A partir de 20 textes émanant des 4 continents et s'articulant sur des points de vue disciplinaires variés, cet ouvrage s'intéresse à la redéfinition contemporaine de la diversité culturelle et du domaine interculturel. Les auteurs dessinent le nouveau paysage de la recherche interculturelle, et ce au travers des avancées, des enjeux et des défis de la diversité aux prises avec la mondialisation et les localismes, l'internationalisation et les replis communautaires mais aussi avec la standardisation du social et les innovations florissantes. La première partie s'intéresse aux défis épistémologiques posés par ces transformations et par les abords multiples de la diversité culturelle. La seconde vise une réflexion sur les méthodologies et pratiques d'approche et d'action dans, avec et sur la diversité. Finalement le troisième volet de l'ouvrage cible le domaine spécifique de l'éducation et permet de voir comment les nouvelles diversités transforment et redéfinissent tant l'école que ses acteurs.
Chercheures, enseignantes, artistes et praticiennes, les co-coordonnatrices de cet ouvrage sont engagées depuis plusieurs années dans une démarche interculturelle critique et intersectionnelle, féministe et antiraciste, transnationale et interdisciplinaire, narrative et porteuse d'actions. Dans une mise en dialogue d'univers conceptuels et de diverses façons d'aborder le monde, le social et la pratique, cet ouvrage permet aux lectrices et aux lecteurs de réfléchir aux questions d'interculturalité liées au genre, au racisme, aux différentes formes de violence et aux discriminations. Plusieurs chapitres présentent une réflexion académique et des recherches issues des sciences humaines et sociales. Certains donnent la parole à des actrices et acteurs sociaux qui par leurs témoignages et réflexions font avancer les connaissances, tout en contribuant à la transformation sociale. D'autres rendent compte de pratiques engagées qui concrétisent les approches intersectionnelles et antiracistes et qui, en plus de lutter contre les inégalités et les injustices, se développent dans le domaine des médiations interculturelles.
Doré Chantal ; Vatz Laaroussi Michèle ; Kremer Lil
Cet ouvrage a été coécrit par 50 femmes, universitaires, militantes, artistes et professionnelles, vivant dans 11 pays des Suds et des Nords. Il fait suite à la recherche-action-médiation Femmes et féminismes en dialogue qui s'est déroulée de 2015 à 2018, d'abord au Québec puis en Europe, en Amérique du Sud et en Afrique. Entrelaçant les savoirs des unes et des autres, la publication offre une approche originale des articulations entre, d'une part, les perspectives d'intersectionnalité et de médiation interculturelle et d'autre part, les solidarités des femmes. L'ouvrage fait ainsi la démonstration des connexions et des alliances possibles entre des femmes de différentes générations, cultures et postures idéologiques. Le volume se divise en deux parties. La première s'intéresse aux questions conceptuelles, épistémologiques et méthodologiques qui sous-tendent la démarche de recherche-action-médiation. On y approfondit les processus de l'interculturalité et de l'intersectionnalité tout en s'intéressant aux outils et pratiques qui les traversent : la réflexivité, l'expression artistique et le dialogue. La seconde partie commence par une réflexion sur les rapports aux féminismes dans plusieurs sociétés. Elle se poursuit par l'analyse des multiples inégalités et marginalisations vécues par les femmes, ainsi que des tensions et convergences qui concernent particulièrement certains groupes de femmes. On s'y intéresse aux femmes en situation de handicap, à celles qui vivent la migration, aux femmes autochtones et aux femmes affiliées à des groupes religieux. La question des droits des femmes ainsi que les dynamiques des mouvements sociaux qui les revendiquent permettent de saisir les défis spécifiques qu'elles rencontrent dans diverses sociétés ainsi que les pratiques médiatrices intersectionnelles et les stratégies de solidarité qui visent à les relever.
Cet ouvrage collectif s'intéresse aux réseaux transnationaux dans la migration en articulant les reconfigurations familiales, les contextes juridico-légaux et les processus identitaires différenciés selon les situations et les parcours des acteurs. Il aborde des thématiques variées : les divorces, les séparations familiales involontaires, le travail temporaire, la citoyenneté sociale, la vie aux frontières, la traite, les déplacements forcés... Un ouvrage conçu pour faire entendre les diverses voix de migrants.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.