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De la Réforme à la Révolution. Études sur la France moderne
Richet Denis
AUBIER
38,70 €
Épuisé
EAN :9782700722321
Centrés sur le XVIIe siècle (dont Denis Richet était un grand spécialiste) mais traitant aussi du XVIIIe, les textes ici rassemblés concernent l'Histoire des mentalités religieuses (jansénisme, congrégations...), l'histoire économique et, surtout, l'histoire sociale et politique (avec le long texte consacré à la famille du chancelier Séguier, grand serviteur de Louis XIII). Le centre de ce volume est donc consacré à un groupe social, la haute robe. A travers les contrats de mariage, les inventaires après décès, les achats et les ventes de terres ou d'offices, Denis Richet retrace l'itinéraire exemplaire d'une famille : en six générations, Etienne Séguier, l'apothicaire de Saint-Pourçain donne naissance à un chancelier de France dont la fille épouse un bâtard royal. Autour des Séguier, leurs collègues, les Nicolay, les Luillier, les Hennequin, les Du Tillet, les Bérulle : partis de la boutique, ils grimpent les échelons de la magistrature, depuis les auditeurs des Comptes et les secrétaires du Roi jusqu'aux présidents à mortier du Parlement de Paris. Par le jeu des intermariages et de la transmission familiale des charges, ils monopolisent une fonction : celle des grands serviteurs de l'Etat, source de leur fortune et de leur prestige. Pour que leur histoire particulière rejoigne l'Histoire tout court, il faut entrer en jeu un autre élément : l'évolution intellectuelle de la noblesse de robe. Rejetant la double tentation de la Réforme et de l'extrémisme catholique de la Ligue, les parlementaires se reconnaissent d'abord dans la Contre-Réforme, puis dans le jansénisme, enfin dans le courant de pensée réformateur dont Fénelon fut, pour un temps, la figure de proue. Dans Elite et despotisme, article écrit en 1969, Denis Richet prolonge son raisonnement jusqu'à la "révolution aristocratique" de 1789 : n'est-ce pas la révolte des parlementaires qui déclenche la crise où l'Ancien régime finira par sombrer ? Ainsi la filiation, au sein d'un même groupe social, des dissidences successives permet de comprendre comment le privilège a été "le véritable ancêtre, le père légitime, la source authentique" de la liberté.
Boire un verre de vin par jour est-il bon pour la santé? La viande rouge est-elle si nocive? Pourquoi l'avocat protège-t-il du risque cardiaque? Quelles molécules dans la betterave sont-elles anti-cancéreuses? Les champignons améliorent-ils notre immunité? Pourquoi l'oignon, comme le pain de seigle, peuvent-ils modifier l'expression de nos gènes? Si beaucoup d'ouvrages pointent les vertus de divers aliments "santé", la plupart n'en présentent qu'un tableau simpliste et caricatural. Or, chaque aliment délivre une multitude de nutriments, certains s'opposant entre eux. En analysant en détail 33 aliments fondamentaux de notre quotidien, le nutritionniste Denis Riché, fort de nombreuses études récentes, décrit avec clarté l'intérêt réel de chacun, notamment pour la prévention du cancer et des maladies cardio-vasculaires. Il balaie certaines idées reçues et démontre toute l'importance des quantités, de la fréquence d'ingestion, des modes de préparation ou de la provenance de ces aliments. Ce livre recèle d'informations précises et de conseils pratiques pour notre santé.
La plupart des ouvrages consacrés à l'alimentation du sportif envisagent la question sous l'angle de la compétition ou de la haute performance, et présentent un abord délibérément théorique, mais ne recouvrent pas forcément l'ensemble des situations rencontrées sur le terrain. Comme nous l'ont suggéré les multiples interrogations soulevées à l'occasion de colloques, de conférences ou encore de courriers, des problèmes très concrets et des disciplines entières se trouvent exclus du champ de réflexion des spécialistes. Les concepts de la nutrition top niveau, par exemple, s'appliquent à des individus dont la vie tourne uniquement autour de cette activité, et est organisée en conséquence. Mais qu'en est-il de ceux qui s'entraînent après le travail, à midi, ou qui, à l'image d'un nombre croissant de nos concitoyens, subissent les astreintes d'horaires décalés ? Existe-t-il des procédures diététiques réduisant la fatigue cérébrale ? Comment optimiser la vigilance ? Comment faire le tri parmi tous les compléments nutritionnels proposés sur le marché ? Quelles recommandations proposer aux skieurs, aux footballeurs, aux golfeurs, etc. ? Que conseiller aux sportifs effectuant des tournois ? Aux parents de jeunes athlètes ? Aux sportifs du dimanche désireux de ne pas grossir ? Tels sont quelques-uns des 80 thèmes abordés dans la nouvelle édition revue et actualisée de ce livre, dont la première édition date de 1998, où il nous étonnerait fort que chacun d'entre vous ne trouve pas, enfin, la réponse claire et explicite à la préoccupation diététique qui accapare son esprit, depuis parfois très longtemps.
Comment notre alimentation peut-elle occasionner des douleurs? En quoi consiste ce lien étonnant? Quel est le rôle de l'intestin, et celui de notre système immunitaire? Comment notre alimentation et certains nutriments peuvent-ils influer sur ces phénomènes? Pour quels résultats? Sont-ils durables?Cet ouvrage, qui allie connaissances fondamentales récentes et expérience de terrain, acquises notamment ces dix dernières années auprès de patients fibromyalgiques, propose une synthèse cohérente et une prise en charge très détaillée. Étayé d'une bibliographie fournie, illustré de figures pédagogiques et d'encadrés documentés, il s'adresse à toutes celles et ceux qui, dans leur quotidien, dans leur travail ou par curiosité, sont confrontés à la douleur chronique.Denis Riche est titulaire d'un doctorat de nutrition humaine. Fondateur de la micronutrition et auteur d'une quinzaine d'ouvrages, il est notamment enseignant à la faculté de Poitiers (responsable d'un du consacré à la micronutrition), ainsi qu'à la faculté de pharmacie de Dijon (du «alimentation, santé et micronutrition»). Il travaille encore beaucoup dans le domaine du sport, ce qui l'a amené à s'intéresser plus particulièrement à la douleur, à la sphère digestive et à l'immunité.
Extrait de l'avant-propos:Nous donnons dans cet ouvrage les bases d'une manière particulière d'aborder la nutrition. On la connaît sous le nom de «micronutrition». L'objectif de ce livre est à la fois d'exposer les données théoriques sur lesquelles s'appuie la réflexion des spécialistes de cette discipline, et d'expliquer comment et pourquoi cette nouvelle manière d'envisager les liens entre l'alimentation et la santé est apparue. Une large part de cet ouvrage expose des données fondamentales, admises, qui sont accessibles à tous et leur prise en compte ne constitue pas une spécificité de la micronutrition. Par contre, il s'agit du «bagage» sur lequel s'appuie l'expertise qui conduit le praticien à élaborer un protocole auprès de son patient. Le lecteur trouvera donc une synthèse assez abondante des dernières données de la littérature susceptible de servir à la prise en charge optimale du sportif. Si les éléments fondamentaux considérés ne distinguent pas la micronutrition, en quoi est-elle originale, en quoi se reconnaissent ceux qui s'y forment à l'université? C'est dans la façon d'envisager l'apport optimal de l'individu. Ainsi, la nutrition tente de définir les apports alimentaires permettant à un sujet moyen de satisfaire les recommandations des experts. Ces recommandations sont celles qui permettent statistiquement, à une population donnée, de réduire au minimum le risque de carence. Il s'agit, en quelque sorte, d'optimiser le contenu de l'assiette «gaussienne». Cette approche est intéressante, du fait qu'elle permet de constater, chez une forte proportion de sujets, l'existence d'apports non optimaux. Ce constat, mathématiquement, s'accompagne d'un risque accru de déficit. Plus la proportion de sujets dont les apports se situent en dessous de ces chiffres augmente, et plus on considère que le statut de la population risque d'être déficitaire. On suppose que ce déficit affectera alors le déroulement de nombreux processus vitaux. Mais ce n'est qu'une hypothèse. Il n'est pas exclu que l'individu présentât des besoins se situant à un niveau largement supérieur à la valeur «moyenne» ou que les processus de perte majorent nettement ses besoins. Chez lui, la couverture des besoins théoriques ne suffirait pas. De fait, lorsqu'on travaille auprès de sportifs de haut niveau, pour qui l'optimisation des apports est un objectif indispensable à atteindre, on en vient peu à peu à admettre, au fil des années et au cours des différentes expériences vécues, que la lecture du contenu de la ration ne permet en rien de prédire l'état de santé d'un sujet à l'instant «t» où on le voit, et encore moins les performances accomplies. On peut ainsi rencontrer des individus qui satisfont les besoins théoriques en un grand nombre de nutriments mais se blessent, tombent malades ou signent des contre-performances. Et inversement, d'autres dont les choix s'éloignent significativement des standards conseillés aux sportifs, qui se montrent très performants et semblent posséder une santé de fer. Autrement dit, les études sur lesquelles les experts s'appuient pour établir les recommandations sont justes. Les apports peuvent être évalués de façon assez précise. Mais au bout du compte, on n'en déduit pas pour autant l'adéquation de la ration aux besoins de l'individu. Cette conclusion clôturait le Guide nutritionnel des sports d'endurance, paru il y a dix ans, qui se refermait sur un constat d'impuissance chez ceux qui maîtrisaient les outils de la nutrition conventionnelle. Présenté à l'époque comme un ouvrage abouti aidant à optimiser le contenu de l'assiette (où trouver le zinc, le manganèse, etc.), il ne permettait pourtant pas d'élaborer un modèle alimentaire mettant à l'abri de troubles attribuables à des déficits. L'un des enjeux de la décennie qui vient de s'écouler, était donc de réussir à établir une véritable corrélation entre le contenu de l'assiette et l'optimisation des performances, c'est-à-dire entre la ration et le fonctionnement de l'organisme.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
Van Orman Quine Willard ; Largeault Jean ; Laugier
Au centre de ce volume se trouve " L'épistémologie naturalisée ", sans doute le texte le plus influent de Quine : référence de la philosophie analytique dans sa version naturaliste, il a été utilisé non seulement comme manifeste philosophique des sciences cognitives, mais aussi comme signal d'un renoncement à l'antipsychologisme des pères fondateurs de la philosophie analytique. Quine y affirme que l'épistémologie devient " un chapitre de psychologie ", puisqu'elle étudie " un phénomène naturel, à savoir un sujet humain physique " et sa production de théorie (output) à partir de données sensorielles (input). Il reverse la question épistémologique à la psychologie, la renvoyant au schème conceptuel de la science dans son ensemble. L'inverse vaut aussi : la science naturelle, par un effet de " mise en abyme ", est finalement contenue dans l'épistémologie. On comprend pourquoi il est important que l'épistémologie soit naturalisée, et non, comme on l'imagine parfois, l'esprit, l'intentionnalité ou le langage. Naturaliser signifie renoncer à toute fondation extérieure à la nature, et certainement pas retrouver de nouvelles certitudes dans la science. Un naturalisme second ne serait plus fondé sur le modèle des sciences de la nature, mais sur notre nature, qui est sociale. Cet ouvrage a ainsi lancé le débat crucial sur les variétés du naturalisme : Sellars, Strawson, Putnam puis McDowell ont travaillé à élaborer ce naturalisme de la seconde nature. Le naturalisme devient alors simplement une position immanente, refusant toute argumentation transcendantale et toute position d'arrogance de la philosophie comme de la science. La réflexion sur le naturalisme, sur ses limites et sa nature, est certainement un élément essentiel de l'héritage philosophique de Quine aujourd'hui, et l'acquis le plus durable de la Relativité de l'ontologie.