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Théâtre
Ribemont-Dessaignes Georges
GALLIMARD
5,85 €
Épuisé
EAN :9782070254200
L'Empereur de Chine, Le Serin muet, Le Bourreau du Pérou sont trois pièces de théâtre adoptées par Dada ou par le surréalisme. L'Empereur de Chine fut même écrit avant que fût né Dada. Toutes trois sont naturellement faites de personnages et de langage, mais elles sont libérées de tout classement moral ou métaphysique des valeurs. Une seule force valable, d'origine physique : la pesanteur qui attache l'homme par les pieds à la terre, la tête en haut. "En bas le bas, en haut le haut !", telle est la maxime de l'auteur, avec tout ce qu'elle comporte. D'autre part le langage crée maintenant les choses, plus que les choses ne créent le langage. Enfin sachant que l'humour est la connaissance des choses unissant toute affirmation à ses mille contraires, l'auteur en joue pour créer drame ou comédie, au détriment des valeurs oppressives de tous les pouvoirs, quels qu'ils soient. Dans L'Empereur de Chine on verra que l'Empereur se fait plus puissant en se donnant la mort. Dans Le Bourreau du Pérou, le Pouvoir se confond avec la maîtrise de la mise à mort. Dans Le Serin muet, il est simplement dans le gosier d'un canari sans voix : car les mots font le Monde, partout et toujours, même s'ils sont dans l'imagination des autres. Surtout si le mot est "Amour"...
Résumé : "Déjà jadis..." c'est le temps qui passe, ce que l'auteur regarde par-dessus son épaule, derrière lui, qui paraît encore si proche et pourtant si lointain. L'auteur a assisté au grand tournant de l'art au début du XXe siècle et il a été de toutes ses aventures. Il s'en fait ici le grand reporter pour en avoir été à la fois l'acteur et le spectateur un demi siècle durant ; il le fait avec la verve et l'humour que l'on peut attendre du co-fondateur, avec Eluard et Tzara du "Coeur à barbe". "Il y eut Dada tel qu'on le fit sans le savoir, a-t-il écrit. Et Dada tel qu'il apparaît dans l'histoire. Pour moi il arriva à point nommé parce que j'avais compris, à la suite des révolutions successives du XXe siècle, qu'il me fallait faire table rase de toutes les valeurs et de tout absolu, et jouer avec l'antiréalité des choses dont l'art ou la pensée se nourrissaient : c'est ainsi que naît vraiment la poésie." Ce témoignage de première main sur une époque qui fascine encore aujourd'hui marque cette histoire d'une pierre blanche.
Résumé : Georges Ribemont-Dessaignes (1884-1974), fils spirituel d'Alfred Jarry, a exercé tous les métiers, de nègre pour Sarah Bernhardt à éleveur de porcs à Montfort-l'Amaury. Rompu à toutes les postures plumitives pour mieux les anéantir, ce ver dada dans la grosse pomme littéraire (il concourut pour le Goncourt en 1934) excelle à tordre de l'intérieur les conventions narratives. Ces douze nouvelles écrites entre 1924 et 1947, inédites en volume, témoignent d'une ?uvre tout entière placée sous le signe de la rupture : celle de Georges Ribemont-Dessaignes avec son milieu d'origine, la haute bourgeoisie, et avec les milieux littéraires ensuite. En cela il a su rester fidèle aux idéaux calcinés de ses débuts : " Ma vie entière est en effet attachée à Dada, avant, pendant et après le mot même. " Cette écriture, solitaire et fraternelle à la fois, dresse un portrait sans concession des travers humains. Elle transcende l'anecdote pour atteindre à l'universel.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.