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Ito-san
Rigaudis Marc
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782738470249
Ces nouvelles sont écrites avec une discrétion exemplaire, sans tirer sur le pittoresque, sans chercher l'esbroufe, sans jamais compter sur l'attendrissement du lecteur. Libération Marc Rigaudis avec une pertinence froide et une précision d'orfèvre démonte le mécanisme, met à nu l'imposture et révèle l'effroyable imposture d'un système où chacun se doit d'être semblable. Nouvelles nouvelles Acuité du regard, précision de la plume font de Marc Rigaudis un écrivain de race. Ito-san ne se laisse pas oublier. Le Méridional Des textes d'une violence contenue, dépeignant l'envers de ce décor superficiel que représente la mythique " réussite japonaise ". Lu Etonnant, décapitant, émouvant... un livre fabuleux, tendre et déchirant qui n'épargne personne... un livre à lire à tout prix. Midi libre Un recueil de contes amèrement ironiques du Japon actuel. Une galerie de portraits brillamment observés. Un travail d'une simple et menaçante clarté. Far Eastern economie review Rigaudis se glisse dans la peau de Genêt et réussit " a walk on Japan's wild side ". Publisbers weekly
Résumé : 2062. L'hémisphère nord est plongé dans l'obscurité. Le ciel de l'Europe s'est noirci peu à peu, sous l'effet du réchauffement climatique, de la pollution, des catastrophes nucléaires... et, pour couronner le tout, l'éruption des volcans. Comme par réaction aux abus de ses habitants, la Terre crache sa colère et couvre le ciel d'un nuage de plomb. Le soleil disparaît peu à peu et la vie avec lui. Les avions ne volent plus. L'humanité est prise au piège. Se nourrir devient un combat quotidien. L'eau devient plus précieuse que l'or ne l'a été durant tous les siècles précédents. On ne peut plus parler de vie, survie est désormais le mot. La grande migration se fait maintenant du Nord au Sud, phénomène directement opposé à celui du début du siècle. Les rôles sont inversés mais la situation reste la même : les murs des frontières sont toujours aussi hauts et infranchissables. Lampedusa de "Porte de l'Europe" devient "Porte de l'Afrique" où le soleil brille encore. "Usoni ", qui veut dire "Futur" en kiswahili, est l'histoire d'Ophélia et Ulysse, l'histoire de leur voyage pour échapper à l'enfer Europe, leur voyage pour que leur enfant ne naisse pas dans l'obscurité mais dans la lumière... dans la chaude lumière du soleil. Acte 1 est la première partie du scénario d'un futur, d'un certain futur. Image d'un présent si cruellement réel.
Mes va-et-vient incessants entre la France et le Japon et le passage constant d'une culture à l'autre m'ont sensibilisé à la manière dont les deux pays se regardent et se voient. La perception que l'étranger peut avoir du Japon est difficile. Par leur comportement, les Japonais eux-mêmes ne facilitent pas les chose, au contraire. L'impression de décalage a été d'autant plus perceptible quand je me suis intéressé aux écrivains que le Japon a inspirés, et non les moindres puisque Malraux, Yourcenar et Barthes, figurent parmi eux. J'ai constaté, d'ailleurs, qu'ils n'évoquent pas le Japon très différemment de ce que Claudel, par exemple, l'avait fait. Sociologues et journalistes n'ont pas, dans de nombreux cas, été beaucoup plus clairvoyants. Si j'ai choisi la période 1945-1995, c'est qu'elle est spécifique d'une évolution sans précédent. Cette période de croissance spectaculaire met en scène un Japon qui, après avoir effrayé par son alliance avec l'Allemagne nazie, suscite de nouvelles craintes par son apparente boulimie économique. Aujourd'hui, il est clair que la croissance s'y enlise et que le Japon connaît des difficultés, mais jusqu'ici, il semblait flotter dans une bulle économique au-dessus des autres économies mondiales, et surtout au-dessus des problèmes que connaissent les autres économies.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.