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Le crime de Tibhirine. Révélations sur les responsables
Rivoire Jean-Baptiste
LA DECOUVERTE
20,30 €
Épuisé
EAN :9782707167750
Le 26 mars 1996, sept moines trappistes du monastère de Tibhirine, en Algérie, sont enlevés. Deux mois plus tard, un communiqué signé du "Groupe islamique armé" annonce leur exécution. Depuis 2004, cette affaire fait l'objet d'une enquête judiciaire en France, car le mystère perdure sur les responsables de ce drame: les moines furent-ils victimes d'islamistes sanguinaires, comme le veut la version officielle? D'une bavure de l'armée algérienne? Qui étaient leurs ravisseurs? Par qui ont-ils été assassinés? Dans ce livre, fruit d'une enquête de plusieurs années, Jean-Baptiste Rivoire lève le voile sur l'incroyable opération d'intoxication conduite depuis 1996 par les responsables directs de la mort des moines: les généraux Mohamed Médiène et Smaïl Lamari, chefs des services secrets algériens, le DRS. Car de nouveaux acteurs de cette tragédie ont décidé de parler. Ils révèlent par qui et pourquoi les moines furent enlevés. Et ils expliquent pour la première fois comment ils auraient été exécutés, quand et par qui. Selon ces nouveaux témoins, les moines de Tibhirine n'auraient pas dû mourir, mais l'opération a mal tourné. Entre manipulations et guerre contre-insurrectionnelle, une enquête explosive au coeur d'une double "raison d'Etat", celle des services secrets algériens et de leurs relais en France.
Résumé : Qui a osé dire de Churchill qu'il était " un vieux bouledogue imbibé de whisky " ? De Claudel, qu'il voulait " aller au paradis en wagon Pullman " ? Qui surnommait Abel Bonnard, collaborateur ardent, " la Gestapette " ? Quel ministre des Affaires étrangères fut appelé " le laquais d'Orsay " ? Qui a dit de Raymond Barre qu'" avec des amis comme lui, on n'a plus besoin d'ennemis " ? Mêlant avec une érudition étourdissante l'histoire, la politique et la littérature, Jean Rivoire nous convie à découvrir en 1350 citations, émanant de 330 mauvaises langues sur le compte de 500 victimes, le trésor de la rosserie hilarante et du jugement assassin. De Saint-Simon à Philippe Bouvard, de Jules Renard à Jean-Edern Hallier, de Voltaire à de Gaulle et à Mitterrand (aussi souvent victimes qu'agresseurs), la vie publique n'a rien perdu d'une férocité d'autant plus redoutable qu'elle est souvent pleine de talent...
La violence qui a ravagé l'Algérie à partir de 1992 nous a été présentée comme une guerre d'intégristes islamistes contre des militaires se battant pour sauver la démocratie. Quant à la France, elle se serait contentée d'une bienveillante "neutralité". Comme le montrent, preuves à l'appui, les auteurs de ce livre explosif, ce scénario est en fait une vaste construction médiatique. En s'appuyant sur six ans d'enquête, en Europe et Algérie, des dizaines de témoignages et des centaines de sources, ils expliquent comment, dès 1980, un petit groupe de généraux algériens a conquis progressivement le pouvoir, tout en développant les réseaux de corruption de la "Françalgérie". Ces hommes ont ensuite instrumentalisé l'islamisme radical, avant de lancer une terrible "troisième guerre d'Algérie", en multipliant les opérations "attribuées aux islamistes": assassinat du président Boudiaf, meurtres d'intellectuels, massacres de civils et de militaires... Pour faire pression sur la France, leurs services secrets ont organisé de spectaculaires et meurtrières actions de "guerre psychologique" contre des citoyens français, en Algérie comme dans l'Hexagone. Pour la première fois, ce livre démonte les rouages de l'extraordinaire machine de mort et de désinformation conçue par les généraux algériens ainsi que les complicités dont ils ont bénéficié en France.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.