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Bus de nuit
Rigosi Giampiero ; Lauterbach Arlette
GALLIMARD
10,65 €
Épuisé
EAN :9782070428601
Leila est jeune et jolie. Pour vivre, elle drogue les hommes qu'elle a dragués et les dépouille. L'ennui, c'est que son dernier client, un petit braqueur sans envergure, s'est emparé sans le savoir d'un document qui compromet gravement un ponte politique prêt à tout pour le récupérer. Traquée par les hommes de main du politicien et deux agents des services secrets d'une rare sauvagerie, elle rencontre Francesco, conducteur de bus et joueur invétéré qui, lui, passe son temps à fuir l'Ours, une brute terrifiante qui a racheté toutes ses dettes de jeu et qui compte bien se faire payer. Commence alors une course poursuite hallucinante à travers Bologne. L'enjeu ? Le fameux document, mais aussi les deux valises pleines de dollars contre lesquelles il devait être échangé. Valises et document changent de mains à un rythme effréné sur fond de morts et de dents cassées et sous le regard blasé d'un commissaire de police qui, en fin de carrière, s'est forgé sa propre conception de l'ordre.
Comment s'articulent les trajectoires individuelles et les devenirs collectifs, notamment dans les moments et les lieux où les tensions sociales font jour ? Quelles sont les ressources permettant aux migrants de s'organiser par-delà les Etats ? Il s'agit moins de mesurer l'intégration des migrants turcs et kurdes que de contribuer à une nouvelle approche de la mobilité, des échanges et des mobilisations. Cette recherche montre la diversité des modalités de gestion identitaire et d'action collective. Une large partie des enquêtes est basée sur des entretiens et l'observation directe. Une solide connaissance de la société turque a permis à l'auteur de livrer une lecture claire des stratégies et des enjeux des réseaux associatifs en immigration.
Résumé : Trente ans après la tragique retraite de Russie du Corps expéditionnaire italien consécutive à l'échec de la prise de Stalingrad et vingt ans après la publication du Sergent dans la neige devenu un classique de la littérature italienne du XXe siècle, Mario Rigoni Stern réalise un désir qui le taraude : retourner sur les lieux où tant de ses camarades ont trouvé la mort, au combat, de froid ou de faim. C'est l'occasion d'évoquer ses souvenirs. Passé et présent alternent. Jadis, les souffrances vécues ont rapproché les deux camps. Aujourd'hui, l'auteur retrouve les qualités de l'âme russe découvertes dans les camps de prisonniers où, réfractaire à poursuivre le combat aux côtés des troupes allemandes après 1943, il a côtoyé les soldats de la grande Armée Rouge. Déjà, durant la retraite les contacts humains avec la population locale, élémentaires autant qu'essentiels, recèlent une belle leçon de vie. Il évoque aussi son cher plateau d'Asiago, notamment lorsqu'une vieille scierie est convertie en camps d'internement pour des Juifs dont l'auteur s'efforcera après la guerre d'identifier les victimes et les survivants afin de nous faire aussi connaître leurs noms, à nous, lecteurs. Comme dans tous ses livres, le grand écrivain italien nous fait partager avec une intensité rare les moments forts de sa vie qui, au-delà de son amour de la nature toujours présent dans ses écrits, forment une sorte d'odyssée courageuse entre toutes.
L'étude des mouvements sociaux a toujours eu une place centrale au sein de la science politique française. Depuis les années 2000, elle s'est notamment penchée sur les conditions de l'engagement, les relations concrètes entre les acteurs, la place des médias dans la construction des problèmes publics. Parallèlement - et jusque-là considerés comme peu légitimes - les médias engagés ou "alternatifs" ont fait ainsi l'objet de nombreux travaux depuis quelques années. Dans un tel contexte, aura émergé la question du rapport des journalistes à l'engagement, après une période attentive à l'indépendance de la presse et l'objectivité de l'information. Avec la démocratisation des TIC, la réflexion se développe ces dernières années autour des usages, des publics et des modes d'appropriation des messages médiatiques. C'est à cet ensemble de questionnements que propose de contribuer la présente livraison de Sciences de la Société.
Dans cette évocation de la campagne de Russie à laquelle il participa en tant que chasseur alpin italien, Rigoni Stern fait revivre à nos yeux les moments forts de sa vie. Au-delà des hostilités imposées et de l'absurdité des combats, les contacts humains avec la population locale, élémentaires et essentiels, demeurent. Trente ans après, l'auteur du Sergent dans la neige, revient dans les steppes russes parcourir à nouveau le tragique itinéraire où la plupart de ses camarades sont tombés. Passé et présent alternent, mais l'identité des souffrances vécues rapproche les deux camps autrefois opposés ; l'auteur retrouve alors les qualités de l'âme russe découvertes dans les camps de prisonniers. La guerre n'a pas épargné non plus le plateau d'Asiago, en Vénétie, haut lieu de la Résistance. De tout cela, Rigoni Stern porte témoignage. Avec un réalisme sobre, nourri d'émotion et de poésie face à la nature, il fait sortir de l'anonymat des humbles qui, forcés par les horreurs de la guerre à se révéler, acquièrent une dimension légendaire.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.