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LA THEODICEE DE FENELON - SES ELEMENTS QUIETISTES, SUIVI DE
RIVIERE JACQUES
DU FELIN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782866458300
L'ouvrage que nous présentons est le mémoire qu'a rédigé jacques Rivière jeune étudiant, en 1907-1908, lorsqu'il préparait l'agrégation de philosophie. Le manuscrit en est perdu mais une version remaniée a paru dans une brillante revue catholique de l'époque, les Annales de philosophie chrétienne. C'est elle que nous reprenons ici, avec une annotation concernant les références à Fénelon. Ce dernier (1651-1715), dont l'on fête en 2015 le tricentenaire de la mort, est abordé ici non comme l'auteur des Aventures du Télémaque - un livre encore très lu jusqu'à la Première Guerre mondiale - mais pour ses écrits philosophiques et comme auteur spirituel (accusé de "quiétisme", c'est-à-dire une forme de la mystique condamnée par l'Eglise romaine). Cette édition est suivie d'un important essai de François Trémolières, spécialiste de Fénelon et de sa réception, ainsi que des études sur la mystique au début du XXe siècle. Un premier chapitre situe Rivière à la date où il écrit ce mémoire : à la fois le contexte de l'université de l'époque, son rapport au catholicisme, et les curiosités déjà littéraires et artistiques du jeune écrivain, très bien documentées par sa correspondance avec celui qui deviendra l'auteur du Grand Maulnes, Alain-Fournier. Un deuxième chapitre offre une lecture actuelle du mémoire, lequel a fait date dans les études féneloniennes. Un troisième chapitre s'intéresse au Fénelon dont hérite Rivière et pour ce faire retrace l'histoire de la réception de Fénelon philosophe, sur les deux siècles qui ont précédé. Un quatrième chapitre fait retour à Rivière et s'interroge sur le dédain dans lequel il semble avoir tenu ensuite ce travail et ce que cela peut nous apprendre de son évolution personnelle, brisée par une mort soudaine à moins de 39 ans. La correspondance avec Claudel, commencée dans ces mêmes années, est un indicateur décisif : elle permet notamment de comprendre l'insistance de Rivière sur ce qu'il appelle le "panthéisme" de Fénelon. Son mémoire s'inscrit ainsi dans un moment de l'histoire intellectuelle et de l'histoire de la littérature : plus que jamais, selon le titre de la biographie que lui a consacrée Jean Lacouture, "une adolescence dans le siècle".
Lecteur passionné, Jacques Rivière a fondé une critique passionnelle. "Par un accident, que pour ma part je déplore, j'ai introduit les moeurs de l'amour dans la critique" , écrivait-il en 1924. Ses rapports intimes avec un livre vont de l'admiration naïve à la cristallisation, de l'adoration brûlante à la jalousie désespérée, puis, parfois, à l'ennui, au détachement et à l'indifférence. Pendant six années, Rivière va consacrer une vingtaine d'études à l'oeuvre de Proust, qu'il juge "révolutionnaire" . Il essaie de percer son secret, se demande ce qui fait sa prodigieuse nouveauté et quels "progrès dans l'étude du coeur humain" elle permet d'accomplir. De son côté, Proust, dès 1914, écrit à Rivière : "Enfin je trouve un lecteur qui devine que mon livre est un ouvrage dogmatique et une construction ! Et quel bonheur pour moi que ce lecteur, ce soit vous". Les articles, notes et conférences de Jacques Rivière sur Proust ont été réunis dans ce volume en suivant l'ordre chronologique, à l'exception des Détails biographiques inédits qui, placés en tête, forment comme une préface de l'auteur.
Jacques Rivière avait le génie des rencontres. Il s'y haussait et y haussait les gens, les oeuvres, les situations. On sait son rôle en littérature. Il allait au-devant de chaque écrivain. Il se fiait à l'espèce de folie qu'il y a au fond de chacun. Il s'y embarquait par gros temps, prêt à vivre ces tempêtes auxquelles on n'est jamais sûr de survivre. Or sa passion de la littérature n'était qu'une face de sa passion de l'humain, de tout l'humain autant collectif qu'intérieur et en tout cas mouvant, fragile, décevant et merveilleux. On peut s'en apercevoir par les textes ici rassemblés. Ils étaient de circonstances avec tant de lucidité qu'aujourd'hui ils sont restés neufs. Leur utilité d'alors est plus actuelle que jamais. On va voir aussi Jasques Rivière suivre les faits significatifs de 1921 à 1924. Il prône les audaces dont manquent les politiciens. Il stigmatise les étroitesses comme des malhonnêtetés catastrophiques dont on sait maintenant qu'il nous a fallu payer le prix. N'est-ce pas l'heure d'y songer de nouveau ? Et puis, miracle : où qu'elle s'aventure, l'écriture de Jacques Rivière nous capte par sa vivacité. Elle épouse la souplesse d'une pensée qui épouse la diversité du réel. Mais la chaleur qu'elle met à explorer les contradictions suscite en nous le mouvement de vie qui les affronte et les emporte." Jean Grosjean.Notes Biographiques : Jacques Rivière (1886-1925) assure le secrétariat de La NRF de 1911 à 1914, avant d'en être le directeur de 1919 à sa mort. Romancier (Aimée) et essayiste (De la sincérité envers soi-même, Rimbaud), il prend part à une nouvelle orientation de la critique et laisse une correspondance essentielle à la compréhension de la littérature de son temps, dialoguant avec Alain-Fournier, Gide, Claudel, Proust et Artaud.
Ce sont deux jeunes gens qui viennent de leur province. L'un est du Berry, c'est Henri Fournier qui signera en 1913. du pseudonyme d'Alain-Fournier, son premier roman Le Grand Meaulnes, un livre aujourd'hui devenu un mythe. L'autre est Jacques Rivière. Il vient de la Gironde et deviendra le directeur de la prestigieuse Nouvelle Revue française, fondée par André Gide, à laquelle il sacrifiera son aeuvre personnelleIls ont dix-sept ans en 1903Leur amitié est née d'une lecture du poète Henri de Régnier qui a porté au comble un commun amour de la littérature et de l'art. Ils délaisseront vite leurs études pour courir les librairies, les musées, les salles de concerts et les rues de Paris, " c?ur du monde "Leur correspondance est un tableau vivant de leur histoire personnelle et de celle du monde qui les entoure de richesses foisonnantes dont leur époque débordeLes lettres sont groupées par thèmes qui évoquent les grands moments de leur amitié : les livres, l'Angleterre. Gide, les vacances, la guerre... où Alain-Fournier trouva la mort le 22 septembre 1914 à l'âge de vingt-huit ans
Aware, vous avez dit Aware ? Bingo ! Alors bienvenue dans le merveilleux monde de Jean-Claude V.D., le mythique et populaire art-martien qui a toujours un avis sur tout. Plus qu'un langage, c'est une véritable philosophie de conteur que déballe avec fraîcheur notre héros devant son autre. Unique. Délicieuse... Avec cet ouvrage, vous allez enfin pouvoir laper à grandes gorgées les savoureuses pensées de notre ami belge. Zygomatiques... et TOC : pimentez vos soirées, bluffez vos amis, et surtout... RÉGALEZ-VOUS !
Résumé : Modernité hermaphrodite aborde près de deux siècles de l'histoire de ceux qu'on appelait jusqu'au début des années 2000 les hermaphrodites, qui, pour beaucoup, aujourd'hui préfèrent adopter la dénomination d'intersexes. Il commence au moment où pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle les savants, anatomistes, philosophes, mythologues, artistes, littérateurs et érudits éclairés leur ont accordé un intérêt méthodique et symbolique particulier, et se termine au début du XXe siècle lorsqu'on a commencé à vouloir faire disparaître leurs anatomies sous les scalpels des chirurgiens. L'attention toute particulière qu'accorde Johann Wickelmann, père de l'histoire de l'art, aux hermaphrodites en fait le symbole du beau idéal, transcendant l'anatomie des deux sexes au travers d'un individu, jusqu'au XXe siècle où les mutilations quasi systématiques de ce qui représente, dès la naissance, un tabou médical et social deviennent la norme. Magali Le Mens met en lumière les paradoxes et les conséquences de la confusion entre une population bien réelle et tout l'imaginaire qu'elle véhicule.
Biographie de l'auteur Jean-Marie Vincent (1934-2004). Philosophe et sociologue, il fonde en 1968 et dirige jusqu'en 2002 le département de sciences politiques de l'Université Paris VIII. Il lance les revues Futur antérieur en 1990 puis Multitudes en 2001. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont La théorie critique de l'École de Francfort, Paris, Galilée, 1976 ; Critique du travail, Paris, PUF, 1987 ; Vers un nouvel anticapitalisme (avec Michel Vakaloulis et Pierre Zarka), Paris, Le Félin, 2003.