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L'univers symbolique des arts islamiques
Ringgenberg Patrick
L'HARMATTAN
49,50 €
Épuisé
EAN :9782296106642
La signification des arts islamiques fait l'objet de débats depuis plusieurs décennies: les décors végétaux et géométriques, l'architecture des mosquées, l'esthétique non naturaliste de la peinture sont-ils porteurs d'un sens symbolique, ou, au contraire, répondent-ils surtout à une esthétique d'agrément ou à un souci fonctionnel? ?uvre de synthèse et de prospection, ce livre tente de renouveler la question du sens et de l'interprétation des arts islamiques, en conjuguant et en croisant plusieurs perspectives, et en intégrant la problématique des expressions artistiques dans le cadre plus vaste des conceptions religieuses, mystiques et symboliques du monde musulman. Plusieurs constats nourrissent sa démarche. D'abord, la diversité des arts de l'Islam, de l'Espagne à l'Inde du Nord, est irréductible à une analyse uniforme et à une signification invariable, mais des éléments récurrents (calligraphie, décor non figuratif, jardin, salle à coupole, etc.) peuvent témoigner de visions et d'intentions analogues ou convergentes. Ensuite, les arts nés en terres d'Islam, différemment selon les temps et les lieux, ont employé des formes qui sont aussi, explicitement ou non, des figures symboliques potentielles: la salle à coupole est une synthèse du ciel et de la terre, la flore des décors peut renvoyer à la terre comme au paradis, la géométrie peut être aussi une pratique "platonicienne". Enfin, le ou les sens des arts islamiques ne se trouvent pas seulement dans la signification documentée d'une oeuvre ou d'une esthétique données, ils peuvent aussi résider dans la richesse d'un regard herméneutique et dans le miroir de la vie, des rites et des idées du monde musulman. C'est ce que ce livre aimerait montrer, au long d'un parcours menant des fondements de l'art (le symbole, la beauté, la création artisanale et artistique), à la symbolique potentielle des formes et des rythmes, en passant par la calligraphie, la poésie mystique persane, la musique, les représentations de l'homme et de la nature, l'architecture des villes, des mosquées, des palais et des tombeaux.
Le courant de pensée métaphysique et universaliste initié par René Guénon (1886-1951) a influencé, jusqu'à nos jours, plusieurs penseurs, qui ont postulé l'idée d'un art traditionnel, fondé sur une tradition symbolique, une esthétique canonique et une créativité ritualisée et initiatique. Le Français Luc Benoist (1893-1980), ancien conservateur du musée des Beaux-Arts de Nantes, synthétisa une vision guénonienne de l'art dans les années 1930, et le Cinghalais Ananda K Coomaraswamy (1877-1947), conservateur dans les années 1930-1940 au musée des Beaux-Arts de Boston, associa étroitement, dans une perspective philosophique, l'art, le symbolisme et la métaphysique. À leur suite, deux auteurs majeurs ont poursuivi, étendu ou refondé une "pensée traditionnelle" sur l'art. Fondateur et maître d'une confrérie soufie en Europe, Frithjof Schuon (1907-1998) a publié une oeuvre importante de spiritualité et de métaphysique, et s'est consacré également à la poésie et à la peinture, dans laquelle il a surtout illustré des thèmes relatifs aux Indiens d'Amérique du Nord et à l'idée d'une féminité céleste et universelle. Initié au soufisme et grand connaisseur du Maroc, Titus Burckhardt (1908-1984) a écrit sur les "principes et méthodes de l'art sacré" et sur l'art islamique, inspirant dans les années 1970 plusieurs travaux qui présentent une interprétation soufie et philosophique de l'architecture, de la calligraphie et des décors islamiques. Situés dans la postérité du romantisme et du postimpressionnisme, ainsi que de l'orientalisme et des courants ésotériques du XIXe et du début du XXe siècle, ces auteurs sont plus ou moins isolés dans le panorama contemporain des idées, bien qu'ils aient eu une influence souterraine considérable sur nombre d'intellectuels, d'écrivains et d'artistes, de René Daumal à Raymond Queneau, d'André Breton à John Tavener, d'Albert Gleizes à Maurice Béjart. Plusieurs de leurs thèses - sur le symbolisme des arts prémodernes, l'interprétation soufie des arts islamiques ou la critique spirituelle de l'art post-médiéval - se trouvent également au coeur des débats contemporains sur le dialogue/conflit des civilisations, l'herméneutique des arts, la fonction de l'esthétique, le contenu du symbole, le regard sur l'Autre. Jusqu'à présent, les théories traditionalistes de l'art n'avaient fait l'objet que d'études fragmentaires et dispersées: le présent ouvrage comble une lacune, en offrant un panorama critique complet des théories traditionnelles de l'art, des thèses de René Guénon aux métaphysiciens de l'art islamique, d'Ananda K Coomaraswamy, pionnier reconnu des études indiennes, aux peintures et poèmes de Frithjof Schuon.
Résumé : Si la vie et l'oeuvre de Guénon ont fait l'objet de nombreux travaux, il n'en est pas de même pour d'autres figures, telle celle, cardinale et fondatrice, de Frithjof Schuon, maître spirituel d'une tariqa soufie aujourd'hui internationale, et dont l'oeuvre est à l'origine d'une vision métaphysique et universaliste des religions, le pérennialisme, à l'influence considérable, jusque dans certains milieux académiques américains. Ces études critiques entendent rendre justice à ce courant de pensée en offrant une vision neuve et originale d'un mouvement dans son histoire, qu'il s'agisse des réceptions en Italie et en Allemagne, d'héritages (de Guénon aux post-traditionalistes, via les Amérindiens) et des limites du comparatisme interreligieux comme de l'unité des religions.
Parti de la côte persique le 17 avril, en compagnie d'un guide, de quatre muletiers, de deux domestiques persans et de son serviteur français, Loti, à dos de cheval, atteint d'abord Chiraz, où il s'arrête une semaine ; à Ispahan, où il arrive le 12 mai, il ne trouve place dans aucun caravansérail, ni dans aucune maison, car les Musulmans ne veulent pas de lui, chrétien ; finalement le prince D... , consul de Russie, l'héberge dans sa maison, et le présente au frère du Chah, vizir d'Ispahan et d'irak. D'Ispahan il continue sa route vers le nord, en voiture cette fois ; il passe par Kashan et s'arrête à Téhéran, trop européanisée à son goût, où le Grand Vizir offre un dîner en son honneur. Le 6 juin, enfin, il touche les bords de la Caspienne, où il s'embarquera pour Bakou. Loti décrit en détail les pays qu'il traverse, avec cette facilité de plume et cette vivacité de couleurs qui ont fait sa célébrité : deouis le désert jusqu'à la région des hauts plateaux en passant par le célèbre site de Persépolis. Comme toujours chez Loti, les femmes occupent dans ce paysage insolite une place importante : il les cherche et les rencontre partout. Vers Ispahan est indiscutablement un des plus beaux livres de Pierre Loti, celui où il accède au sommet de son art, un pur enchantement. Sa description de la Mosquée bleue est à cet égard un morceau de bravoure.
Lerner Laurent ; Roach David A ; Ringgenberg Steve
Lancés par l'éditeur Warren Publishing respectivement en 1964 et 1966 et publiés jusqu'en 1983, les magazines d'horreur Creepy et Eerie étaient initialement inspirés des comics classiques américains publiés dans les années 50 par la maison d'édition EC. Grâce à leur format magazine destiné à un public plus âgé, Creepy et Eerie allaient contourner les problèmes de censure qui sévissaient alors aux Etats-Unis, et purent s'appuyer sur une équipe composée d'artistes parmi les plus talentueux de cette époque, dont un bon nombre était déjà issu des emblématiques publications EC.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.