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L'écrivain et l'imprimeur
Riffaud Alain
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753512054
Le livre est un objet manufacturé: la reconnaissance de ce fait invite à intégrer pleinement les apports de l'histoire du livre dans le domaine de l'histoire des textes et de l'histoire littéraire. Et à examiner tout particulièrement la relation entre l'écrivain et l'imprimeur, car elle engage d'abord la définition du "produit livre" par le biais duquel se donne à lire le texte, interroge ensuite le statut de l'auteur, et éclaire enfin la réalité des processus de fabrication et de réception. Ce volume réunit les travaux d'un colloque international qui s'est tenu à l'université du Maine en octobre 2009; il propose un large parcours depuis le XVe siècle jusqu'à la période la plus récente; grâce à des études de cas concrets, appliquées à des auteurs très différents (Balzac ou Vercors, Galilée ou Mallarmé, Brant ou Rousseau), il dévoile les liens souvent étroits établis entre les écrivains et les ateliers typographiques. Le degré d'intervention des auteurs dans le travail de publication, les choix effectués par tel imprimeur, les auxiliaires et intermédiaires qui aident ou brouillent la relation entre l'auteur et l'imprimeur, l'humeur de certains écrivains, la qualification typographique de certains autres, les conditions matérielles en général, sont parfois décisifs dans la mise en page comme dans la mise au jour d'un livre. L'écrivain et l'imprimeur restituent le tempo des gestations particulières, tout en proposant une réflexion globale sur le statut du livre et de son auteur. L'ouvrage révèle combien le temps de l'écriture ne désigne pas un moment clos, mais fonctionne à la manière d'un processus complexe de rédaction, de réécriture, de correction, intégrant les étapes de l'impression et de l'édition. Il montre nombre d'auteurs écrivant en fonction de la forme matérielle du livre, et quelques-uns assimilant même les jeux d'épreuves à un manuscrit pour achever le processus d'écriture. Il atteste la permanence de certaines techniques, comme celle du couper-coller, nullement attachée à la disponibilité des médias informatiques. L'auteur, censé être à l'origine du texte, n'est pas le seul à intervenir, et les conditions d'écriture, d'impression, de publication, voire l'histoire des éditions, témoignent de l'importance des contraintes matérielles. On voit ainsi le texte se départir de son abstraction pour s'ancrer dans le temps et l'espace de son élaboration.
Riffaud Madeleine ; Morvan Jean-David ; Bertail Do
Résumé : La petite Madeleine Riffaud, née en 1924, vit heureuse avec son grand-père et ses parents instituteurs. Du moins, jusqu'à ce que la Seconde Guerre mondiale n'éclate, que l'Exode ne jette la famille sur les routes et que l'adolescente, atteinte de tuberculose, soit envoyée dans un sanatorium perché dans les Alpes. Pourtant, Madeleine est bien résolue à réaliser un projet fou et nécessaire : trouver des résistants et lutter contre l'occupant. Elle y parviendra, sous le nom de code "Rainer". Son entrée dans la Résistance ne sera que le premier acte d'un destin exceptionnel qu'elle raconte aujourd'hui dans une première trilogie nourrie des milliers de détails d'une mémoire qui n'a rien oublié...
Rainer, dont Paul Eluard venait de publier les poèmes de clandestinité, retrouvait à l'orée de ses 21 ans son véritable nom, Madeleine Riffaud, et c'est en cet hiver glacial de 45 qu'elle rédigea à partir d'une voix l'histoire d'une combattante de l'armée de l'ombre. L'auteur définissait Bleuette en ces quelques mots : " Je voudrais que cette histoire ne soit pas celle d'une camarade, mais rejoigne celle de toutes qui luttèrent obscurément contre le fascisme dans tous les pays, aux côtés des partisans. Petites sueurs inconnues, plus courageuses d'avoir vaincu la peur, égales des meilleurs... " Que ces pages données à lire, au moment où le peuple de Paris fête le soixantième anniversaire de sa Libération, soient la part de ces héros inconnus qui permirent à Paris de se libérer. " Michel Reynaud.
J'avais dix-huit ans en 1942. Dans les rangs des Francs-Tireurs et Partisans français, mon nom était Rainer. " Madeleine Riffaud, dont on connaît les grands reportages et le témoignage toujours d'actualité, Les Linges de la nuit, sur les hôpitaux parisiens, nous révèle aujourd'hui la vie quotidienne d'un groupe d'étudiants sous l'occupation nazie dans le premier maquis de France : Paris. Introuvables depuis longtemps, restés secrets jusqu'à la Libération, les écrits de la petite Rainer, découverts en 1945 par Pablo Picasso et Paul Eluard, nous sont rendus ici. Document rare pour le cinquantième anniversaire de la libération de Paris, ces pages écrites dans le combat et la prison nous font découvrir une jeunesse qui n'avait pas vingt ans lors du débarquement allié en Normandie et pouvait à la fois mener la lutte armée, tenir bon sous la torture, écrire des poèmes et aussi des lettres d'amour.
Riffaud Madeleine ; Morvan Jean-David ; Bertail Do
Résumé : En attendant L'Edredon rouge, tome 2 de Madeleine résistante, les Cahiers vous permettent de découvrir en avant-première ce témoignage essentiel et palpitant. Dans ce nouvel épisode, Madeleine va croiser la route des " FTP-MOI " (francs-tireurs et partisans de la main-d'oeuvre étrangère) de Missak Manouchian. Découvrant, quelques semaines plus tard, sur la célèbre Affiche rouge, qu'ils auront été fusillés, elle rejoindra à son tour les FTP. Madeleine entendra également parler d'un certain débarquement. Une joie qui sera pour elle de courte durée...
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.