Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Crises en Asie du Sud-Est
Richer Philippe
SCIENCES PO
13,50 €
Épuisé
EAN :9782724607666
Devant le rythme soutenu de la croissance économique en Asie du Sud-Est depuis une bonne décennie, on s'est mis à penser que les pays de la région qui n'étaient ni tigre ni dragon le deviendraient bientôt. Chacun a cru en un avenir de plus en plus radieux pour tous. Il fallut déchanter. En juillet 1997, le bath thaïlandais dégringolait. Il entraînait dans sa chute la rupiah indonésienne et d'autres monnaies de l'Asie du Sud-Est, fragilisant brutalement certains pouvoirs politiques. Du boom, tant vanté, on avait négligé les redoutables effets sociaux. On avait oublié que chaque Etat avait conservé son originalité et ses difficultés susceptibles de mettre en péril la solidarité. Passé la panique et les féroces critiques adressées au FMI, appelé au secours, la catastrophe affichait ses réelles dimensions. Sérieuses, très profondes mais non sans espoir de rétablissement. Après avoir établi un bilan à la veille de la crise économique, les auteurs de cet ouvrage s'attachent à caractériser l'évolution de chacun des dix Etats du Sud-Est asiatique. Pour mieux répondre à la question : " Et maintenant, quelles perspectives pour l'Asie du Sud-Est ? ".
Le rôle croissant de la Chine dans l'économie de l'Asie, pour ne pas parler d'impérialisme touchant les pays d'Asie du Sud-Est, son hégémonie militaire sur de vastes zones de la mer du Sud, son rôle ambigu vis-à-vis de la Corée du Nord, sont autant de dossiers qui inquiètent, tant en Asie que dans le reste du monde. Philippe Richer reprend donc l'histoire de ces relations depuis 1945, en gros depuis l'accession au pouvoir du Parti communiste chinois. Comprendre le présent à partir du passé, est une maxime qui trouve tout son sens avec la Chine et ses voisins. "Dans l'intérêt de notre pays", avait proclamé Deng Xiaoping, le but de notre politique est de créer un environnement pacifique pour atteindre nos quatre modernisations ; ce sont des mots sincères et non juste des théories creuses ". L'examen des actions et réactions de la République populaire de Chine en Asie permettra-t-il de conclure que ses Héritiers agissent en conformité avec la consigne de Deng ?
Les Souvenirs de Philippe Richer témoignent d'une vie bien remplie, de la Résistance et la déportation à la diplomatie et au Conseil d'Etat. Un long séjour comme ambassadeur de France auprès de la République démocratique du Vietnam (Nord Vietnam) au temps de la réunification et de la fin de la guerre "américaine" d'Indochine (1975) renforce un intérêt pour la région commencé par deux ans de guerre comme officier avec le corps expéditionnaire français dans les années 1946-1948. L'autre intérêt de cet ouvrage repose sur la proximité de l'auteur avec Pierre Mendès France : tant sur les moeurs politiques et électorales de la IVe République que sur le conflit algérien, les souvenirs de Philippe Richer apportent un témoignage de qualité.
Si, en 1973, les Accords de Paris mettent fin à "la guerre américaine", l'unité du Viêt-nam est alors loin d'être acquise. Aucune des parties participant aux accords ne joue pleinement le jeu, tant et si bien que, en 1975, assurés que les forces américaines n'interviendront plus, les communistes lancent leur dernière offensive qui les conduit à mettre la main sur tout le pays. Soucieux d'apparaître comme respectueux du Droit, ils maintiennent en vie le G.R.P. Ils demandent même que les deux Viêt-nam entrent ensemble aux Nations Unies. Comme le G.R.P. n'est qu'une ombre (celle d'Hanoï, quoi qu'en pensent Paris et son représentant à Saigon), il revient à l'ambassadeur de France, à Hanoï précisément, de convaincre le Quai d'Orsay et l'Elysée qu'en fait, dès le 30 avril 1975, le Viêt-nam n'est qu'un, dirigé par le seul parti communiste viêmamien. La tâche est difficile voire ingrate. Le clan des "Cochinchinois" est actif à Paris et le messager qui vient d'Hanoï plutôt mal reçu. Franc-diplomate, P. Richer, l'ambassadeur, ne se décourage pas. Télégramme après télégramme, il réaffirme ses convictions. Finalement, son interprétation de la situation sera reconnue par l'Elysée. Et lui-même... remercié.
Deux degrés, cela semble peu, mais c'est énorme. La température terrestre a déjà augmenté d'un degré depuis l'époque préindustrielle. Les émissions de carbone liées aux activités humaines en sont les premières responsables. Des bouleversements climatiques sont en cours et leurs impacts ne vont que s'aggraver. Il est presque sûr que nous ne tiendrons pas l'objectif, solennellement acté par les gouvernements du monde, de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2 °C. La raison de cette incapacité tient à la triple dépendance de nos sociétés (technique, économique, culturelle) aux énergies fossiles, qui en constituent un soubassement aussi diffus que puissant. La science nous annonce qu'à ce rythme le pire est à craindre. Mais cela n'induit pas une fuite individuelle. Nous devons, au contraire, faire face collectivement. Constatant l'impossibilité actuelle de changer radicalement nos modes de vie et d'organisation, ce livre nous engage néanmoins à suivre plusieurs voies réalistes d'adaptation et de réforme pour préparer un futur moins sombre.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.