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A L'ECOLE DE LA PHENOMENOLOGIE
RICOEUR
VRIN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782711609161
Le lecteur trouvera ici rassemblés quelques textes qui appartiennent aux années d'apprentissage de leur auteur. La plupart sont consacrés exclusivement à celui qui fut un de ces peu nombreux éducateurs à la pensée : Edmund Husserl. Ils justifient pleinement le titre donné à la collection d'articles : A l'école de la phénoménologie, étant entendu que le titre de phénoménologie s'identifie ici au nom de son second fondateur, après Hegel. Si l'introduction aux Idées directrices, tome I, ainsi que le commentaire accompagnant la traduction de 1950, ne figurent pas dans ce recueil, les Idées directrices, tome II, et surtout les Méditations Cartésiennes, sans oublier la Krisis, sont largement commentées. On a joint deux ou trois essais dans lesquels l'auteur se livre à quelques exercices de caractère plus personnel. Mais ils ont tous été composés à l'école de la phénoménologie husserlienne.
Ricoeur Paul ; Abel Olivier ; Goldenstein Catherin
Résumé : Dans cette très belle méditation, le philosophe Paul Ricoeur, âgé de 83 ans en 1996, ose se confronter à la question : "Que puis-je dire de ma mort ?". Comment "faire le deuil d'un vouloir-exister après la mort" ? Cette longue réflexion sur le mourir, sur le moribond et son rapport à la mort, également sur l'après-vie, passe par deux médiations : des textes de survivants des camps (Semprun, Levi) et une confrontation avec le grand exégète Xavier Léon-Dufour sur la question de la résurrection. Il en ressort la nécessité de faire le deuil de toute image ou représentation naïve tant de ce monde-ci que d'un au-delà fantasmé. La seconde partie du livre est composée de textes courts écrits en 2004 et 2005, que le philosophe a lui-même appelés "fragments". Le dernier, daté de Pâques 2005, a été écrit un mois avant sa mort.
On a réuni dans un seul volume " L'homme faillible " et " La symbolique du Mal " qui ensemble formaient le second tome, publié en 1960, de la " Philosophie de la volonté ", sous le titre commun : Finitude et culpabilité. Dans le premier ouvrage, on soutient la thèse selon laquelle la fragilité ontologique issue de la disproportion de soi à soi-même, illustrée tour à tour dans l'ordre du Penser, de l'Agir, puis du Sentir, n'est pas en soi mauvaise. La finitude n'est pas le mal. Dans le second volume, on s'emploie à montrer que la condition mauvaise de la volonté est d'ordre contingent et historique par rapport à la constitution essentielle de la volonté et relève d'une herméneutique des symboles et des mythes du mal qui structurent la mémoire de l'homme occidental, juif et grec.
Le lecteur trouvera ici rassemblés quelques textes qui appartiennent aux années d'apprentissage de leur auteur. La plupart sont consacrés exclusivement à celui qui fut un de ces peu nombreux éducateurs à la pensée: Edmund Husserl. Ils justifient, pleinement le titre donné à ce recueil: A l'école de la phénoménologie, étant entendu que le titre de phénoménologie s'identifie ici au nom de son second fondateur, après Hegel. Si l'introduction aux Idées directrices, tome I, ainsi que le commentaire accompagnant la traduction de 1950, ne figurent pas dans ce recueil, les idées directrices, tome II, et surtout les Méditations cartésiennes, sans oublier la Krisis, sont largement commentées. On a joint deux ou trois essais dans lesquels l'auteur se livre à quelques exercices de caractère plus personnel. Mais ils ont tous été composés à l'école de la phénoménologie husserlienne.
Le devoir de mémoire. On a sans doute raison de l'invoquer contre la tentation d'oublier les périodes déshonorantes de l'histoire individuelle ou collective. On aurait toutefois tort de le laisser se figer en une formule ou un slogan. Le philosophe Paul Ricoeur nous aide à interpréter cette injonction, à en redécouvrir le sens, la pertinence et les enjeux. Ses analyses sur la mémoire partent de ses racines : qu'est-ce que le souvenir ? Qu'est-ce qu'écrire l'histoire ? Comment situer l'oubli dans la condition historique de l'homme ? L'ouvrage trouve son horizon dans l'examen final de la question du pardon. Nos obligations vis-à-vis du passé ne sont en effet pas toutes de mémoire. Ne faut-il pas aussi savoir oublier ? L'oubli n'est-il pas légitime quand il aide à survivre à la faute commise ? Devoir d'oubli ? Mais de quel oubli est-il alors question ? Non pas celui de complaisance concédé à l'usure du temps, ni celui de l'amnistie qui crée l'amnésie. Seul celui qu'offre le pardon peut conduire à surmonter le travail du deuil et à retrouver, à défaut d'innocence, une certaine insouciance. Des développements philosophiques très riches sur des questions essentielles. Mais aussi un ouvrage intime, sur la possibilité d'une "mémoire heureuse". --Émilio Balturi
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.