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Les sanctions contractuelles en droit administratif
Riccardi David ; Rolin Frédéric
DALLOZ
75,00 €
Épuisé
EAN :9782247187102
[...] La notion de sanction contractuelle permet tout d'abord d'interroger [...] les interactions entre le droit public et le droit privé. Puisque la sanction contractuelle de droit administratif est le double publiciste de la clause pénale de droit privé il fallait évidemment réfléchir non pas seulement sur les analogies de nature ou de régime, mais sur la manière dont le droit administratif, et notamment la jurisprudence, a reçu les logiques du régime général de l'obligation. Cela, Monsieur Riccardi le fait fort bien et nous livre une analyse subtile sur les manières dont s'est opérée cette réception. [...] La thèse met en évidence que le contrat administratif des origines a fortement à voir avec le pouvoir hiérarchique de l'administration. Notamment, elle montre que le titulaire d'un marché de travaux du XIXe siècle, enserré dans les " clauses et conditions générales " construites par les grands services techniques de l'Etat, tels que les Ponts et Chaussées en matière civile ou le Génie en matière militaire, est moins un contractant qu'un employé de la puissance publique dont il doit suivre les ordres (les fameux ordres de service) et qui est sanctionné, lorsqu'il ne le fait pas, comme pourrait l'être un fonctionnaire public. Cette composante hiérarchique et disciplinaire de la répression contractuelle n'a pas disparu, loin de là, au cours des époques plus récentes. Monsieur Riccardi montre notamment comment elle a été reformulée au moment de la construction du droit des concessions pour s'inscrire dans la logique du " contrat — institution " et trouver dans cette source institutionnelle une nouvelle justification. L'étude des sanctions contractuelles dans le contrat administratif permet encore à Monsieur Riccardi de mettre en évidence des enjeux essentiels dans d'autres domaines intéressant la théorie générale du droit administratif : qu'il s'agisse des rapports entre la réparation et la sanction, de l'écart entre " l'ordre juridique contractuel " et le droit commun des relations entre l'administration et ses publics, du statut juridique des actes unilatéraux pris par l'administration dans le cours de l'exécution du contrat. [...] En définitive, il est frappant de constater qu'en consacrant une thèse à une question touchant à l'exécution des contrats administratifs, et en échappant ainsi à la dictature des réformes incessantes du droit de la passation de ces contrats, Monsieur Riccardi nous livre une analyse pénétrante des mouvements profonds de l'évolution du droit de ces contrats. Le droit des sanctions contractuelles se révèle ici un marqueur de l'évolution plus globale du droit administratif et des rapports qu'entretient l'administration avec différentes catégories de publics. [...]
Résumé : Jean-Paul II, personnage de premier plan pendant plus d'un quart de siècle sur la scène mondiale, le pape slave qui a donné le coup de grâce à l'Union soviétique et à son empire, a été appelé "l'homme du siècle". Plus simplement, il a cru qu'il lui avait été donné la tâche de faire entrer l'Eglise dans le troisième millénaire. C'était, selon sa conviction, ce qui conduisait la main invisible de la Providence. Ce guide, qui avait échappé à la déportation dont avaient été victimes beaucoup de ses compagnons, a été appelé à la prêtrise, choisi comme évêque puis comme pape. Et en 1981, c'est ce même bouclier de grâces qui l'avait protégé lors de l'attentat sur la place Saint-Pierre. Rétabli, Jean-Paul II élargit encore le champ de son action. Pour servir l'Eglise catholique, il s'est engagé à promouvoir l'unité entre les chrétiens, l'amitié avec les Juifs, le dialogue entre les religions, la paix mondiale. A la fin de sa vie, consumé par le dévouement, il donne au monde l'extraordinaire témoignage de sa souffrance vécue avec le Christ pour les hommes. L'oeuvre d'Andrea Riccardi, historien et fondateur de la communauté Sant'Egidio, qui a connu et travaillé avec le pape polonais, s'appuie sur de nombreux entretiens et documents d'archives. Cet ouvrage est une biographie désormais incontournable et un témoignage rendu à un pape qui vit toujours dans la mémoire des croyants et des non-croyants.
Résumé : On parle souvent du déclin de l'Occident et de la fin de la chrétienté en opposition aux nouvelles visions du monde, aux nouvelles croyances. Andrea Riccardi, fondateur de la communauté de Sant'Egidio, n'est pas de cet avis. Il nous explique comment les religions peuvent collaborer pour la paix et redonner à Dieu un visage plus crédible en mettant fin à leurs dissensions. De même, à travers l'Évangile, en proposant l'amour, en étant proche de ceux qui souffrent, le christianisme peut se débarrasser de son image révolue de puissance mondaine et violente. À l'encontre de bien des courants de pensée, Riccardi soutient donc que, loin d'être archaïque, le christianisme est plus que jamais capable de relever les défis du monde d'aujourd'hui. Un livre stimulant, une proposition courageuse non seulement pour les chrétiens mais aussi pour quiconque veut regarder l'avenir avec confiance.
Riccardi Andrea ; Guggenheim Antoine ; Poulat Emil
L'individualisme, que les technologies de la globalisation contribuent à rendre plus puissant et plus universel, a fait naître de nouvelles expressions de la liberté économique et politique à travers le monde. Il provoque aussi des peurs et des rejets devant l'inachèvement du "soi" et la déliaison sociale qui annoncent de nouveaux antihumanismes. Une violence diffuse (perte de confiance en l'avenir, sentiment de trahison des élites, accroissement des inégalités économiques, menaces climatiques, etc.) trouve une expression visible dans le fanatisme et le terrorisme depuis les attentats du 11 septembre 2001. Et si l'on écoutait davantage la petite voix qui recommande de considérer que la clé d'une globalisation plus humaine réside dans une philosophie et une spiritualité de l'échange des dons ? Antoine Guggenheim Directeur du Pôle de recherche du Collège des Bernardins (2007-2014)
Jean-Paul II, personnage de premier plan pendant plus d'un quart de siècle sur la scène mondiale, le pape slave qui a donné le coup de grâce à l'Union soviétique et à son empire, a été appelé "l'homme du siècle". Plus simplement, il a cru qu'il lui avait été donné la tâche de faire entrer l'Eglise dans le troisième millénaire. C'était, selon sa conviction, ce qui conduisait la main invisible de la Providence. Ce guide, qui avait échappé à la déportation dont avaient été victimes beaucoup de ses compagnons, a été appelé à la prêtrise, choisi comme évêque puis comme pape. Et en 1981, c'est ce même bouclier de grâces qui l'avait protégé lors de l'attentat sur la place Saint-Pierre. Rétabli, Jean-Paul II élargit encore le champ de son action. Pour servir l'Eglise catholique, il s'est engagé à promouvoir l'unité entre les chrétiens, l'amitié avec les Juifs, le dialogue entre les religions, la paix mondiale. A la fin de sa vie, consumé par le dévouement, il donne au monde l'extraordinaire témoignage de sa souffrance vécue avec le Christ pour les hommes. L'oeuvre d'Andrea Riccardi, historien et fondateur de la communauté Sant'Egidio, qui a connu et travaillé avec le pape polonais, s'appuie sur de nombreux entretiens et documents d'archives. Cet ouvrage est une biographie désormais incontournable et un témoignage rendu à un pape qui vit toujours dans la mémoire des croyants et des non-croyants.
Résumé : Cet ouvrage se veut une présentation générale et renouvelée de l'argumentation juridique, ne se limitant pas au droit français et pulsant volontiers au système de common law ou au droit talmudique. De nombreux arguments sont analysés et illustrés les arguments a pari, a contrario, a fortiori, mais également les présomptions, les standards, les principes non écrits. En outre, une place est faite à des procédés moins connus, comme l'obiter dictum, les perspectives ex post et ex ante, les lectures de re et de dicto, l'effet utile, le distinguishing. L'approche proposée ici est pragmatique, dans l'esprit de Chaïm Perelman et de l'Ecole de Bruxelles : les notions de formalisme, d'arbitraire, de fiction, de présomption, de sens littéral, sont étudiées sous l'angle du rôle pragmatique que ces procédés jouent dans l'argumentation et non de manière décontextualisée. L'ouvrage sera utile tant à l'étudiant en droit qu'au praticien expérimenté de l'argumentation juridique. Un glossaire rend son maniement plus facile.
Résumé : Georges Picquart (1854-1914), officier brillant, chef de l'espionnage militaire, refuse, contre toutes les pressions, d'ignorer la preuve de l'innocence d'Alfred Dreyfus qu'il a découverte en 1896 du fait de ses fonctions à la tête du service secret. Ses chefs, l'état-major, les ministres,jusqu'au président de la République, s'irritent de ce qu'ils prennent pour de l'entêtement orgueilleux. Picquart, lui, sait d'instinct que l'exactitude des faits et le professionnalisme sont le premier rempart contre les renoncements, les injustices qui mènent à l'indignité. Dans cette vie de roman, l'officier supérieur est exilé puis banni de l'armée pendant dix ans. Il subit un an de prison sans jugement, affronte deux duels, lutte sans répit pour sa propre réintégration dans l'armée et la réhabilitation de Dreyfus. Ce symbole de la Grande muette qui prend la parole pour faire prévaloir la vérité, vilipendé pour sa détermination, devient en 1906, par un retournement saisissant qui soulève l'indignation des anti dreyfusards, ministre de la Guerre de Clemenceau. Sans se montrer un grand réformateur à ce poste, il concourt à ancrer fermement l'armée dans la République. Ambitieux, déterminé, stratège, laïc, distancié, secret, mélomane, polyglotte, curieux de tout, ironique, rejetant les réflexes antisémites que son milieu lui avait légués, mais aussi hautain, égocentrique et rancunier, Picquart reste une figure significative de celles que la IIIe République a su produire pour construire un Etat de droit. Son itinéraire, entre guerre et paix, culture et polémiques, administration et politique, Clemenceau et Jaurès, Mirbeau et Mahler, est marqué par son indépendance d'esprit et son courage. Il témoigne de l'attitude que peut choisir un fonctionnaire face à la déraison d'Etat.
Résumé : Symbole du droit international des droits de l'Homme qui a connu un développement remarquable depuis la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration universelle des droits de l'Homme cristallise également les interrogations qu'il suscite. Des droits peuvent-ils réellement être universels ? Droits civils et politiques, droits économiques, sociaux et culturels peuvent-ils être pensés ensemble ? Quelle est la portée d'une déclaration de droits ? La protection effective des droits suppose-t-elle la régionalisation ?