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Femmes et libertinage au XVIIIe siècle. Ou les Caprices de Cythère
Richardot Anne
PU RENNES
13,00 €
Épuisé
EAN :9782868477385
Le libertinage du XVIIIe siècle, à présent bien connu et objet d'une fascination partagée , possède une face moins visible : son versant féminin, bordé d'ombre. Sans doute les femmes ont-elles été inévitablement intégrées à ce paysage de la galanterie mais c'est plutôt comme silhouette interchangeables aux traits confus qu'elles s'y installent. Le libertin occupe toute la place, bouchant la vue : prédateur à la Valmont ou à la Lovelace, insatiable séducteur à la Casanova, homme " à bonnes fortunes " ou habitué des lieux de plaisir les plus crapuleux, il se décline sous des figures que la littérature a rendues familières. Entre les femmes et le libertinage, l'articulation est plus hésitante et "capricieuse" : il faut étudier les pratiques et les représentations pour faire la part des occultations vertueuses et des fabrications fantasmatiques, afin de restituer à ces femmes des Lumières, qu'elles soient de chair ou de papier, une identité à la lois plus affirmée et moins caricaturale. C'est l'objet de cette réflexion collective qui se penche sur un XVIIIe siècle élargi - de saint Simon au premier romantisme - et tente d'explorer le libertinage " du côté des femmes ", à partir de la littérature comme des archives ou de la gravure, pour mieux souligner les enjeux et les périls, mais aussi les séductions de cette érotique nouvelle.
Rétif de La Bretonne Nicolas-Edme ; Richardot Anne
Fanchette, jeune, innocente et vertueuse, était tranquille chez son bienfaiteur Apatéon. Souvent elle s était aperçue qu'en lui parlant, il rougissait : lorsqu'ils revenaient ensemble, au lieu de lui donner la main pour descendre de la voiture, il la prenait dans ses bras, et la portait jusqu'à l'escalier : en montant, ses pieds touchaient à peine à terre ; l'obligeant vieillard la soulevait, et parvenait hors d'haleine à la porte de son appartement : sous prétexte qu'une chaussure trop juste pouvait la gêner, dès qu'ils étaient rentrés, lui-même présentait à Fanchette des mules élégantes, tombait à ses pieds pour l'empêcher de se baisser, et la débarrassait de son joli soulier. La jeune fille sentait au fond de son coeur une vraie reconnaissance de tous ces soins : cependant quelquefois ils la firent rougir". Voici des romans, des confessions, des lettres, des contes, des traités qui célèbrent avec éclat l'amour, le plaisir et les sens. Crus ou voilés, frénétiques ou poétiques, innocents ou cruels, les classiques de cette anthologie ont été retenus pour leurs qualités littéraires et leur importance historique. Mais outre l'énergie et l'invention érotique, on admirera dans ces oeuvres une inextinguible volonté de subversion et d'émancipation. Sous leurs coups de boutoir, la vieille morale vacille et les masques tombent. Cet "enfer" est aussi l'envers de notre littérature, une face cachée diablement enjouée.
L'art se transmet souvent d'homme à homme, passe de la main à la main, dans une relation intime et forte, quasi familiale, qui commence par une reconnaissance, soit que l'artiste en herbe élise un de ses aînés pour le constituer en parrain ou en père, soit que, plus confirmé, il croit voir son reflet dans un égal et se sente avec lui dans une connivence fraternelle qui lui permet d'entamer un dialogue. Toutes ces rencontres donnent lieu à des scènes légendaires que la littérature ou la peinture fixent, mais aussi a des récits plus ou moins édifiants, ceux d'amitiés heureuses ou tumultueuses. Il y est question d'héritage, de filiation, de reniement, de rencontres réussies ou de mauvaises rencontres. Les écrivains, les artistes ont, eux aussi, leurs histoires de famille. C'est la lecture des Chants de Maldoror qui redonne à Michaux le "besoin, longtemps oublié" , d'écrire. Labisse peint Bonjour, Monsieur Ensor et s'approprie certains des motifs de son oeuvre, masque ou squelette. Réda s'attache à Duke Ellington ou fait l'excursion du mont Ventoux, où il croise Pétrarque et Cingria. Quant à Proust, après avoir rencontré la Berma, Bergotte ou encore Elstir, c'est lui-même qu'il finit par trouver. Voilà à quoi servent parfois les médiateurs : ils révèlent. La liste est longue de ces rencontres, qu'elles aient eu lieu dans le monde de tous les jours - à Ostende ou Paris - ou par oeuvre interposée. Le propos de ce numéro est de mettre l'accent sur ces rencontres déterminantes.
Cet ouvrage présente 100 photographies de planches d'herbier réalisées à partir de plantes sauvages comestibles communes de France. En vis-à-vis de chaque planche, un texte indique la description précise de la plante, ses noms, son écologie, les confusions possibles, des indications sur les divers usages, et enfin une recette savoureuse, simple et économique. Ces planches ont été réduites de leur format initial (50x32cm). A la différence des herbiers traditionnels où la plante est récoltée un jour précis, dans cet ouvrage, chaque planche comporte plusieurs éléments de la plante récoltée au fil des saisons (racine, différentes feuilles, fleurs fruits, graines...), ce qui facilitera votre travail de détermination.
Résumé : "Les premiers temps de sa capture, c'est un petit être quasi bestial que découvrent les villageois de Songy : hirsute, violente, d'une voracité spectaculaire, s'exprimant par des "cris de gorge", grimpant aux arbres ou plongeant dans l'eau avec l'agilité la plus extrême. Ainsi nous apprend-on que deux ans encore après sa "prise", elle ne peut s'empêcher de se jeter tout habillée dans un étang qu'elle longe au hasard de sa promenade pour y attraper des grenouilles et les manger crues sur-le-champ, à la consternation générale", Anne Richardot. Peu avant Victor de l'Aveyron, "l'enfant-loup" qui inspirera François Truffaut, une jeune fille sauvage apparaissait près d'un village... Ce récit reconstruit son histoire : l'errance précédant sa découverte, puis les étapes d'une éducation, ou d'un apprivoisement.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.