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Les morales de Diderot
Richard Odile ; Stenger Gerhardt
HERMANN
32,15 €
Épuisé
EAN :9791037019608
Etudier l'actualité morale de Diderot vise à répondre à la demande d'une époque confrontée à une perte abyssale de valeurs, tant intellectuelles que religieuses ou politiques. Le concept de morale repousse et fascine à la fois nos générations, largement déchristianisées, privées des repères fournis naguère par les grandes idéologies et leurs mouvements politiques généreux. Comment concilier dès lors les notions de justice, d'égalité et de vivre-ensemble ? Comment répandre l'athéisme vertueux ? Diderot, comme Nietzsche plus tard, souhaitera la mise en place d'un art comme catéchisme du peuple. L'une des dernières réflexions du philosophe, dans Le Neveu de Rameau, n'est pas loin de substituer la contemplation du Beau à la pratique du Bien, et de placer l'art en valeur-refuge d'une société dévorée par la " soif de l'or " . Cela ne l'empêche pas de penser la politique en termes de morale, et d'observer en moraliste son contemporain, avec toujours à la bouche un scepticisme teinté de tolérance : " Est-il bon, est-il méchant ? " Ce colloque s'est tenu à Cerisy du 10 au 17 août 2020. Il fut l'occasion d'expérimenter les morales de Diderot non seulement en paroles mais aussi en actes, par des lectures publiques et des représentations théâtrales au château, ainsi que par un " rallye Diderot " dans le Cotentin.
Cet ouvrage fait le point sur l'évolution de la comptabilité bancaire en France depuis la réforme des marchés des capitaux et l'introduction des techniques d'instruments financiers à terme.
Deux marmottes érudites ont mis par écrit de très anciennes racontottes, des souvenirs du temps jadis en Franche-Comté que l'on narrait à la veillée durant les soirs d'hiver, qui étaient longs dans le Haut-Doubs, par temps de grande neige. On y croise des femmes pauvres mais charitables, des chasseurs plus ou moins patentés, des curés, des instituteurs, des douaniers, des contrebandiers, quelques mendiants, un ou deux papes, et une grande foule de braves paysans comtois. Ces histoires sont (presque) toutes "vé-ri-di-ques" , foi de marmotte. Mais surtout, elles sont une évocation tendre et volontiers humoristique de la vie de "nos gens" d'autrefois.
Comment se sont transformées les structures économiques, politiques et sociales de l'Europe au XIXe siècle ? Quelles formes a pris la lutte pour le pouvoir en France, en Angleterre, en Allemagne, en Russie ? Quel a été le rôle de la bourgeoisie et de la noblesse d'affaires dans ces mutations ? S'il existe une rivalité politique entre la noblesse et la bourgeoisie pour le contrôle de l'Etat, elles font rapidement alliance face aux paysans de l'Ancien Régime et au prolétariat ouvrier, pour le maintien d'un ordre auquel elles sont toutes deux également attachées, que ce soit en France, en Autriche, en Allemagne, en Italie en 1848, ou en Russie en 1905, et tout au long des luttes sociales qu'ont connues la France, l'Angleterre et l'Allemagne de 1848 à 1914. Cette unité, c'est au sein du " monde des affaires " qu'elle s'est le mieux réalisée, monde dont l'aristocratie constituait, en France avant 1789, l'aile marchante. Sans doute les accidents de parcours sont nombreux, chacun aspirant au-delà de la puissance économique à détenir le pouvoir politique, mais bourgeois et aristocrates n'hésitent pas à s'allier pour fonder des dynasties industrielles et des grandes entreprises, auxquelles il convient d'ajouter les banques et les compagnies de chemin de fer ou de navigation maritime. En 1914, c'est la bourgeoisie qui mène le jeu, partout où la Révolution industrielle et capitaliste est achevée (France, Angleterre, Allemagne), l'aristocratie terrienne gardant sa prédominance en Autriche-Hongrie, Russie, Europe méditerranéenne. Mais ces mutations profondes se sont accompagnées de conflits économiques à l'échelle européenne, d'une explosion des impérialismes coloniaux, d'une montée des rivalités militaires, d'une course aux alliances. Ces tensions croissantes ne peuvent que conduire à la Première Guerre mondiale.
Celui qui au temps des Lumières suggère de se mettre à l'écart du monde est perçu, notamment par les philosophes, comme un marginal, un extravagant, un irrationnel. Grande époque de la sociabilité et de la critique religieuse, le 18e siècle, qui hérite de la rigueur spirituelle ayant imprégné la pensée classique, ne rompt pas avec le mouvement de la retraite, malgré les tensions qui en agitent la perception.Pendant que les apologistes chrétiens, dont la production livresque est intense et le lectorat important, continuent de conseiller la retraite, les philosophes des Lumières luttent en effet et jusque dans le roman contre l'enfermement au couvent, mais mettent en scène d'autres manières de se retirer du monde, au moins partiellement, et ne craignent pas de faire l'éloge de la solitude, que ce soit dans leur vie réelle ou dans la fiction.Dirigé par Hélène Cussac et Odile Richard-Pauchet, préfacé par Bernard Beugnot, ce numéro de Dix-Huitième Siècle observe par conséquent l'héritage de l'idée de retraite léguée depuis les premiers anachorètes et devenue à la fois un topos littéraire et un habitus culturel et sociétal. Il cherche à en affiner les prolongements, les mises en cause et les innovations pour mieux faire entendre ce qui est au fondement de nos refuges contemporains : maisons de campagne, chalets, cabanes dans les arbres, yourtes, roulottes ou encore tiny houses !
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?