interroger lors de son passage à Paris. A partir de ses conversations avec Frédéric Maget, puisant dans les lettres, les articles et les agendas, Christine de Rivoyre modèle un livre de souvenirs, une promenade "à sauts et à gambades" où passent les Landes de l'enfance, le monde de la danse, les Etats-Unis où elle a étudié le journalisme, Le Monde de Beuve-Méry où elle passa ses plus belles années, ses succès publics comme La Mandarine, les auteurs et les artistes qu'elle a croisés et aimés : Roland Petit, Jean Babilée, Françoise Sagan, Marguerite Yourcenar, Albertine Sarrazin, Félicien Marceau, François Nourissier, Michel Déon, Yves Bergé, Jean-Pierre Grédy, Bernard Pivot, son amour des animaux qui la rapproche de Brigitte Bardot, celui des chevaux qu'elle partage avec Jérôme Garcin, les Landes encore, celles de Félix Arnaudin, SES Landes."Je ne suis pas faite pour mourir, même à mon âge" confie Christine de Rivoyre.
Les Landes, en 1941. Nina, 17 ans, vit dans un village des Landes entre sa grand-mère, sa tante, toutes deux détestables, et son père. Sa mère est morte. Elle est amoureuse de son cousin Jean et des chevaux. Elle adore monter à cheval au petit matin, dans la forêt. Mais les Allemands sont là. Nina tuerait bien celui qui se permet de monter sa jument, Querelle. Elle fera pire en succombant à l?étrange douceur du cavalier ennemi, passant avec lui un pacte de chair scandaleux? Le Petit Matin est le roman de l?occupation d?un c?ur et d?un pays. C?est la guerre et son hypocrisie, son héroïsme, ses langueurs. On a comparé Christine de Rivoyre à Colette pour son amour des animaux et l?évocation de la nature. Quand elle peint la nature humaine, Rivoyre ne ressemble qu?à Rivoyre, dans son jusqu?au-boutisme émotif, sa sincérité vitale et tragique.
Quelque part sur la mer Egée, voici un " homme qui flotte ". Non que Foulques, surnommé Fou par ses amis, soit cramponné à une épave : en compagnie de Clara, directrice d'un grand journal de mode, et d'un garçon platiné qu'elle a invité pour faire nombre, il passe des vacances luxueuses et sans histoire sur un yacht de location. Mais il n'en est pas moins un naufragé à sa manière, mal dans sa peau de quadragénaire, noyé dans un rêve d'évasion. Il suffira d'une rencontre à Epidaure pour que Fou retrouve soudain l'impression de respirer comme autrefois. T-shirt, blue-jeans et cheveux " blond fraise " - ainsi dit-on chez elle - Jill lui apporte une bouffée d'Amérique qui a pour lui le parfum d'une passion toujours vivante. Avec Jill resurgit l'image d'Alison, une autre blonde qui fut le premier, le seul grand amour d'un jeune Fou de vingt ans, dans l'île de Nantucket, chère à Melville, où il a vécu avec elle le plus bel été de son existence, et le début d'un long roman jamais achevé. Rajeuni par le cadeau de cette passagère inespérée, Fou entreprend un " voyage à l'envers " de son âge, comme si Alison et Jill, comme si les Amériques pouvaient se succéder au point de se confondre, quand on le veut. Au travers de ce livre où la tendresse grince, où l'amour écorche, la romancière de Boy et du Petit Matin traite un sujet grave, qu'elle a sournoisement déguisé de frivolité. Avec la précision imparable d'un écrivain s-r de soi, elle vous surprend au détour d'une page, elle vous saisit, et ne vous lâchera plus. Le talent ? Mieux que cela : un coeur qui bat si juste, si vrai qu'on prend son rythme jusqu'au bout, sans même y penser.
Résumé : Dans les Landes, une histoire d'amour et d'amitié. Nora a quitté Paris pour habiter la maison que lui ont léguée ses parents, dans un village au coeur de la forêt des Landes Elle y vit au rythme de la nature, avec deux chevaux, trois chiens qu'elle arecueillis et choyés. Heureusement, il y a Gaby, l'ancien coiffeur pittoresque, à la fois un peu fou et doté d'une sagesse savoureuse. C'est Gaby qui viendra à son secours lorsqu'elle en aura besoin Se noue alors une forte et fraternelle alliance qui changera le cours de leur destinée
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".