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Le Chevalier de la Charrette, Chrétien de Troyes. Essai d'interprétation symbolique
Ribard Jacques
NIZET
23,00 €
Épuisé
EAN :9782707803900
Le Chevalier de la Charrette est certainement, avec Perceval ou le Conte du Graal, le plus célèbre roman de Chrétien de Troyes. Car c'est dans ce récit, commandé par Marie de Champagne (la fille d'Aliénor d'Aquitaine et de Louis VII), que l'on croise les fameuses figures de Lancelot et de Guenièvre. Longtemps, on a refusé d'attribuer à ce roman - comme à l'ensemble des romans de Chrétien de Troyes - toute valeur autre que littérale. Jacques Ribard, prenant à rebours cette tradition de lecture, recherche ici la portée symbolique qui "court comme un fleuve caché" sous la surface bien balisée de la rhétorique arthurienne, afin de dégager "la cohérence profonde et unique de l'oeuvre. . . au risque de se perdre". Autrement dit, à quels référents symboliques renvoie le complexe et mystérieux réseau de l'épreuve chevaleresque, du sacrifice et de l'amour courtois (la fine amor) ? Selon Jacques Ribard, Lancelot ou le Chevalier de Charrette est, à n'en point douter, une oeuvre messianique. "Lancelot y est le Sauveur engagé dans la quête salvatrice et l'on pourrait très exactement le définir en lui appliquant ce verset de St. Luc : Venit enim Filius hominus quaerere et salvum facere quod perierat [En effet, le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu]".
L'ensemble des activités scientifiques qui se sont développées dans les pays occidentaux depuis Descartes, repose sur une réduction du complexe au simple. Cette démarche s'est d'abord avérée efficace mais, dans bien des domaines, elle a maintenant atteint ses limites. Les systèmes possèdent des propriétés collectives non réductibles à celles de leurs éléments constitutifs. Ils sont, pour cette raison, appelés émergents, ou complexes. Bien que cette notion soit présente depuis fort longtemps dans la pensée philosophique, c'est probablement l'étude de systèmes biomimétiques en apparence simples, ainsi que celle des réseaux, qui a permis de donner une définition rationnelle, physique, des processus d'émergence. Le but de ce livre est donc, tout à la fois, d'aborder certains aspects de la science des systèmes et de discuter des implications philosophiques de cette nouvelle science. Ce livre n'est donc ni un ouvrage purement scientifique, ni un ouvrage proprement philosophique mais, plutôt, une tentative de montrer comment un changement majeur de paradigme survenu dans la science contemporaine affecte notre approche de problèmes philosophiques anciens.
La littérature du Moyen Age nous a légué deux grands mythes : la légende de Tristan et celle du Graal. Au coeur même de la problématique des célèbres romans qui en son nés, deux objets emblématiques - le PHILTRE et le GRAAL - n'ont cessé depuis lors d'interroger et de fasciner la pensée et la culture occidentales. Bien des interprétations ont été proposées de ces mystérieux objets, bien des "lectures" ont été risquées pour rendre compte de ces oeuvres énigmatiques dont ils sont comme le soleil noir. Se fondant sur des "signes" - tel le prologue du Conte du Graal - qui manifestent une orientation religieuse parfaitement accordée à l'esprit et à la civilisation du temps, le présent essai propose une interprétation métaphysique et théologique des deux plus anciens témoins du mythe originel, le Tristan du trouvère Béroul et le Conte du Graal de Chrétien de Troyes. Il en donne une lecture délibérément symbolique où les héros - Tristan et Yseult, Perceval et Gauvain - apparaissent comme des figures de l'Homme face aux figures de Dieu ou du Diable qu'incarnent d'autres personnages - le tout culminant et prenant tout son sens dans la confrontation de ces deux figures emblématiques, à la fois antithétiques et complémentaires : le Philtre et le Graal, le Péché et la Grâce. En annexe, on trouvera - texte original et traduction en regard - les passages des deux romans où il est fait explicitement mention du Philtre et du Graal.
Borgetto Jacques ; Ricard Matthieu ; Ribes Jean-Pa
A travers de nombreux voyages, j'ai parcouru le Tibet accompagné d'un ami tibétain, jusque dans les endroits les plus reculés. Ces voyages m'ont conduit à découvrir les sites des funérailles célestes et c'est à travers Le livre des morts tibétains du Bardo Thödröl et grâce aux explications des moines que j'ai compris toute la force de ces funérailles, ô combien choquantes pour nous, occidentaux. J'ai pour projet de présenter une rétrospective de ce travail à Paris lors d'une exposition." Jacques Borgetto
Edition critique de deux comédies peu connues, Le Docteur amoureux et Le Desniaisé, de Gillet de La Tessonnerie (1619 ?-1660 ?), la première étant souvent attribuée à Molière.
Il est difficile, dans une oeuvre théâtrale aussi singulière que celle de Samuel Beckett, qui déjoue sans cesse les principes traditionnels du genre, de saisir tant les procédés formels sous-jacents que la logique structurelle d'ensemble. S'appuyant en partie sur les études générales des linguistes, mais forgeant en même temps ses propres outils conceptuels d'analyse, Betty Rojtman parvient à relever ce défi, sans jamais trouver refuge dans le jargon ou l'exposition absconse. Monde de la "vibration de surface" et du faux-semblant, le théâtre de Beckett est dépourvu, dans son statisme où pourtant "quelque chose se passe" (Fin de partie), de tout noeud dramatique résolvant les tensions de l'intrigue. Betty Rojtman a parfaitement su repérer ce qui se jouait sous l'apparente absurdité d'un théâtre en instabilité permanente, tel un système de thermodynamique. Et c'est précisément en recourant aux notions de "tension", de "force", que l'auteur parvient à résoudre la dialectique inertie/dynamisme innervant le théâtre de Beckett. Les tensions se dispersent sur plusieurs niveaux et plusieurs axes (verticalement et horizontalement), mais où vont-elles exactement ? Nulle part, conclut B. Rojtman : "elles ne conduisent à aucune paix, à aucune Terre Promise dont le rivage serait entrevu à l'horizon. . ".
Une étude des différentes sources culturelles auxquelles Alfred Jarry a puisé pour bâtir l'ensemble de son oeuvre. La familiarisation avec ces cultures souvent très singulières et éloignées est ici présentée comme le préalable indispensable à la lecture de Jarry.