Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La maison de mes pères N° 1 : Un récit qui donne un beau visage
Riel Jorn
10 X 18
6,10 €
Épuisé
EAN :9782264028853
On ne parlait jamais de mère dans la maison de Pete et comme j'étais loin de me douter de la nécessité d'une telle créature, elle ne me manquait pas le moins du monde. J'étais entièrement satisfait par ma nourrice Aviaja, une délicieuse vieille femme eskimo que les hommes firent venir à la maison peu après ma naissance. Ce fut seulement vers l'âge de dix ans, après avoir ressenti pendant un certain temps quelque chose de nouveau et de très doux au-dessous de la ceinture, que je commençai à réfléchir aux mystères de la conception. Un soir, j'allai donc trouver l'oncle Sam pour satisfaire ma curiosité..." Dans ce premier volume de la trilogie, Jørn Riel évoque l'enfance d'un garçon nommé Agojaracq, en compagnie duquel on découvre l'extraordinaire société des Eskimos. Né d'une femme au coeur très chaud, le petit Agojaracq grandit auprès de ses deux pères, de ses trois oncles et de sa nourrice eskimo, la vieille Aviaja, recueillie sur la glace un jour où, assise sur une peau, elle attendait la mort.
La nuit polaire est longue au Groenland. Pour la meubler, les chasseurs disséminés sur le désert de glace se racontent leurs aventures, véridiques ou pas, autour d'une bouteille de schnaps. Mais parfois l'inspiration déserte. Au seuil du désespoir de ne plus pouvoir écrire, le poète Anton Petersen s'apprêtait ainsi sans le savoir à vivre l'expérience la plus bouleversante de son existence...
La nuit polaire est longue au Groenland. Pour la meubler, les chasseurs disséminés sur le désert de glace se racontent leurs aventures, véridiques ou pas, autour d'une bouteille de schnaps. Mais voilà que, lors de la veillée de Noël, un Lasselille abreuvé de Mort Noire découvre qu'il ne fait pas bon jouer avec les bougies...
Le versant arctique de l'oeuvre de Jørn Riel (dédié pour une part à Paul-Emile Victor - les deux hommes se sont côtoyés sur l'île d'Ella -, pour l'autre à Nugarssuguaq, la petite fille groenlandaise de Jørn Riel) est d'abord constitué de la série des Racontars arctiques, suite de fictions brèves ayant toujours pour héros - ou antihéros magnifiques - les mêmes trappeurs du Nord-Est groenlandais, paumés hâbleurs, écrivain de pacotille, tireur myope, philosophe de comptoir devant un imbuvable tord-boyaux, bourrus bienveillants, amoureux de cet être cruellement absent de la banquise, la femme. Au-delà du rire, parce que ces livres sont de nature à dérider les plus mélancoliques, c'est bien toute une nouvelle vision du monde que nous offre Jørn Riel. Celui qui a vécu le désert, désert de sable ou désert de glace, sait aller à l'essentiel.