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PHILOSOPHIE DE LA VOLONTE. Tome 1, Le volontaire et l'involontaire
Ricoeur Paul
AUBIER
22,40 €
Épuisé
EAN :9782700731026
Le volontaire et l'involontaire " constitue le premier tome, publié en 1950, de la trilogie de la " Philosophie de la volonté ". Deux projets s'y croisent. Le premier est de prendre la mesure de la passivité qui dément la prétention du cogito d'origine cartésienne à se poser souverainement lui-même. Le second est de porter aussi loin que possible la description pure - à la façon de l'intuition eidétique de Husserl - des structures du vouloir : projet, imputation, motivation, désir, effort, émotion, habitude, etc. Le premier projet appelle le complément d'une méditation sur la disproportion de soi à soi-même qui définit le statut ontologique de l'Homme faillible. Le second rencontre sa limite dans la nécessité de mettre entre parenthèse la condition d'une volonté toujours mauvaise. La parenthèse sera levée dans " La symbolique du Mal " qui marquera le passage d'une phénoménologie pure à une herméneutique.
Tenu pour le réfléchi de toutes les personnes grammaticales - comme dans l'expression le souci de soi -, le soi renvoie immédiatement à la question de son identité : Qui est le locuteur du discours ? Qui est l'agent ou le patient de l'action ? Qui est le personnage du récit ? Qui porte la responsabilité d'un acte ? Cette interrogation sur l'identité conduit à renouveler l'ancienne dialectique du Même et de l'Autre, puisque l'autre se dit de multiples façons et que le soi peut aussi être considéré en tant qu'autre. Les dix études qui composent cet ouvrage sont une réflexion sur le sens et le destin des philosophies du sujet.
Résumé : Cette étude est animée par le v?u de comprendre Levinas selon sa plus grande difficulté. Ce v?u explique le choix quasi exclusif, à titre de guide de ma lecture, de Autrement qu'être ou au-delà de l'essence. Le pari majeur de ce livre est de lier le destin du rapport à établir entre l'éthique de la responsabilité et l'ontologie au destin du langage et l'une et de l'autre : le Dire du côté de l'ontologie. (D'où) deux difficultés engendrées par la manière nouvelle de philosopher : Difficultés, d'une part, pour l'éthique de s'affranchir de son infatigable confrontation avec l'ontologie - difficulté, d'autre part, à trouver pour l'exception déréglant le régime de l'être, le langage qui lui convient, son langage propre, le dit de son Dire. Les deux difficultés sont indissociables et se condensent dans le mot, dans l'adverbe : autrement, autrement que...
Le devoir de mémoire. On a sans doute raison de l'invoquer contre la tentation d'oublier les périodes déshonorantes de l'histoire individuelle ou collective. On aurait toutefois tort de le laisser se figer en une formule ou un slogan. Le philosophe Paul Ricoeur nous aide à interpréter cette injonction, à en redécouvrir le sens, la pertinence et les enjeux. Ses analyses sur la mémoire partent de ses racines : qu'est-ce que le souvenir ? Qu'est-ce qu'écrire l'histoire ? Comment situer l'oubli dans la condition historique de l'homme ? L'ouvrage trouve son horizon dans l'examen final de la question du pardon. Nos obligations vis-à-vis du passé ne sont en effet pas toutes de mémoire. Ne faut-il pas aussi savoir oublier ? L'oubli n'est-il pas légitime quand il aide à survivre à la faute commise ? Devoir d'oubli ? Mais de quel oubli est-il alors question ? Non pas celui de complaisance concédé à l'usure du temps, ni celui de l'amnistie qui crée l'amnésie. Seul celui qu'offre le pardon peut conduire à surmonter le travail du deuil et à retrouver, à défaut d'innocence, une certaine insouciance. Des développements philosophiques très riches sur des questions essentielles. Mais aussi un ouvrage intime, sur la possibilité d'une "mémoire heureuse". --Émilio Balturi