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La force désarmée de la paix. Mouvement, pensée, culture
Riccardi Andrea ; Dominique Patrick
CERF
16,50 €
Épuisé
EAN :9782204124928
Après la fin de la guerre froide et l'équilibre entre les deux superpuissances, le monde est entré dans un temps incertain. Les nombreux conflits dits "périphériques" ne menacent pas seulement la paix en profondeur, ils participent d'abord d'une réhabilitation de la guerre et d'un réveil des passions nationalistes. Dans ce livre rempli d'espoir, Andrea Riccardi plaide pour que ceux qui possèdent une conscience se mobilisent et fassent renaître une vraie culture de la paix en prenant position publiquement, en témoignant et en s'engageant dans la politique de leur pays. Car dans la situation que nous connaissons tous, les religions peuvent être à la fois l'huile sur le feu de la guerre, mais aussi l'eau qui éteint la violence. Contre la culture de l'affrontement, les Européens doivent comprendre que la paix relative dont ils jouissent est une chance pour le monde, non une bouée de sauvetage à laquelle ils doivent s'agripper.
Depuis la veille de la Seconde Guerre mondiale, l'action politique de l'Eglise catholique s'est développée dans plusieurs directions. En effet, cette politique se présente comme un rapport triangulaire entre le Vatican, les communautés catholiques nationales et les Etats. Dans son rapport avec les Etats, deux éléments ont déterminé les choix du Vatican : d'une part la présence de l'Eglise locale, toujours consciente de son importance propre et de son autonomie, d'autre part la conscience d'être une communauté universelle non liée aux nations. En tant qu'organisme international, l'Eglise a initialement regardé l'O.N.U. avec méfiance, puis elle l'a considérée comme un interlocuteur privilégié par lequel les catholiques pouvaient atteindre toute l'humanité. L'auteur analyse également l'exemple de l'Italie, qui est un cas particulier en raison du rôle que le pape et le Saint-Siège jouent dans le catholicisme national. Mais la grande nouveauté de cette seconde moitié du XXe siècle est la relation de l'Eglise de Rome avec les autres Eglises chrétiennes et avec les religions non chrétiennes. Le rapport de l'Eglise catholique avec l'islam et avec le judaïsme est l'un des exemples du dialogue interreligieux commencé lors du concile Vatican II et poursuivi avec ténacité par Jean-Paul II. L'Eglise catholique n'a donc pas une politique mais une multiplicité d'options qui sont apparues depuis la Seconde Guerre mondiale, conflit qui a marqué en profondeur l'Eglise du XXe siècle.
Jean-Paul II, personnage de premier plan pendant plus d'un quart de siècle sur la scène mondiale, le pape slave qui a donné le coup de grâce à l'Union soviétique et à son empire, a été appelé "l'homme du siècle". Plus simplement, il a cru qu'il lui avait été donné la tâche de faire entrer l'Eglise dans le troisième millénaire. C'était, selon sa conviction, ce qui conduisait la main invisible de la Providence. Ce guide, qui avait échappé à la déportation dont avaient été victimes beaucoup de ses compagnons, a été appelé à la prêtrise, choisi comme évêque puis comme pape. Et en 1981, c'est ce même bouclier de grâces qui l'avait protégé lors de l'attentat sur la place Saint-Pierre. Rétabli, Jean-Paul II élargit encore le champ de son action. Pour servir l'Eglise catholique, il s'est engagé à promouvoir l'unité entre les chrétiens, l'amitié avec les Juifs, le dialogue entre les religions, la paix mondiale. A la fin de sa vie, consumé par le dévouement, il donne au monde l'extraordinaire témoignage de sa souffrance vécue avec le Christ pour les hommes. L'oeuvre d'Andrea Riccardi, historien et fondateur de la communauté Sant'Egidio, qui a connu et travaillé avec le pape polonais, s'appuie sur de nombreux entretiens et documents d'archives. Cet ouvrage est une biographie désormais incontournable et un témoignage rendu à un pape qui vit toujours dans la mémoire des croyants et des non-croyants.
Résumé : Comment expliquer les silences de Pie XII sur les exactions nazies ? Andrea Riccardi examine la question à partir des archives de son pontificat que le Vatican a rendu accessible en mars 2020. Un livre appelé à devenir un classique. Pie XII, dont le pontificat couvre les années de la Seconde guerre mondiale est une figure controversée. S'il a défendu certaines victimes du nazisme, particulièrement durant les mois dramatiques de l'occupation de Rome, il a aussi été accusé de " silences " bien trop nombreux, au regard notamment des nouvelles qui atteignaient le Vatican concernant les territoires occupés par Hitler, et cela aussi tôt que 1939. Le choix de ne pas se manifester fortement afin d'éviter d'aggraver la situation ne concerne pas seulement la question dramatique de l'extermination des Juifs mais aussi les autres populations qui ont souffert du conflit. Cet ouvrage, qui s'appuie sur un grand nombre de documents pour la première fois accessibles, raconte l'histoire et les raisons de ces silences. Il le fait en replaçant Pie XII dans son époque, un contexte extrêmement complexe, très différent de celui qui allait prévaloir dans la période postconciliaire ; notamment à cause de l'antijudaïsme fortement répandu parmi les Catholiques et dans les cercles du Vatican, qui ne doit pas être oublié. Ce qui en ressort, c'est un pape conscient et soucieux de ses propres silences, mais en difficulté. Et si, à la lumière des faits, il est difficile d'accuser ou d'absoudre les choix de Pie XII, ce qui est certains c'est que de n'avoir pas ouvert plus tôt les archives n'a pas amélioré l'image de l'Eglise.
L'incendie de Notre-Dame a préfiguré l'ordalie des scandales. Les flammes qui dévorent l'Eglise sont aussi spirituelles. Le fondateur de Sant'Egidio prend la plume pour dresser un panorama planétaire de la crise. Et appelle à une purification qui se nomme conversion. Prophétique. L'incendie de Notre-Dame de Paris préfigure-t-il l'Eglise anéantie ? Du christianisme qui a présidé aux destinées humaines en Occident ne restera-t-il bientôt que des cendres ? Avec son talent prophétique, Andrea Riccardi scrute les symptômes de la crise, analyse les phénomènes de la sécularisation, de la mondialisation et de la déculturation, enquête sur la profondeur des scandales, revient sur les pontificats de Jean XXIII à François. Et, inquiet sans jamais être pessimiste, il récuse les polarisations identitaires. Non, l'Europe n'est pas définitivement sortie du christianisme. Oui, une nouvelle floraison de l'Evangile est possible. Dans un monde qui change à une vitesse inédite, l'urgence pour l'Eglise est de redonner sa dignité à la pensée et au débat d'idées, de forger une vision du monde et de l'histoire. Un grand traité vivant et vibrant d'espérance.
Qui n'a jamais enduré une épreuve apparemment insurmontable ? Qui n'a jamais été saisi par la nostalgie d'un bonheur qui s'échappe ? Qui n'est jamais tombé en étant convaincu d'être incapable de se relever ? Oui, on peine, oui, on chute. Mais on peut aussi décider de ne pas renoncer au possible de la joie. Denis Trinez revient ici sur son expérience personnelle, relate ses rencontres avec des personnes qui, comme nous tous, ont eu à déjouer les embûches de l'existence. A leur contact et à la lumière de l'Evangile, il a appris que les obstacles pouvaient devenir des chemins pour trouver la joie, et qu'il suffisait de rester dans " l'ouvert " pour l'accueillir. C'est à une véritable renaissance, puisée dans les Ecritures et le Christ, que l'auteur nous convie. A rebours du défaitisme ambiant, Denis Trinez offre un message d'espoir dans un traité de vie pratique et spirituel.
Résumé : "A la racine de l'effondrement de l'Occident, il y a une crise culturelle et identitaire. L'Occident ne sait plus qui il est, parce qu'il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l'a façonné, qui l'a constitué, tel qu'il a été et tel qu'il est. De nombreux pays ignorent aujourd'hui leur histoire. Cette autoasphyxie conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares". Cette affirmation du cardinal Robert Sarah résume le propos de son troisième livre d'entretiens avec Nicolas Diat. Son constat est simple : notre monde est au bord du gouffre. Crise de la foi et de l'Eglise, déclin de l'Occident, trahison de ses élites, relativisme moral, mondialisme sans limite, capitalisme débridé, nouvelles idéologies, épuisement politique, dérives d'un totalitarisme islamiste... Le temps est venu d'un diagnostic sans concession. Il ne s'agit pas seulement d'analyser le grand retournement de notre monde : tout en faisant prendre conscience de la gravité de la crise traversée, le cardinal démontre qu'il est possible d'éviter l'enfer d'un monde sans Dieu, d'un monde sans homme, d'un monde sans espérance. Dans cette réflexion ambitieuse, le cardinal Robert Sarah se penche sans exclusive sur les crises du monde contemporain en livrant une importante leçon spirituelle : l'homme doit faire du chemin de sa vie l'expérience d'une élévation de l'âme, et ainsi quitter cette vie en créature plus élevée qu'il n'y était entré. Le cardinal Robert Sarah est une figure majeure du monde catholique d'aujourd'hui.
Des prêtres sont coupables de pédophilie. Il faut donner la parole aux victimes. C'est justice. Des prêtres se suicident. Le silence recouvre leur geste. Hors de l'Eglise mais aussi dans l'Eglise. Une crise ne saurait effacer un abandon. La souffrance qu'elle cause vient s'ajouter à d'autres, devenues l'ordinaire des vies consacrées. Quelle est leur source ? La dureté de l'institution ? La dureté de l'adhésion ? La dureté de la mission ? Quel est l'impact de la sécularisation ? Comment exprimer la solitude du sacerdoce ? Peut-on se contenter de dénoncer le cléricalisme ? Ou le prêtre n'est-il pas fils engendré et accompagné par l'évêque pour se faire père à son tour ? C'est l'amour paternel qui fait la prêtrise et le manque de paternité reçue et donnée, qui la vide de son sens. A rebours des idées reçues, cette crise nous appelle à une redécouverte de l'autorité spirituelle. Un livre-choc sur certains aspects du sacerdoce en France. Docteur en droit canonique, prêtre du diocèse de Metz, le père Cédric Burgun est vice-doyen de la Faculté de droit canonique de l'Institut catholique de Paris et directeur au Séminaire des Carmes.
Livrant sa propre expérience, le patron de La Vie éclaire la déchristianisation de la France. Se racontant et nous racontant, il en appelle à un catholicisme sans peur et sans arrogance à même de réenchanter le monde. Un manifeste qui va faire du bruit. On aurait pu croire éteintes les grandes voix catholiques. En voici une qui sort des décombres pour tonner que Dieu est Dieu dans ce livre qui répond enfin à la crise spirituelle que traversent l'Eglise, la France et l'Europe. Rompant avec la logique de l'excuse, récusant la dissolution comme la crispation, révoquant les tentations de la naïveté et de la médiocrité, Jean-Pierre Denis dresse le plus lucide et le plus implacable des constats sur la déchristianisation. Et y voit une chance pour l'Evangile qui jamais ne s'impose et qu'il faut sans cesse apprendre à recevoir. C'est à une foi attestataire, tissée dans le témoignage intime de sa vie, qu'il en appelle ici. Une attestation qui fait fi des préjugés établis, qui se nourrit des rencontres improbables, qui sait être attentive aux signes prophétiques. Et qui, sans être donneuse de leçons, en revient immanquablement à l'unique testament du Golgotha et de Pâque, source de la seule contre-culture qui soit réellement subversive.