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Raymond Barre
Rimbaud Christiane
PERRIN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782262037758
Un homme carré dans un corps rond ", c'est en ces termes que Raymond Barre, avec son sens aigu de la formule, aimait à se définir. Entré " par hasard " dans la vie politique en 1959, ce gaulliste, universitaire et économiste de renom, connaît une carrière fulgurante : tour à tour vice-président de la Commission européenne, ministre, puis Premier ministre de 1976 à 1981, il s'engage résolument dans la modernisation du pays pour conjurer la crise dont il est le seul à mesurer toute la gravité et sur laquelle il livrera un diagnostic toujours d'actualité. Mais cet infatigable serviteur de l'Etat peine à se métamorphoser en politique tant il cultive son libre arbitre et se montre imperméable aux petits arrangements partisans. Candidat malheureux à l'élection présidentielle de 1988, il termine sa carrière comme maire de Lyon. Devenu une référence en France comme dans les milieux internationaux, il laisse l'impression d'un grand destin inachevé. Christiane Rimbaud est partie à sa découverte, rencontrant nombre de proches et de personnalités pour comprendre l'homme tant dans ses forces que dans ses fêlures.
Verpeaux Michel ; Rimbaut Christine ; Waserman Fra
Résumé : Cette 12e édition présente les collectivités territoriales françaises en 2021, après les transformations intervenues avec les lois MAPTAM (2014) et NOTRe (2015), le redécoupage des régions... Les nouvelles obligations pesant sur les élus depuis les lois de 2017 pour la confiance dans la vie politique, les évolutions relatives au statut de Paris, de la Nouvelle-Calédonie ou la nouvelle collectivité de Corse depuis le 1er janvier 2018 sont également exposées, de même que les inévitables répercussions de la crise sanitaire sur les finances locales. Les questions-réponses (une centaine) sont organisées autour de six thèmes : les différentes catégories de collectivités territoriales, les grands principes les régissant, leurs compétences, leurs finances, la démocratie locale et l'intercommunalité.
Cet ouvrage s'adresse à ceux qui, pour la mise en oeuvre d'une fabrication, veulent comprendre et/ou utiliser les machines de transformation de la matière. Ce guide pratique expose simplement, et avec rigueur, les procédés, règles et outils fondamentaux, y compris la Commande Numérique, sans lesquels la maîtrise du Fraisage ne peut s'acquérir. Clair, structuré, illustré de nombreux croquis, il est accessible à tous (élèves de lycées professionnels, auditeurs de la formation continue, etc.).
Maurice Schumann fut d'abord "la voix de la France ", celui qui, sur les ondes de la BBC, redonna espoir aux Français pendant les heures sombres de l'Occupation. Chef de parti à la Libération, investi d'importantes responsabilités ministérielles sous la IVe et la Ve République, écrivain et philosophe, ce fut autant un homme d'action qu'un grand témoin. " Qu'aurais-je été si Alain ne m'avait appris à douter, Marc Sangnier à aimer et de Gaulle à combattre ", écrivait-il. Voici son parcours, enrichi de nombreux textes et d'entretiens inédits sur les moments critiques de notre histoire récente.
Résumé : Pierre Sudreau a occupé une place aussi singulière qu'atypique dans la vie publique française de la seconde moitié du XXe siècle. Rien ne prédestinait le jeune garçon dont Saint-Exupéry s'inspira largement pour imaginer son Petit Prince, à devenir, à 23 ans seulement, le plus jeune chef de réseau de la Résistance. Son courage, il le paya d'une longue descente aux enfers. Rien ne lui fut épargné la torture, de longs mois d'isolement à la prison de Fresnes, et enfin la déportation à Buchenwald. C'est à ce passé de grand résistant qu'il doit d'entamer à la Libération une carrière fulgurante dans la haute fonction publique. Exemple unique à cette époque, il devient aussi, à moins de 40 ans, le plus jeune ministre du général de Gaulle dans le gouvernement que celui-ci constitue à son retour au pouvoir en juin 1958. Mais si la Résistance lui a ouvert la voie d'une ascension qui semble irrésistible, elle lui a également inculqué une éthique exigeante. Pour ne pas transiger avec ses convictions, il démissionne avec fracas en octobre 1962 du gouvernement Pompidou, brisant par là une carrière politique qu'on lui prédisait brillante. Il rompt alors définitivement avec toute grande ambition politique (sollicité à différentes reprises de renouer avec une carrière ministérielle, il s'y refusera toujours) mais ne cesse pas pour autant de s'intéresser à la " chose publique ", où s'exerce son esprit novateur. Paris lui doit en grande partie son visage moderne (la Défense, le périphérique, le RER, l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle). Il est l'auteur d'un rapport sur " la réforme de l'entreprise " destiné à faire date et, comme président pendant trente ans de la Fédération des industries ferroviaires, est à l'origine du lancement et du succès du TGV. Profondément ancrée dans l'histoire du XXe siècle, mais résolument tournée vers l'avenir, telle apparaît la vie de Pierre Sudreau. Il se faisait une haute idée du service de l'Etat, mais sut toujours se comporter en homme libre, fidèle à lui-même, totalement réfractaire aux pressions, aux compromissions et aux modes, intellectuelles ou autres. Ce qui est assez rare pour rendre son parcours exceptionnel.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.