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CHRYSOTHEMIS, PHEDRE, LE SONDEUR, LE HEURTOIR
Ritsos Yannis
GALLIMARD
14,25 €
Épuisé
EAN :9782070288090
Avec Chrysothémis et Phèdre, Ritsos referme ici le cycle des longs monologues inspirés par la mythologie et la tragédie antiques qu'il avait inauguré en 1962 avec La Maison morte, et poursuivi à travers les personnages successifs de Philoctète, Oreste, Hélène, Ismène. Cette poésie qui renoue, en le renouvelant complètement, avec l'un des genres traditionnels de la littérature européenne, semble désormais reçue comme une dramaturgie efficace à en juger par les nombreuses adaptations à la scène et à la radio qu'elle a déjà suscitées dans le monde, et notamment en France. En saisissant chaque destin légendaire à la veille de son dénouement, en lui prêtant ses obsessions, son investigation minutieuse du quotidien, du banal, Ritsos cherche moins à cerner un "caractère" qu'à restituer l'unité plus profonde d'une vie recréée par la mémoire. Le Sondeur et Le Heurtoir offrent, à la suite de ces deux monologues, l'aspect le plus récent de l'oeuvre. Libéré de tout souci narratif, le poète charrie en bloc ses visions incongrues, autrement dit parfaitement logiques dans "un lieu et un temps imprécis, variables". Alertant tous nos sens par cette succession de décharges et de ruptures oniriques, il reconstitue alors autre forme de dramaturgie le choeur de nos voix discordantes, dérisoires, révélatrices, dans une intention désabusée et proche de l'humour.
Célèbre, célébrée, parfois vénérée, la poésie de Yannis Ritsos est pourtant encore largement méconnue et sans doute rarement perçue dans toute son amplitude et toute sa complexité. Le passé militant de l'auteur, son combat sans défaillance, ont orienté la lecture de l'oeuvre et en ont réduit sensiblement la portée. Comme l'indique Dominique Grandmont dans une préface qui fera date, « peu de poètes ont été aussi traduits que lui à travers le monde. Peu de poètes ont comme lui connu pareille célébrité de leur vivant. Pourtant, il n'eut de cesse de dénoncer ce malentendu de la gloire dont il sait que dépend l'avenir de son oeuvre, ne serait-ce que pour lui permettre de constituer un recours au-delà de son existence propre, et de convertir en une revanche générale la dure école de l'adversité. Sans doute se doit-il de prendre position. Elle représente ce qu'il a de plus authentique à offrir. Mais il dépend de lui que cette position ne se réduise pas à une posture, s'il entend faire de la poésie une entreprise tenace et méthodique de désaliénation, Yannis Ritsos ne cessera d'opposer le poème au slogan, et restera fidèle à cet engagement personnel sous son engagement proclamé. » Yannis Ritsos est né en 1909 à Monemvassia dans le Péloponnèse. Deux fois dans sa vie il a été déporté par les dirigeants de son pays : de 1948 à 1952, et de 1967 à 1968. Auteur d'une centaine de poèmes, « le plus grand poète vivant », comme l'affirmait Aragon, est mort en 1990 à Athènes.
Arioste promène sur la vie un regard ironique et farfelu, mi-tendre, mi-cauchemardesque. C'est un "naïf perspicace" ; il devine le secret des êtres et des choses. Arioste est l'anagramme d'Aoriste, ce qui en grec signifie l'Attentif? On retrouve dans ce singulier roman la vision du poète, son sens aigu de l'étrangeté des faits et des objets de la vie quotidienne. Ecrit à Athènes en 1942, alors que la famine sévissait dans la ville, ce livre est une sorte d'exorcisme de la guerre et de la misère. On savait que Ritsos était l'un des plus importants poètes de ce temps. Avec Arioste, on découvre le prosateur, le merveilleux conteur, qu'il était aussi.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.