Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Revue Française de Psychanalyse Tome 76 N° 5, Décembre 2012 : Oedipe(s)
Ribas Denys
PUF
31,01 €
Épuisé
EAN :9782130593942
Spécial congrèsTHEME: DIPE(S)Rédactrices: Sabina LAMBERTUCCI MANN et Ellen SPARERCoordination: Denys RIBASI. Rapport d'Albert Louppe et discussionsAlbert LOUPPE dipe en instances, 1293Martina BURDET Oedipe en constances, 1369Françoise COBLENCE « Ce qui fut commencé avec le père s'achève avec la masse », 1377II. Rapport d'Isabel Usobiaga et discussionsIsabel USOBIAGA Les conversions de l'hystérie, 1385César BOTELLA Le Witz peut-il être une voie analytique?, 1441Rafael CRUZ ROCHE À propos de la triangulation archaïque, 1449Samuel LEPASTIER et Marielle VUILLOD L'actualité troublante de l'hystérie, 1453III. Hystérie primaireIsabelle MARTIN KAMIENIAK L'hystérie primaire, 1463Jacques PRESS La sexualité impure ou l'hystérie primaire à l'épreuve du contre-transfert, 1471IV. Les prémisses de la conflictualité dipienneAdela ABELLA La séduction dans la cure des adolescents: Oedipe et/ou Narcisse?, 1479Elda ABREVAYA L identification primaire et la bisexualité psychique, 1485Christian GERARD De la triangulation précoce à l'Oedipe, 1491Béatrice ITHIER Saisons dipiennes, 1497Jacqueline SCHAEFFER Du côté du père amant. Censure ou refoulement?, 1503Sylvie PONS-NICOLAS De la honte primaire à la culpabilité oedipienne, 1511Jean H. GUEGAN dipe, la séduction de l'énigme, 1517V. Oedipe et hystérieJacques ANDRE La fin du monde, 1523Monique COURNUT Du rien au meurtre, 1529Jacqueline GODFRIND Du corps hystérique à l'Oedipe hystérique, 1535Cristina LINDENMEYER Qu'on ouvre les hystériques!, 1541VI. Oedipe et traumaPanos ALOUPIS La ruse mélancolique de l'Oedipe au féminin, 1547Thierry BOKANOWSKI Trauma et conflit oedipien, 1553Bertrand COLIN Une dimension du meurtre: « la lutte à mort », 1561Monique DECHAUD-FERBUS Oedipe et le destin de l'inscription corporelle.Un chemin d'endurance de la néoténie à « l'être homme », 1567Yannick MILLEUR Oedipe(s) et meurtre(s) en procès, une issue à la psychose, 1575VII. Logiques oedipiennes et tiercéisationGuy LAVALLEE Dynamique oedipienne et espace transférentiel: le psychanalyste attracteur substituable, 1581Michel ODY Oedipe attracteur, une étape à Bilbao, 1587Wilfrid REID Le palimpseste de la psyché ou l'effacement de l'objet comme paradigme de la tiercéité, 1595François RICHARD L'Oedipe déformé des patients d'aujourd hui, 1603Brigitte EOCHE-DUVAL L'énigme, scènes et décors, 1611VIII. Résolution du complexe d'Oedipe, des meurtres aux origines du surmoi post-oedipienGuy CABROL dipe(s) au pays des Jivaros ou le drame oedipien du psychanalyste, 1617Catherine CHABERT Incertitudes oedipiennes, 1623Bernard CHERVET La résolution du complexe d'Oedipe et l'accès aux intimités. Conflits et clivages intra-surmoïques, 1633Marie-France DISPAUX L'humour au vif du transfert, 1641Jean-Luc DONNET L'humour et la séance, 1649Dominique SUCHET Féminin et masculin, les deux temps de la dissolution du com-plexe d'Oedipe, 1659Nathalie ZILKHA Le rapport moi-surmoi et la subjectivation, 1665IX. Oedipe et cultureMarc BABONNEAU Oedipe, père, fils, maintenant et toujours, 1673Viviane CHETRIT-VATINE Traumas et conflit oedipien: Oedipe le meurtri, 1679Michel GRANEK Oedipe ou non- Oedipe, telle est la question, 1687Martin JOUBERT D'Ant Oedipe à Oedipe, Jacques Ier d'Angleterre précurseur d'Hamlet?, 1695Pierre LEVY-SOUSSAN Oedipe: de la fiction psychique à la fiction juridique, 1701Hélène PARAT Au coeur de la rencontre entre anthropologie et psychanalyse: l'Oedipe et ses interdits, 1707
Résumé : Comment naît le psychisme humain ? Enraciné dans le corps par ses pulsions, investi par ses parents, il lui faut aussi créer le monde, le temps, et ses objets d'amour. Concevoir son origine, scène primitive organisant la différence des sexes et des générations. Les enfants autistes nous introduisent à l'étrangeté de la non-évidence de l'altérité et du temps. Sans préjugé étiologique, la psychanalyse identifie dans ces états une désintrication pulsionnelle particulièrement poussée : une libido adhésive, une pulsion de mort qui fige et démantèle. Penser la variabilité de l'intrication pulsionnelle, c'est donner un degré de liberté supplémentaire à la métapsychologie de toutes les structurations psychiques et un repère dans la cure. Quels sont les facteurs qui favorisent l'intrication pulsionnelle et la vie ? Ou les dangereuses déliaisons ?
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Ce texte propose une approche psychanalytique de l'arrogance, considérée à la fois comme une pathologie du narcissisme et comme le révélateur des relations de domination. Sont donc explorés les domaines de l'intime, de l'individuel, mais aussi du groupal, du social, au travers de l'étude d'événements contemporains, de personnages historiques et littéraires. Le fait d'articuler ces différents champs constitue tout l'intérêt de cette notion d'arrogance. C'est donc une vaste étude, qui confine à la recherche d'exhaustivité des occurrences de l'arrogance, trouvée aussi bien chez l'enfant que chez l'adolescent, le chef d'entreprise, le criminel, le dirigeant politique. Cet ouvrage est d'une très grande nouveauté dans le champ de la recherche psychanalytique. Il se démarque de par ses qualités d'ouverture, ses analyses liées à l'actualité et son canevas littéraire.
« L âge de raison », qui précède « l'âge bête », est vu par Freud comme « la période de latence ». Elle recouvre ces années de 6 à 12 ans d'une importance fondatrice pour le développement de l'enfant, de ses capacités intellectuelles, de ses relations sociales et de sa vie affective. Ce qui est censé être « latent » à cette époque, c'est la sexualité infantile; mais elle ne l'est en fait pas tant que cela: c'est surtout son expression à l'égard des adultes qui s'efface avec ce que Freud appelait « le déclin du complexe d'Oedipe ». La vie psychique y est intense et prépare l'enfant à affronter les orages de l'adolescence, comme en témoignent les textes réunis dans ce volume.
Brun Anne ; Roussillon René ; Chouvier Bernard ; D
Ce nouvel ouvrage correspond à l'anniversaire des vingt ans des colloques et ouvrages du CRPPC (Centre de recherche en psychopathologie et psychologie clinique) sur la thématique de la symbolisation, sa clinique et ses psychopathologies. Il propose d'aborder les "environs" singuliers qui façonnent le rapport à la symbolisation d'un sujet : comment la virtualité symbolisante ou les enjeux désymbolisants des contextes participent-ils à la subjectivation ou, au contraire, produisent-ils des effets désubjectivants ? L'ombre de l'objet, selon la célèbre formulation freudienne, tombe aussi sur les processus de symbolisation, et il importe de traiter de ses effets subjectivants ou désubjectivants dans le rapport à la symbolisation de tout sujet. Un des enjeux essentiels de ce travail de symbolisation concerne la transformation et l'appropriation des expériences premières, en lien avec les objets premiers de l'environnement. La symbolisation comme la désymbolisation ne s'effectuent jamais de manière solipsiste, mais elles sont liées à la réflexivité potentielle de l'objet pour le sujet, à la groupalité psychique et aux cadres métasociaux. Les environnements concernés à ce niveau sont multiples, depuis la contextualisation familiale des origines jusqu'à la configuration socioculturelle dans laquelle le sujet se situe et symbolise, c'est-à-dire transforme, métabolise et donne forme à ses expériences, se créant lui-même et le monde qui l'entoure dans cette mise en forme symbolisante. Les symbolisations entendues comme processus de transformation impliquent l'inter-subjectivité ainsi que les parts archaïques de la psyché. Cette symbolisation s'effectue à partir de la transformation et de l'appropriation des objets premiers de l'environnement qui vont de la contextualisation familiale des origines jusqu'à la configuration socio-culturelle. Cette thématique réunit les principaux théoriciens de cette clinique de la symbolisation et clôture ainsi les 20 ans de travaux du laboratoire de psychopathologie Lyon 2. V. DI ROCCO, N. DUMET, R. KAES, R. MINIARD, S. MISSONNIER.
Freud évoquait le "saut mystérieux" du psychique dans le corporel. Avec les affections psychosomatiques, c'est au problème inverse qu'on a affaire: comment "convertir" en psychique, en représentations et en mots, ce qui s'exprime sous forme de troubles divers, allant de l'insomnie persistante au malaise cardiaque Car aux théâtres du corps, le plus souvent, les mots manquent pour dire l'angoisse et la souffrance; seul le soma parle un langage obscur, comme si les conflits lointains et les émotions étouffées de l'infans n'avaient jamais pu trouver leur lexique propreOn connaît le talent de Joyce McDougall pour faire participer - au plus près de la clinique et des hypothèses théoriques que suscite l'expérience - ses lecteurs à son travail d'analyste et à la passion de comprendre qui l'anime. Ce ne sont pas alors des cas qu'on observe du dehors, c'est un voyage qu'on entreprend avec des êtres humains qui nous ressemblent, pour peu qu'on consente à entendre, comme l'a noté Michelet, "la foule de ceux qui n'ont pas vécu assez" et les mots "qui ne furent jamais dits"