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Langues maternelles : contacts, variations et enseignement. Le cas de la langue amazighe
Rispail Marielle
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782747584142
Ce livre est en quelque sorte un événement - au sens de " evenit " en latin, ce qui arrive, ce qui émerge. Voici pour la première fois réunies des recherches issues de plusieurs pays pour aborder la question berbère : Maroc, Algérie, Italie, Espagne, Suisse, France, et mettre en lumière certaines de ses facettes, de l'intérieur pour les auteurs amazighophones, de l'extérieur, pour les non amazighophones. Cette diversité va de pair avec la diversité des opinions exprimées et celle des angles de vue. Les débats sont encore longs et à venir. Mais le dialogue est ouvert, et surtout la volonté, loin des passions partisanes qui divisent, de faire avancer langue et culture amazighes vers la reconnaissance et le respect. Comment enseigner une langue maternelle ? Une langue qu'on parle déjà ? Surtout quand elle est partout dans la rue, dans les familles, mais à peine ou pas du tout reconnue officiellement, et donc éparpillée dans les mille variations de l'oral ? On voit que les textes ici réunis dépassent de loin le cas du berbère. Ils ouvrent la problématique vers la question plus générale de l'enseignement des langues minorées en situation de contacts de langues.
Extrait de l'introduction«Geet'et?» ou «Geet et?», ou «Géht "s?», ou même «ça geet?» en mélangeant les deux langues. C'est comme ça qu'on dit, en Platt, quand on rencontre quelqu'un dans la rue, ou au coin d'un champ, ou en frappant à la porte d'une maison. Et vous répondez avec une assurance accentuée: «Jo...», en traînant sur le -o. Voilà, vous avez pris votre première leçon de Platt («ça va?» «oui!»). Si vous venez en Lorraine francique, vous n'êtes déjà plus un étranger, ou un «Français de l'intérieur», vous êtes du pays. Cerise (ou plutôt mirabelle) sur le gâteau: vous pourrez même passer quelques frontières, et vous serez compris! On vous expliquera cela plus loin...Pour l'instant, suivez-nous à travers les chemins du Hëcke Pëi (le pays des haies), au bord de la Sarre ou de la Moselle, d'Saar ou d'Musel, aux boucles si musicales et aux forêts moussues. Ce livre n'est pas un manuel de langue, c'est une invite vers une langue et une culture, une invitation à passer quelques barrières, et d'abord les barrières de nos préjugés. Froids les Lorrains? Rugueuses les langues germaniques? Allons donc, rendez-vous à la dernière page, on en reparle!À travers les chapitres qui suivent, vous apprendrez à saluer, à parler au téléphone ou de la pluie et du beau temps. Vous découvrirez les saisons et quelques légendes, les blagues qu'on se raconte au coin du feu, comment on dit «je t'aime» et comment on fait son marché. Vous trouverez les éléments nécessaires pour communiquer en Platt, dans des situations de tous les jours:- des notions de grammaire vous fournissent les bases qui serviront à construire peu à peu votre communication personnelle;- Le Platt pour les Nuls vous aide à prononcer, grâce à un système de notations clair, qui tient compte des variantes locales."
L'école c'est : 'viens mais sans toi'. Par cette formule choc et synthétique, une étudiante résumait ce qui est probablement notre constat commun. Le constat d'une rupture instituée par l'école entre l'enfant et l'élève ; entre le monde social et le monde scolaire ; entre la vie des langues dans leurs variations et la langue "épurée" des programmes scolaires ; entre les pratiques langagières sociales métissant les langues et le cloisonnement dont elles font l'objet à l'école
Parti du francique parlé en Lorraine et au Luxembourg. l'ouvrage entraîne le lecteur dans une réflexion sur les contacts de langues et le plurilinguisme. Plusieurs langues peuvent-elles cohabiter pacifiquement ? Comment se rencontrent-elles ? Dans quelles relations avec les cultures qui les portent ? Comment peut-on les enseigner ? L'auteur interroge les langues parlées en Lorraine. leurs métissages et les échos que leur histoire éveille sur d'autres rivages. Elle plaide pour une socio-didactique qui prendrait en compte les conditions vécues du plurilinguisme et se donnerait pour objectif le développement de relations harmonieuses entre les langues.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.