Terriblement drôle, un peu trash, Carne est irrévérencieux et sa lecture jubilatoire. C’est non seulement une critique sociale pleine de piquant mais aussi une belle revisite de l’image du zombie : décrassée, modernisée. C’est un roman qui se dévore avec délice, pour sa décomplexion et son originalité et qui s’amuse à nous déranger. Et le pire, c’est qu’on en redemande.
Simon ne va pas bien. D'ailleurs, depuis qu'il s'est mis à vouloir manger de l'humain, les choses ne tournent pas bien rond dans sa tête. Face à une société qui les traite, lui et ses congénères, comme des zombies, il fait de son mieux pour garder sa dignité, s'occuper de sa famille et être professionnel au bureau. Mais comment rester soi-même quand la faim frappe à la porte avec autant de délicatesse qu'un tank sur un champ de mines ? Contraint à gérer son état parasite en maintenant l'illusion de la routine, il décide d'en faire faire une histoire de famille. Et vous savez ce qu'on dit sur les histoires de famille ? C'est toujours un sacré bordel. Et si on avait une bonne excuse pour croire à une apocalypse zombie ? Comment réagiraient les populations ? Les gouvernements ? Quel impact auraient nos médias ? Comment pourrions-nous être sûrs d'être dans le camp des héros ? Et que feraient ceux à qui on donne le mauvais rôle ? La culture de masse nous fait fantasmer les zombies, mais s'ils devenaient notre quotidien, qu'en ferions-nous ? Un postulat de départ sombre pour une fable d'anticipation sociale aux notes pop et funk.
A l'heure où l'on installe les premières tombes connectées permettant de converser avec les personnes défuntes, Marie Février sera votre guide dans les allées d'un cimetière qui devient un lieu de vie et de rencontres, vous donnant à voir l'envers du décor, ses histoires d'amour, ses joies quotidiennes, sa langueur monotone. Ce roman atypique nous interroge sur l'usage que nous faisons de la technologie, car, en créant des tombes qui permettent de conserver un lien avec les personnes défuntes, sommes-nous en train de repenser le deuil ou bien de seulement le repousser, pour plus de souffrance encore ? Premier titre de la collection Novellapse, (Dés)incarnations vous propose un huis clos un peu particulier, de la SF engagée, de la romance et des relations humaines contrariées !
Un beau soir de novembre, sur une cheminée, mon oeuf s'est enfin fissuré... J'ai deux grands yeux noirs et brillants, toutes mes dents et de drôles d'écailles sur le bout du nez... De ma gorge, je peux faire naitre un grognement... "Viens-là ! " a dit mon père. "Mon fils, mon petit dinosaure" , en cette nuit d'automne, je te nomme Salvador ! Salvador est un livre-OVNI. Texte slamé par Hassan Guaid et mis en musique, au piano et batterie, par Franck Thomelet.
Grande figure de la littérature américaine du vingtième siècle, Richard Wright (1908-1960) est notamment l'auteur de Black Boy, Un enfant du pays et Les Enfants de l'Oncle Tom, tous trois en Folio. Son oeuvre, puissante et parfois controversée, a pour thème majeur les relations entre les races.
« On se brise, mais on ne plie pas. » Et si le bonheur et la réussite sociale étaient un piège machiavélique ? Avec Paternoster, Julia Richard propose un thriller psychologique obsédant qui nous happe par son ambiance oppressante maîtrisée de bout en bout. Car lorsque Dana tente de s’intégrer à sa belle-famille pendant ses vacances en huis-clos au cœur d’une nature sauvage et menaçante, c’est toute son identité et son libre-arbitre qui sont remis en question. Entre secrets de famille, héritage et traditionalisme teinté d’une lourde pression sociale, cette rencontre ne sera pas de tout repos. Véritable fable sociale où la monstruosité est bien réelle, Paternoster est un roman féministe qui questionne et démontre avec force et justesse la violence de classes. Brillant !
1922. Howard Phillips Lovecraft écrit une de ses plus étranges nouvelles : Herbert West, réanimateur. 2001. Le meurtre atroce d'une famille plonge la ville de Chesstomb dans le deuil. Journaliste de renom, Shelby Williams vient y enquêter. Accumulant une somme de documents qui fera date dans l'histoire du journalisme d'investigation, il remonte peu à peu l'histoire de la ville. Jusqu'à cette fameuse année 1921 qui a vu la querelle de plusieurs médecins tourner au tragique. Le plus étrange : tout indique que le personnage de Lovecraft aurait son origine dans ce drame. John Ethan Py accomplit une performance rare de mise en forme de ces documents presque oubliés, créant une oeuvre vertigineuse, où le réel et l'imaginaire s'entremêlent avec une force insoupçonnée.
Maintenant, il faut souhaiter qu'il meure vite." Mais les souhaits, par pur esprit de contradiction, se réalisent rarement, et Ed ne meurt pas. Condamné à l'isolement à vie dans la pire des prisons spatiales pour un crime qu'il n'a pas commis, le jeune homme agonise lentement et avec beaucoup d'application. Alors que débute sa vingt et unième année d'incarcération, une chose tout à fait improbable et imprévue- se produit : Ed s'évade du seul endroit dont on ne s'évade pas. Pour une seule raison. Pour une seule destinée. La vengeance. Cependant, il est un fait incontestable qu'aucune entreprise de haine, ou d'amour, ne se déroule jamais comme on le désire. Une espèce de grain de sable vient toujours enrayer les machinations les plus complexes, surtout quand il est semé par des créatures plus insolites les unes que les autres.
Tandal est en fête. Tandal est en transe. Tandal ignore tout du cancer installé au coeur même de ses noces princières. Esclave d'un jeu inconnu, le peintre Mical est aux oubliettes, et autour de sa cellule les couteaux s'aiguisent. Sa famille d'adoption Austroise fourbit ses stratagèmes pour l'en libérer. Les étranges Spadelpietra, oscillant de la sagesse à la monstruosité, font tanguer le pays entre grandeur et catastrophe. Que le secret de ce théâtre de marionnettes se trouve dans la science volée des Austrois, dans les reliques de l'enquête de l'homme à l'oeil de givre et d'une hérétique de l'Ouest ou sous les murs d'une citadelle recluse dans les montagnes de l'Est... la clé pour lui survivre reste encore à découvrir, quelque part dans les sombres angles du clair-obscur.
Résumé : Encore vous ? Décidément, vous cherchez les ennuis. A bord du Locust, improbable vaisseau filant à travers le champ carnivore, Jon et ses compagnons sont engagés dans une course poursuite contre Vilo, le savant en bocaux. Sur leur route, les obstacles s'accumulent et risquent de changer à jamais la face d'Alamänder. En première ligne, les sinistres Xéols choisissent après toutes ces années de révéler leur vraie nature. Yamataëh, rival titanesque d'Anquidiath, décide lui aussi d'entrer dans la danse. Enfin, les Mehnzotains spéculent sur la fragilité du royaume et lancent leur puissance thaumaturgique à l'assaut de la capitale. Le tome 3 d'Alamänder voit l'horizon s'assombrir. Les enjeux se précisent, les héros malmenés par l'ampleur des forces en présence tentent de tirer leur épingle du jeu dans un univers original mêlant intrigues, action et créatures étranges, sans oublier une bonne dose d'humour. Comme les précédents, le présent ouvrage peut être la cause de perturbations physiques et mentales. Ne venez pas vous plaindre ensuite.
Howard Phillips Lovecraft (1890-1937) fait partie des grands créateurs littéraires de ce siècle. Il est l'inventeur d'un genre inédit: le conte matérialiste d'épouvante, inscrit dans un cadre mythologique terrifiant car cohérent et scientifiquement plausible.
Résumé : Monstre tentaculaire, dieux anciens et femmes fatales chuchotent à votre oreille, s'immiscent dans votre esprit. Avides de vie, de sang et de chair. Inutile de leur résister, leur charme trompeur parle à vos instincts les plus primitifs. Ces créatures contre-nature hantent les marais ou parcourent les villes, se dissimulent sous terre ou se parent des atours les plus séduisants. Dangereuses, elles vous emportent de votre plein gré aux portes de l'horreur. Votre perte en paraît presque douce. Vous laisserez-vous tenter ?
Clod, 15 ans, vit reclus avec sa famille dans un manoir un peu glauque, entouré par un océan de détritus. Chez eux, il y une tradition, chacun reçoit à sa naissance un objet incongru dont il ne doit se séparer sous peine de contracter un mal incurable. Edward Carey nous livre une œuvre aux relents burtoniens, complètement déca lé !
Anne Rice est née en 1941 à La Nouvelle-Orléans. En 1974, elle publie la première version du célèbre roman fantastique, Entretien avec un vampire. En complétant ce roman par quatre autres tomes, elle crée les « Chroniques des vampires ». Anne Rice est l'auteur fétiche de tous les amateurs de vampires! Retrouvez l'auteur sur www.annerice.com