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Journaliers d'Isabelle Eberhardt
Riéra Brigitte
L'HARMATTAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782296050266
Quand on parle d'Isabelle Eberhardt, on oublie vite et trop souvent qu'elle a payé de sa vie des choix et des risques inconcevables au début du XXe siècle dans un destin de femme. Les Journaliers ne sont pas des chroniques d'outre-mer dans le goût de l'Orient hérité des Romantiques mais le journal d'une vie de souffrance, de misère et d'exaltation dont le courage a consisté notamment à prendre la mesure du désir d'écrire et à le mettre en tension permanente avec une culture, un pays, une spiritualité et l'humanité qui émane de ces choix. La vie de cette aventurière à la réputation sulfureuse, qui voyageait sous l'identité de Mahmoud Saâdi, a longtemps occulté la dimension littéraire de ses nouvelles et de son journal. Le style des Journaliers oscille entre la spontanéité d'un peintre coloriste et la profondeur mystique d'un itinéraire spirituel. Cette étude se voudrait un retour au texte original afin d'en exprimer la modernité, tant dans sa vision extatique de l'Orient que dans l'amour irraisonné d'un pays et la psyché complexe d'une femme construite au fil de ses errances.
J'ai souvent pensé qu'à un certain moment, et sans qu'il me fût possible de savoir pourquoi, ma femme avait froidement décidé de m'expulser de sa vie". Voilà donc déclenché le ressort infernal du roman noir. Imaginez le générique de Kiss me deadly de Robert Aldrich. Voilà. Vous y êtes. Un homme est embarqué dans une histoire qu'il ne maîtrise pas. Dépossédé de son existence, il n'en est plus que le voyeur halluciné. Elle défile devant lui sous la forme d'instantanés dont l'accélération le conduit... à Marrakech ? Mais est-ce bien la fatalité qui mène la danse ou plutôt lui - cet homme en proie au désir obsédant de sa disparition - qui en organise la subtile et haletante mécanique ? Et Marrakech ne serait-il pas le point ultime d'une stratégie de l'effacement ? Ou bien encore, cette histoire, marquée par l'insolite, la violence, la déviance, l'humour ivre, ne serait-elle pas l'expression oblique, perverse, d'une réalité en état de surchauffe ?
Comment réagiriez-vous si, un beau jour, un inconnu vous apportait des lettres remettant en question votre filiation? Et si une romancière connue et désespérée vous demandait votre aide pour retrouver les traces de sa mère disparue à la frontière espagnole entre le 31 décembre 1959 et le 4 janvier 1960? Que faisait à Port-Bou Cecilia Balaguer? Qui était cet amant mystérieux, destinataire de ses lettres? Autant d'énigmes quela narratrice tente de résoudre en recherchant tous ceux et celles qui ont pu connaître sa mère, à Barcelone, Paris, Majorque. Mais à mesure que parle la mémoire le mystère s'épaissit. Dans les brumes de ce premier hiver des années soixante, de multiples Cecilia Balaguer résistent à livrer le secret de toute une vie tandis que se détache la silhouette d'un homme reconnaissable entre tous. Lecteur, vous qui avez peut-être connu les noires années dufranquisme, ou qui connaissez des gens qui les ont vécues, quand vous aurez fini ce livre émouvant et intense, qui sait si vous ne pourrez pas contribuer à éclaircir définitivement l'énigme de la disparition de Cecilia Balaguer. Biographie: Carme Riera, originaire de Majorque, est professeur de littérature espagnole à l'Université autonome de Barcelone. Elle a reçu le Premio Nacional de Narrativa pour son roman Dins el darrer blau.
Résumé : Les péripéties de la vie d'Intisar résultent de l'agrégat des témoignages de dizaines de femmes que Pedro Riera a rencontré au cours de ses voyages au Yémen. Son talent de raconteur donne une véritable humanité à ce personnage de papier qui exprime avec justesse les espoirs et les combats au quotidien des femmes yéménites que la guerre civile et l'exil libèrent en partie de l'emprise des hommes.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.