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L'Idéologie et l'Utopie
Ricoeur Paul ; Revault d'Allonnes Myriam ; Roman J
POINTS
9,09 €
Épuisé
EAN :9782020837880
L'idéologie et l'utopie sont des phénomènes ambivalents. S'ils sont surtout considérés comme des phénomènes négatifs, parce qu'ils déforment la réalité ou s'en éloignent, l'idéologie et l'utopie doivent également être analysés comme des phénomènes positifs, c'est-à-dire comme des processus susceptibles de constituer la réalité ou de la réfléchir. Notre rapport à la réalité est d'ordre symbolique. L'idéologie est considérée comme une distorsion de la réalité. Or, il est impossible de comprendre comment la réalité peut se transformer en idée, ni comment elle peut être déformée, si on ne prend pas en compte le fait que la réalité sociale a au fond une structure symbolique. Avant d'être déformatrice, l'idéologie est d'abord constitutive de notre rapport à la réalité. L'utopie peut avoir un rôle critique. L'utopie n'est pas seulement la construction d'un système qui s'éloigne de la réalité ; c'est depuis l'utopie, depuis le non-lieu fictif qu'elle produit, que nous pouvons réfléchir notre réalité sociale, et que nous pouvons juger les déformations idéologiques dont un pouvoir peut être affecté.
Le devoir de mémoire. On a sans doute raison de l'invoquer contre la tentation d'oublier les périodes déshonorantes de l'histoire individuelle ou collective. On aurait toutefois tort de le laisser se figer en une formule ou un slogan. Le philosophe Paul Ricoeur nous aide à interpréter cette injonction, à en redécouvrir le sens, la pertinence et les enjeux. Ses analyses sur la mémoire partent de ses racines : qu'est-ce que le souvenir ? Qu'est-ce qu'écrire l'histoire ? Comment situer l'oubli dans la condition historique de l'homme ? L'ouvrage trouve son horizon dans l'examen final de la question du pardon. Nos obligations vis-à-vis du passé ne sont en effet pas toutes de mémoire. Ne faut-il pas aussi savoir oublier ? L'oubli n'est-il pas légitime quand il aide à survivre à la faute commise ? Devoir d'oubli ? Mais de quel oubli est-il alors question ? Non pas celui de complaisance concédé à l'usure du temps, ni celui de l'amnistie qui crée l'amnésie. Seul celui qu'offre le pardon peut conduire à surmonter le travail du deuil et à retrouver, à défaut d'innocence, une certaine insouciance. Des développements philosophiques très riches sur des questions essentielles. Mais aussi un ouvrage intime, sur la possibilité d'une "mémoire heureuse". --Émilio Balturi
Résumé : Cette étude est animée par le v?u de comprendre Levinas selon sa plus grande difficulté. Ce v?u explique le choix quasi exclusif, à titre de guide de ma lecture, de Autrement qu'être ou au-delà de l'essence. Le pari majeur de ce livre est de lier le destin du rapport à établir entre l'éthique de la responsabilité et l'ontologie au destin du langage et l'une et de l'autre : le Dire du côté de l'ontologie. (D'où) deux difficultés engendrées par la manière nouvelle de philosopher : Difficultés, d'une part, pour l'éthique de s'affranchir de son infatigable confrontation avec l'ontologie - difficulté, d'autre part, à trouver pour l'exception déréglant le régime de l'être, le langage qui lui convient, son langage propre, le dit de son Dire. Les deux difficultés sont indissociables et se condensent dans le mot, dans l'adverbe : autrement, autrement que...
Erwin Schrödinger, le grand pionnier de la théorie quantique, est-il vraiment mort en 1961 ? On peut légitimement en douter à la lecture des textes ici rassemblés, qui montrent que sa pensée n'a rien perdu de son actualité. Il y évoque la "barbarie de la spécialisation" et la nécessaire intégration de la science à la culture, convaincu que la recherche scientifique doit aller de pair avec l'"enquête" philosophique et la réflexion épistémologique. Il y parle de la science d'une voix étonnamment proche, avec cet inimitable mélange de profondeur et de légèreté, et ce lumineux sens de l'analogie qui a fait le succès du célèbre article (inédit en français) du "Chat de Schrödinger". Un chat qu'il faut bien - comme Schrödinger lui-même - imaginer à la fois mort et vivant. Né à Vienne. Son oeuvre de physicien culmine en 1926 avec la formation de l'"équation Schrödinger", élément décisif de la théorie quantique qui venait alors d'être crée. Ce travail lui vaut le prix Nobel en 1933. En 1939, il émigre en Irlande, où il demeure jusqu'en 1956. Passionné par la philosophie depuis son adolescence, il s'y consacre presque exclusivement à plusieurs reprises durant sa vie.
Résumé : Les trois essais qui composent ce livre constituent la synthèse des recherches poursuivies par Lorenz dans le domaine de la biologie du comportement, et pour lesquelles le prix Nobel de médecine et physiologie lui a été décerné en 1973. S'appuyant sur des observations précises, Lorenz donne à l'éthologie son premier contenu scientifique positif. Il souligne la continuité des sociétés animales et humaines et montre les prolongements philosophiques de son étude de l'instinct.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'Égypte ancienne n'est pas seulement la terre des pharaons, des pyramides et de fabuleuses richesses. C'est aussi le pays d'un peuple dont ce livre a le mérite de nous montrer, par le texte et par l'image son existence et ses préoccupations de tous les jours : travaux des champs, lutte contre la pauvreté et la disette, croyance dans un au-delà pareil à l'en-deçà, dont les dieux, semblables aux humains, sont souvent incapables de trancher contre le mal en faveur du bien. Au total, ce livre aux images évocatrices, constitue un panorama de la vie quotidienne dans ce qui fut l'un des plus grands empires du monde antique.