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Voir Gandhi. L'extraordinaire périple de Lanza del Vasto
Richaud Frédéric
GRASSET
21,60 €
Épuisé
EAN :9782246811114
J'ai voulu raconter l'histoire d'un périple et d'une transcendance. L'histoire d'un jeune aristocrate d'origine Italienne, dandy amoureux fou des femmes et lettré un peu misanthrope qui, un jour de décembre 1936, décide de tout laisser derrière lui, sa famille, sa situation, l'Europe, ses amis pour s'en aller, pieds nus, vers l'Orient, à la rencontre de Gandhi... " F. R. Ce marcheur infatigable assoiffé d'idéal, c'est Lanza del Vasto. Disciple de Gandhi, il popularisa sa pensée en Occident dans un ouvrage légendaire, Le pèlerinage aux sources. Intellectuel engagé, il fut de tous les combats contre la guerre, la bombe nucléaire, la société de consommation, le scepticisme de ses contemporains et, à sa façon, un des pionniers de l'écologie. Mystique pour certains, gourou pour d'autres, il fonda la communauté de l'Arche, dans le Larzac, pour mettre en pratique les enseignements du Mahatma. Voir Gandhi nous invite à redécouvrir, pas à pas, l'éveil spirituel de ce jeune homme, depuis le petit village des Pouilles où il naquit en 1901, jusque sur les contreforts hostiles de l'Himalaya où il comprit, en 1937, alors qu'il frôlait la mort, ce pour quoi il avait été créé. Plus qu'un récit d'apprentissage, un pèlerinage vers l'Absolu.
Résumé : Versailles, le plus grand palais du monde. Un homme sans titres règne sur le potager du Roi. Jean-Baptiste de la Quintinie qu'on appelle aussi " Monsieur le jardinier " sarcle, bêche, greffe, se bat contre les insectes et les intempéries. Il nourrit tout le château, royaume des perruques, des rires et des trahisons. Cet homme est un mystère pour la Cour. Qui est-il ? D'où vient-il ? Admiré par Louis XIV, estimé par les savants, il est aussi jalousé de tous... Invité aux bals mais exilé dans l'ombre du palais, c'est un roi sans gloire dont la vie est étrangement rythmée par les saisons. De son potager, Monsieur le jardinier observe le ballet des courtisans...
Engagés, volontaires, face à l'horreur. Afrique centrale. Près de 2 millions de personnes survivent dans des camps de réfugiés, dépendant de l'aide humanitaire internationale. Les territoires alentour subissent les actions de rebelles qui sèment la mort et la destruction sur leur passage. Samy, jeune garçon d'à peine 12 ans, est enrôlé malgré lui dans les féroces milices d'enfants soldats pour commettre ces atrocités. Florence, photoreporter pour La Tribune de Genève, est envoyée dans une base de la Croix-Rouge pour témoigner de la situation. Deux personnages qui n'ont rien en commun, mais que le destin va réunir, à travers le sang et les larmes. Fiction inspirée de faits réels et publiée en partenariat avec le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), cette bande dessinée poignante nous plonge avec force dans la réalité des conflits meurtriers du continent africain. Un drame qui nous raconte en parallèle l'engagement sans faille et le courage exemplaire des volontaires de la Croix-Rouge.
Résumé : Au sortir de la Première Guerre mondiale, dans un village des Hautes-Alpes, la vie s'écoule rythmée par les saisons. Tout le monde se connaît à Saint-André, s'aime ou se jalouse. Une famille, surtout, aiguise l'attention : les Bénévent. Michel, paysan malin, silencieux, qui a épousé Lucie, la femme de son frère Antoine, mort au champ d'honneur ; Marie, la fille d'Antoine et de Lucie ; et Alice, la grand-mère. Si le village les connaît peu, eux-mêmes se croisent, se bousculent, s'ignorent... Un jour, Michel revient de Gap avec un journalier qu'il a embauché pour les moissons : Bastien. L'homme a couru la campagne et les villes. Il est même allé à Paris. Pour Marie, cette rencontre est bouleversante : elle voit vivre, dans les yeux et les mots de cet homme, les rêves qu'elle a longtemps entretenus. Devant elle, la vie, la liberté... Dans une langue bouleversante et solaire, Frédéric Richaud nous fait vivre une tragédie éternelle.
Résumé : Le Louvre, 1655. Catherine Beauvais, dite Cateau la borgnesse, promène sa difformité incongrue dans les couloirs du plus beau palais du monde. Sa présence indispose tout autant que la confiance que lui témoigne Anne d'Autriche. C'est que Catherine possède une connaissance unique des plantes, des ventres et des clystères. Cette science, alliée à une intelligence et une sensibilité hors du commun, lui a permis de se frayer un chemin jusqu'au postérieur de Sa Majesté la reine, une gloutonne qui, quotidiennement, se bourre de saucisses, de côtelettes et de pain bouilli. Comment se faire une place à la Cour, ce cénacle qui ne jure que par la beauté des formes, quand on est une créature issue d'un milieu modeste, habituée à inspirer le dégoût et la détestation ? Une plongée au royaume des apparences, où les monstres ne sont pas ceux que l'on croit.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.