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Transversalités N° 153
Riquier Camille
SER
16,70 €
Épuisé
EAN :9791094264287
Publication universitaire pluridisciplinaire (trimestrielle), la Revue de l'Institut Catholique de Paris - Transversalités met en oeuvre l'expertise d'une université catholique pour déchiffrer la complexité du monde et de la société. Rassemblant les compétences de chercheurs issus de disciplines différentes, elle est soucieuse de s'adresser à un lectorat large intéressé par les rapports entre religion, culture et société. Dossier " Le retour de l'Homme " Après les promesses dont on peut s'horrifier qu'elles aient été tenues par l'humanisme prométhéen, laissant pressentir le dépassement de l'homme par les moyens de sa technologie (transhumanisme), n'y a-t-il pas lieu de revenir à l'homme et de repenser sa place dans le monde à la faveur d'un autre humanisme ? Avec les contributions de Brigitte Cholvy, Emmanuel Falque, Stefano Biancu et Alberto Anelli.
Résumé : Quoi que nous nous efforcions de penser, nous continuons d'appartenir à notre siècle par les croyances les plus communes et, quand cela a lieu, par le fait tout aussi commun de ne plus croire - ou de ne pas donner notre confiance au monde. Nos pères se sont tant méfiés, ou ils ont été à ce point cyniques, que cette foi, entendue dans son sens large, semble nous être aujourd'hui interdite. A nous qui avons hérité de cette perte sans l'avoir consommée, ne restent que les débris d'une tradition devenue muette. Or la foi est vitale, et pas seulement la croyance religieuse. Mais dans une époque désorientée, nous ne pourrons peut-être sauver que le désir de croire : rien ne nous dit que nous retrouverons la croyance. Le paradoxe veut que cette impuissance annonce un temps de dangereuse crédulité. Il nous faut donc tout réapprendre. C'est à cette tâche que la philosophie doit s'atteler en prenant le contrepied de son éternelle tendance : en se mettant en quête de croire aussi résolument qu'elle avait cherché à savoir. La traversée du nihilisme est à ce prix.
La figure de Bergson, un temps éclipsée, resurgit aujourd'hui auréolée de sa gloire enfin conquise, de cette gloire posthume qui est la seule vraie gloire, parce qu'elle n'est plus temporelle mais essentiellement spirituelle. Ce recueil de vingt-quatre contributions inédites vient à la suite du renouveau considérable dont ont bénéficié les études bergsoniennes depuis quelques années, et dresse un état des lieux de la recherche actuelle, en France et à l'étranger. L'ensemble entremêle deux perspectives. La première offre un certain nombre de vues singulières qui introduit chaque fois à l'oeuvre entière, en en abordant les thèmes majeurs (la conscience, la durée, la mémoire, l'imagination, le virtuel, l'élan vital, la morale et la religion). La seconde propose une série de confrontations qui permettent d'en mieux détacher l'originalité profonde, à travers affinités, oppositions et prolongements possibles. En effet, l'une des difficultés qu'il y eut longtemps à appréhender la pensée de Bergson tient à ce qu'elle déjoue les oppositions conceptuelles traditionnelles, en se rendant insituable par rapport à elles. La comparer aux philosophies de Spinoza, Leibniz, Maine de Biran, Schopenhauer, Nietzsche, Le Roy, Deleuze ou encore Levinas, c'est nous permettre de la retrouver plus aisément sur l'échiquier de l'histoire de la philosophie, où, devenue incontournable, elle revêt désormais le statut de pensée classique.
Biographie de l'auteur Camille Riquier est docteur en philosophie. Il enseigne à la faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris, et a dirigé ce collectif sur Charles Péguy.
Résumé : Le projet de retrouver l'unité de la philosophie de Bergson ne pouvait être mené à bien que depuis la méthode qui en avait à proprement parler fait une oeuvre. L'erreur fut de ne pas prendre en considération le statut profondément réformé de la métaphysique qu'il instaure et qui procède au retournement de la métaphysique traditionnelle : non plus se fonder sur un premier principe, mais se fondre dans l'expérience immédiate, c'est-à-dire descendre en soi-même, livre après livre, vers des couches de plus en plus profondes de la durée concrète. L'oeuvre entière doit se comprendre à rebours, en sorte que chaque livre fournit les bases au livre précédent au lieu de le supposer, l'intègre dans un cadre plus large et profond - sorte d'essais concentriques où le dernier livre englobe les précédents. Il s'agit en un sens d'une archéologie, mais comprise dans les limites indéfiniment reculées de l'intuition, Bergson n'atteignant que dans son dernier livre, le véritable principe agissant. Il est dès lors possible de reprendre le mouvement unique qui traverse l'oeuvre. En l'étayant des notes et des cours inédits de Bergson, nous pouvions montrer comment chaque livre doit se prolonger dans le suivant en gravitant à chaque fois autour d'un problème précis : la liberté, l'union de l'âme et du corps, la causalité, la volonté enfin. S'enfonçant dans des couches de durée de plus en plus profondes, Bergson ne fait en vérité qu'approfondir un unique problème, celui de la personne qui est pour la première fois pensée comme temps, chaque livre privilégiant l'une de ses dimensions : le présent (Essai sur les données immédiates de la conscience), le passé (Matière et mémoire), l'avenir (L'Évolution créatrice), l'éternité (Les Deux Sources de la morale et de la religion). C'est l'oeuvre entière qui s'avère être un corpus sur le temps.
Maindreville Rémi de ; Valadier Paul ; Comte Berna
Clarifier et refonder un rapport plus jus-te avec l'obéissance et l'autorité est une exigence forte de l'homme d'aujourd'hui. Ainsi, de nombreux chrétiens assument l'héritage de l'Église et le transmettent, sans hésiter à être " contre-culturels " quand l'avenir et le respect de l'homme leur paraissent trop compromis. De quelle autorité sont-ils le signe ? Quelle obéissance fonde leur action ? L'absence de modèle en conduit beaucoup à se mettre à l'écoute de leur mémoire la plus profonde, la plus enfouie, à l'école de celui qui aide à grandir en confiance et en liberté, pour se dépasser et aller de l'avant.
Accueillir les mouvements contradictoires qui cohabitent en soi n'est pas tâche aisée. Que faire de notre lassitude quand on voudrait servir ? de nos ressentiments teintés de haine alors qu'on aspire à aimer ? Nous nous désirons pacifiés et, pourtant, nous nous savons tiraillés intérieurement par des forces contraires. Malgré tout cela, malgré le combat qui nous traverse, notre aspiration à nous tourner vers la Vie n'en demeure pas moins présente. Ce hors-série de Christus propose de faire résonner l'appel à vivre. Pour cela, osons nommer ce qui nous habite : l'aspiration à la vie mais aussi les tendances à laisser parler son contraire. Mieux nous connaître, nous accueillir tels que nous sommes avec nos failles et nos forces afin de pouvoir saisir la promesse de vie qui est faite à chacun, voilà ce à quoi ce numéro invite. N'est-ce pas simplement cela vivre en plénitude ?
Maindreville Rémi de ; Picq Brigitte ; Simoens Yve
Si vous ne changez pas et ne devenez pas comme les enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux" (Mt 18,3). Devenir enfant, ce serait donc se laisser engendrer. L'enfant peut alors être signe de la vie donnée par Dieu. vie qui sauve, signe de sagesse. Mais cette référence à l'enfant comme signe de gratuité, d'abandon et de dépendance, est-elle encore pertinente dans une culture où "l'enfant roi" devient toujours plus un "roi de laboratoire" ? Pour entendre de façon neuve la parole évangélique sur l'enfance spirituelle, il faut donc s'engager dans une conversion radicale : non pas "redevenir" mais bien "devenir" enfant.