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Du songe au son. Entretiens avec Matthieu Guillot
Risset Jean-Claude
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782296076037
Tout à la fois scientifique et compositeur, Jean-Claude Risset (né en 1938) retrace ici le parcours, extrêmement dense et riche, qu'il a mené dans la recherche technologique la plus en pointe comme dans la création musicale la plus élaborée. Témoin, acteur et découvreur passionné de l'histoire de la musique électronique et numérique, Jean-Claude Risset s'impliquera, par sa double culture scientifique et musicale, aussi bien aux Etats-Unis aux Bell Labs, qu'à l'IRCAM, ou au laboratoire du CNRS de Marseille. Détaillant son activité de compositeur ainsi que le processus d'écriture de ses oeuvres, il développe ici un ensemble de réflexions et d'interrogations autour de la technologie mise au service de l'élaboration du son. Enfin, les résultats de sa recherche personnelle sont commentés autour d'une sélection de ses compositions, explicitant le passionnant cheminement qui fait de la matérialité des sons l'interprétation de ses songes. Ce livre est donc non seulement un livre d'histoire de la musique, de mémoires scientifiques et de transmission du savoir, mais aussi un livre de réflexions aiguës sur l'actualité la plus brûlante du présent et du devenir de l'oeuvre musicale contemporaine. Ces entretiens, qui se sont déroulés entre 2006 et 2007, ont été ici entièrement revus et corrigés par Jean-Claude Risset.
Samuel Beckett n'a cessé de lire Dante depuis ses années d'étude à Dublin jusqu'à sa mort, en 1989. Sa lecture n'est pas critique: elle est une source, une énergie qui apparaît, disséminée dans ses livres, avec une régularité exemplaire. Dans le dessin de Botticelli qui illustre le chant IV du Purgatoire, Virgile, appuyé solidement sur sa jambe droite, ébauche le chemin à suivre. Sa main levée pointe le sommet de la montagne du Purgatoire et, au-delà, le Paradis de Béatrice. Dante, dont le corps repose sur le pied gauche, regarde, semble-t-il, Belacqua, le négligent de l'Antipurgatoire, que l'on distingue prostré devant quatre corps nus. Il est assis, les genoux entre les bras, dans cette posture qui retiendra durablement Beckett. Béatrice absente, Virgile qui indique le sens de la montée, Dante encore indécis et Belacqua tout à soi-même - telle est la conjonction qui coordonne la souveraineté de ces deux noms, Dante et Beckett. La lecture de Beckett opère un déplacement de la Divine Comédie. Les coups et les cris que Dante entend derrière la porte de son Enfer ne finissent pas. Ni le Purgatoire ni le Paradis ne peuvent les apaiser.
Horacio Vaggione compte parmi les compositeurs et les théoriciens les plus importants de la musique électroacoustique et de la musique mixte. Ses œuvres musicales offrent des expériences fortes et originales. Résolument prospectives dans leur démarche, elles comblent le fossé entre le son et la structure en développant une approche temporelle multi-échelle, réalisée par les moyens de réseaux d'objets conçus comme des entités symboliques plurielles. Les concepts importants que cette approche développe sont, entre autres, les notions de stratification, de figuration, d'articulation, de morphologie et de singularité, qui constituent des explorations théorisées dans les nombreux écrits sur la musique du compositeur. Ces concepts constituent des outils théoriques suffisamment abstraits pour contribuer à l'analyse et à la compréhension de toute musique récente. Au niveau proprement musical, les œuvres de Vaggione témoignent, comme le souligne Jean-Claude Risset, "de son intérêt et de son imagination en matière de morphologie : il construit des structures à partir de grains minuscules. Sa musique révèle des figures originales : elle donne à entendre un monde fait d'atomes et elle manifeste la flèche du temps". Loin d'épuiser l'inventivité de Vaggione, les essais réunis ici constituent une première tentative collective d'offrir à l'auditeur, au musicologue, au compositeur, au philosophe quelques clefs pour comprendre son univers.
Résumé : Ce livre relate la renommée croissante de Messiaen, le musicien du second XXe siècle le plus commenté par notre monde globalisé. Ce catholique illuminé fascine depuis la Libération Américains, Anglais et Japonais, plus récemment Chinois et Russes. Tous pourraient, outre y retrouver leur pensée magique recrudescente (au temps d?Harry Potter), y voir une valeur de typicité française, "touristique". Les oiseaux, transcrits dans les partitions, sont une autre médiation populaire, comme la clarté verticale, le néoromantisme occasionnel du timbre, ou les mythes qui abondent autour de ce personnage, tour à tour messiaenique, prisonnier de guerre, enfant, Papageno ou "idiot" (posture typiquement moderniste selon Jean-Yves Jouannais) hanté par le thème fantastique de la fin du temps.
Et si adultes et enfants ne parlaient pas le même langage ? Et si le langage ne se limitait pas à la parole ? Et si les mots avaient des significations différentes selon les âges ? Fort de sa longue expérience de pédiatre, Jean-Claude Risse propose ici un parcours à travers les différents sens que petits et moins petits donnent aux mots en fonction du stade de développement qu'ils ont atteint. Le but : mieux comprendre le langage propre aux enfants, dédramatiser les malentendus, mieux communiquer.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.