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Espaces critiques. Dimension spatiale des rapports sociaux et champ scientifique
Ripoll Fabrice ; Caillault Sébastien
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753596672
Depuis le milieu des années 2000, la question de la dimension spatiale des rapports sociaux, des inégalités et des formes de domination est de plus en plus explorée en géographie française, mais aussi dans d'autres sciences sociales comme la sociologie et la science politique. L'ouvrage poursuit cette dynamique en contribuant à une forme de réflexivité, soit en explicitant des positionnements théoriques soumis à la discussion collective, soit en analysant la recherche comme des pratiques sociales qui s'affrontent à des cloisonnements ou des hiérarchies entre disciplines, langues ou champs nationaux, qu'il s'agit d'identifier pour pouvoir les dépasser. Espaces critiques peut alors se comprendre de deux façons : ce sont d'abord les différentes conceptions de la dimension spatiale mais aussi scalaire des rapports sociaux qu'élaborent les recherches critiques ; ce sont aussi les espaces sociaux, qui ne sont pas seulement académiques, dans lesquels les recherches sont élaborées, discutées et transmises. Fabrice Ripas est enseignant-chercheur à l'université Paris-Est Créteil, rattaché au Lab'urba. ll travaille sur la dimension spatiale des mobilisations collectives, le statut de l'espace et la sociohistoire des sciences sociales. Sébastien Caillault est enseignant-chercheur en géographie à l'Institut Agro Angers, rattaché à l'UMR CNRS "Espaces et Sociétés". Il travaille sur les changements environnementaux et les questions d'interdisciplinarité.
Fiction : le maire de Pitres fait un rêve qui le trouble pour longtemps. Il entreprend alors une singulière errance dans sa commune, en compagnie d'un âne, qui le conduit au Resto du Coeur, à la Mosquée et sur les traces des Varennes : un ensemble de trois immeubles, démolis au début des années 2000, et dont la population, d'origine étrangère principalement, a été déplacée, relogée ailleurs, hors de la commune. L'errance du maire devient effort de mémoire, diagnostic sensible d'un vivre ensemble en petite France. Et mutation.
Cet ouvrage rassemble des travaux de sciences sociales (géographie, histoire, sociologie, anthropologie, sciences de l'éducation, urbanisme) partageant l'ambition d'étudier la dimension spatiale d'un monde social traversé par les inégalités. Pour ce faire, les relations entre les espaces matériels, leurs usages et leurs significations, sont comprises à la fois comme des contraintes et des ressources héritées, et comme des enjeux sociaux. Chaque société doit faire avec les espaces produits et légués par les générations antérieures, autour de quelques grandes stratégies d'appropriation, telles que la conservation, l'effacement, la transformation ou le détournement. Ce bricolage est un observatoire de choix pour les sciences sociales, parce que ce ne sont jamais des "sociétés" ni des "générations" en tant que telles qui s'approprient l'espace: à l'historicisation doit s'ajouter une sociologisation qui explore non seulement les différences mais aussi les inégalités sociales, les concurrences, les conflits. Ces rapports de pouvoir concernent aussi les processus de dénomination et de (dé)valorisation de l'espace. Cela suppose donc d'interroger les "luttes de classement" selon toutes leurs facettes (économiques, juridiques, politiques, linguistiques...), en faisant l'hypothèse qu'intégrer leur dimension spatiale enrichit notre connaissance. Les seize contributions constitutives de cet ouvrage nous permettent de mieux comprendre comment l'appropriation, la catégorisation et la valorisation différentielle des espaces jouent un rôle dans la production des inégalités.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.