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Rose, c'est Paris
Rheims Bettina ; Bramly Serge ; Racine Bruno
BNF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782717724530
Rose, c'est Paris Sous la direction de Bettina Rheims et Serge Bramly et avec la participation de Thierry Grillet Catalogue de l'exposition présentée à la Bibliothèque nationale de France, site Richelieu, du 8 avril 2010 au 11 juillet 2010 De Shanghai à Paris. " Nous pensions à un travail sur Paris depuis notre retour de Shanghai, il y a sept ou huit ans, mais nous n'avions pas envie d'un Paris documentaire, sociologique, ethnologique. (.) L'idée s'est imposée alors d'un portrait allégorique de la ville, très mis en scène. On s'est dit qu'il fallait inventer une fiction, et que le récit même contribuerait à l'allégorie. De là, le désir d'une nouvelle forme de narration, entre peinture et cinéma. " Fantômas. " Notre projet doit beaucoup au hasard. Je regardais un soir, sur Arte, une soirée thématique consacrée à Fantômas, et j'ai découvert, fascinée, l'existence extravagante de ses deux auteurs, Souvestre et Alain. Emportés par le succès, ils ont écrit à quatre mains, dans une sorte de délire créatif, trente-six romans de trente mille lignes, entre 1911 et 1913 ! Ils habitaient le même immeuble de Montmartre, le premier au quatrième, le second au cinquième étage. L'obligation de faire vite, le partage arbitraire du travail, chapitres pairs à l'un et impairs à l'autre, l'impossibilité matérielle de se relire, voilà comment ils ont inventé, sur une trame haletante, les aventure violentes, déroutantes, énigmatiques, hallucinantes, de Fantômas. L'impact qu'a eu Fantômas sur le grand public de la France d'avant-guerre, puis sur les surréalistes, a été gigantesque. Avec Fantômas, " le maître du temps ", " le mal absolu ", on touchait à un bouleversement radical de l'ordre établi. Grâce à lui, on quittait le Paris classique des feuilletonistes et des poètes pour un Paris brutal, mythologique, creusé de souterrains, peuplés de personnages obscurs, un Paris de crimes, de drames, de lieux interlopes, qui secouaient les consciences. Magritte a dit qu'il avait trouvé sa voie grâce à Fantômas. Ses premiers tableaux, comme la toile Aubade à Fantômas, sont tous des hommages à la créature monstrueuse de Souvestre et Alain. " Le Paris des artistes. " Le Paris de l'entre-deux-guerres, qui a servi de socle à notre imaginaire, est comparable à l'Athènes de Périclès ou à la Florence des Médicis. J'aurais bien aimé pour ma part vivre à cette époque où, sur quelques kilomètres carrés, à Montmartre, à Montparnasse, se rencontraient ensemble les génies les plus novateurs de l'art, de la littérature, de la musique, de Picasso à Eisenstein, en passant par Joyce, Stravinsky ou Man Ray. C'est cet instant miraculeux de l'histoire de l'humanité, cet âge d'or révolu, dont notre Paris porte la trace. " Bettina Rheims (extrait de l'entretien avec Serge Bramly et Thierry Grillet)
Qui est Oscar, né à l'office, et qui y passera toute sa vie, sonné par des maîtres successifs, qu'il sert avec dévotion, complicité, ironie ? Un valet, mais d'une singulière espèce, peut-être assassin, sûrement voleur, sans doute mouchard appointé par la police. Oscar nous introduit chez ses maîtres qu'il voit d'un oeil impitoyable et peint avec une réjouissante férocité. Oscar, c'est Asmodée qui, au lieu de soulever les toits, pénètre grâce à son passe-partout dans les demeures des riches.
Exposition universelle 2010 à Shanghai : la vision sophistiquée et épurée de Bettina Rheims, la plume vivante et vagabonde de Serge Bramly saisissent et racontent la métropole extrême-orientale. Shanghai fascine comme New York, dans les années 1960, fascina : forêt de gratte-ciel, dynamisme et créativité incomparables - un monde nouveau. Mais Shanghai, c'est aussi la fusion surprenante de traditions millénaires et d'une modernité effrénée - un monde en soi. La vision sophistiquée et épurée de Bettina Rheims, la plume vivante et vagabonde de Serge Bramly saisissent et racontent la métropole extrême-orientale. Bettina Rheims visite Shanghai en captant des corps ou des visages de femmes de tous les milieux et de tous les univers : danseuse, abbesse, promeneuse, lycéenne, surveillante de quartier, actrice, etc. Ses photographies, toutes posées et mises en scène, rendent compte d'une intimité presque éternisée, tandis que le texte de Serge Bramly raconte des moments, des découvertes, rapporte des scènes ou trace des portraits. Le contraste entre ces deux visions, mouvementée et immobile, plongeante et extérieure, est une très belle expression du mystère et de l'énergie de Shanghai. Avec une couverture moelleuse, ce livre, conçu par Bettina Rheims, est en lui-même une luxueuse invitation au voyage. Un écrin parfait pour des photographies raffinées et subtiles, comme la beauté de Shanghai.
Léa se réveille en sursaut. dans l'immeuble d'en face, elle entrevoit un grand tableau, à peine éclairé. La toile représente deux jeunes filles, l'une endorrmie sur un canapé, l'autre penchée au-dessus d'elle, une rose jaune à la main. Léa reconnaît la scène du cauchemard qui l'a réveillée et se souvient de cette phrase énigmatique prononcée par son père disparu: "Tout est dans Le Rêve de Balthus.'C'est le commencement d'un parcours initiatique, de Paris à Venise, celui d'une confrérie qui tend à percer les secrets de l'immortalité.Le Rêve de Balthus est un chef-d'oeuvre bien réel de la peinture du XXème siècle. Il devient ici le"personnage principal"d'un roman qui nous fera remonter le temps jusqu'à la Renaissance italienne, à la poursuite, dans les oeuvres d'art, de la vérité et de la beauté. --Ce texte fait référence à l'édition Broché. Biographie de l'auteur Fille de l'académicien Maurice Rheims, Nathalie Rheims rêve d'abord de devenir actrice. A dix-sept ans, elle entre au Conservatoire de la rue Blanche, puis joue au théâtre et dans des télé-films. En 1984, elle commence à travailler pour le magazine" Elle ". Elle devient productrice de télévision en 1986, avant de créer une société de communication avec son mari. C'est en 1999 quelle saute le pas et devient romancière. Son premier livre," L'un pour l'autre ", confirme sa vocation: il obtient le prix du Gai Savoir."
Résumé : Entre septembre et novembre 2014, Bettina Rheims, encouragée par Robert Badinter, photographie des femmes incarcérées au sein de quatre établissements pénitentiaires français. Cette série intitulée "Détenues" rassemble plus d'une soixantaine de portraits, reproduits dans cet ouvrage. Ce travail photographique s'inscrit pleinement dans le cadre des recherches que mène Bettina Rheims depuis plus de trente-cinq ans en explorant de multiples angles et territoires, en questionnant les conventions et les a priori pour interroger la construction et la représentation de la féminité. Après avoir photographié ses modèles, célèbres ou inconnues, dans des lieux fermés, souvent exigus, Bettina Rheims a souhaité aller à la rencontre de femmes contraintes à vivre dans ces lieux de privation de liberté pour essayer de comprendre leur quotidien, de quelle manière elles imaginaient leur féminité loin des leurs, dans des conditions matérielles difficiles. Pour les séances de pose, chaque établissement a mis à disposition une pièce qui est devenue le temps du projet un studio improvisé. Chacune des modèles avec l'autorisation préalable de l'administration pénitentiaire et celle du juge d'application des peines, s'est présentée au studio. Pour se faire coiffer et maquiller si elle le désirait. Retrouvant ainsi un peu de cette estime de soi, bien souvent égarée dans ces lieux de détention où rien n'est fait pour elles. Le texte "Fragments" est une fiction construite à partir de souvenirs de ces rencontres. Le récit d'une attention davantage portée sur les émotions suscitées par ces femmes que sur des propos qui auraient été entendus.
Ce nouvel opus de " L'oeil curieux " propose une plongée dans l'atmosphère capiteuse des bordels, des couvents et des boudoirs du 16e au 20e siècle, à travers 40 manuscrits, éditions originales (Sade, Apollinaire, Pierre Louÿs, Bataille...) et gravures érotiques issues des collections de la BnF. C'est dans les années 1830 que les ouvrages imprimés réputés " contraires aux bonnes moeurs " et publiés sous le manteau sont séparés du reste des collections de la Bibliothèque royale. Ils furent ainsi rassemblés afin de constituer une section à part intitulée " Enfer ". Il en alla de même des estampes. Ce nouvel opus de " L'oeil curieux " propose une plongée dans l'atmosphère capiteuse des bordels, des couvents et des boudoirs du 16e au 20e siècle, à travers 40 manuscrits, éditions originales (Sade, Apollinaire, Pierre Louÿs, Bataille...) et gravures érotiques issues des collections de la BnF.
A l'heure où la fantasy séduit de plus en plus (Le Seigneur des anneaux, Game of Thrones...), plaçant les "mondes inventés" au coeur de la culture populaire, ce dossier s'interroge sur leurs formes et leurs usages en confrontant le regard des historiens du genre à celui des spécialistes des médias et des créateurs, qu'ils soient écrivains ou concepteurs de jeux. L'invention de mondes imaginaires L'invention de mondes imaginaires est une idée aussi ancienne que l'humanité, depuis l'Atlantide de Platon, ou encore l'Utopia de Thomas More. Mais c'est dans la seconde moitié du XIXe siècle en Angleterre, avec Lewis Carroll et William Morris, que naissent la fantasy et sa pratique, le worldbuilding. Un genre qui connaîtra un succès prodigieux à partir des années 1960, à travers l'oeuvre de Robert E. Howard (Conan le Barbare) et celle de Tolkien (Le Seigneur des anneaux). Anne Besson retrace pour nous l'histoire du genre pour lequel Tolkien tient lieu de modèle, l'écrivain-démiurge qui, pour créer sa mythologie personnelle, dessine des cartes, crée une cosmogonie, élabore des chroniques... Les cartes jouent en effet un rôle spécifique dans la création des mondes imaginaires, ainsi que l'expose Julie Garel-Grislin dans son article. La fantasy connaît en France une apparition tardive (les premières traductions datent des années 1970) : il faut attendre le nouveau dynamisme éditorial de la fin des années 1990, décrit par Marie-Lucie Bougon, pour la voir s'affirmer et se singulariser (avec des éditeurs comme Mnémos, Bragelonne...). Ce succès éditorial, très marqué chez les jeunes enfants et les adolescents, nous conduit à nous interroger, aux côtés de Laurent Bazin, sur les raisons d'une telle fascination au-delà du simple besoin de divertissement. Un succès transmédia L'engouement pour ces imaginaires contemporains s'étend bien au-delà de la littérature, porté par le développement de nouveaux médias (bandes dessinées, pulps, films, séries télévisées, jeux vidéo, jeux de rôle...), chaque support nourrissant l'autre, avec l'ambition de construire un monde complet et consistant, quoique fictif. Les créations de nouveaux univers sont pléthoriques au cinéma (Star Wars, adaptation du Seigneur des anneaux), dans les séries (Game of Thrones ou Westworld), le jeu vidéo (World of Warcraft ou Assassin's Creed) et même les jouets (Lego)... Elles sont aujourd'hui au coeur de la culture populaire au point de faire émerger une nouvelle communauté de fans, les "geeks", qu'ils soient fervents lecteurs de fantasy, de mangas, ou de comics, "rôlistes", gamers, amateurs de séries fantastiques ou de films d'horreur. David Peyron nous dit quelles pratiques se cachent derrière ce vocable, tandis qu'Olivier Caïra revient sur les jeux de rôle sur table, tels que Donjons et dragons. Les genres de l'imaginaire sont également très présents sur le petit écran, depuis Star Trek jusqu'à Game of Thrones, au point de brouiller la frontière avec le cinéma. Une évolution que décrit Florent Favard. Alain Boillat se concentre quant à lui sur le cas de Westworld qui, tout en reprenant les codes du western, explore la problématique de l'intelligence artificielle et tend un miroir à nos préoccupations contemporaines... La parole aux "créateurs" Il s'agit aussi d'entendre la parole des créateurs, de ceux qui donnent corps à ces univers, qu'ils soient écrivains ou concepteurs de jeux. Des écrivains français se sont prêtés au jeu, tels que Jean-Philippe Jaworski, auteur de deux cycles de fantasy, Récits du Vieux Royaume et Rois du monde (éditions des Moutons électriques), Lionel Davoust, auteur des Chroniques d'Evanégyre (éditions Critic), ou encore la Canadienne Karoline Georges, auteur de romans d'anticipation (SF Folio). Côté jeux vidéo, la société Ubisoft expose sa ligne éditoriale et la manière dont elle reconstruit des mondes historiques disparus, comme dans son dernier opus, Assassin's Creed Odyssey (2018), dont l'action se situe en Grèce pendant la guerre du Péloponnèse. Tout doit concourir à l'immersion du lecteur ou du joueur... Rubriques : L'"Actualité de la recherche" mène l'enquête avec Laurent Demanze sur la passion de l'investigation dans la littérature contemporaine La "Découverte" des archives comiques de la photographie relate avec humour comment ce médium a été perçu dans la presse humoristique du XIXe siècle Une " Galerie " autour du typographe Christian Delorme La rubrique " Histoire de la bibliothèque " consacrée à l'Arsenal pendant la première moitié du XIXe siècle Le récit de Gaëlle Obiégly en " Résidence " à la BnF
Résumé : Signés par les plus grands architectes français (du Cerceau, Mansart, Boullée, Viollet-le-Duc...), ces 150 dessins retracent l'histoire de l'architecture du XVIe au XIXe siècle. Traduisant l'ambition d'atteindre un idéal urbain et éclairant le processus créatif de leurs auteurs, ils proposent une expérience sensible et intellectuelle au lecteur. Le dessin d'architecture constitue un domaine vaste et divers. Les architectes le pratiquent pour acquérir une connaissance intime des édifices et développer leur habileté à les imaginer ; ils l'utilisent comme le support de leurs échanges avec les différents métiers du bâtiment ; ils en font un moyen pour toucher le public et les décideurs, jusqu'à l'élever parfois au rang d'oeuvre d'art. Signés par les architectes dessinateurs les plus brillants - de Jacques Androuet du Cerceau à Etienne Louis Boullée, de Gilles Marie Oppenord à Jean Jacques Lequeu, de Charles Percier à Henri Labrouste, d'Eugène Viollet-le-Duc à Charles Garnier - les 150 dessins présentés dans cet ouvrage retracent une histoire de l'architecture française de la Renaissance au dernier XIXe siècle. Dans un domaine où le défi majeur consiste à donner à voir un édifice par anticipation, ces dessins témoignent de l'ambition partagée par les architectes d'atteindre un idéal architectural et urbain. Comme le manuscrit de l'écrivain, ils éclairent un processus créatif, avec ses hésitations, ses corrections ou ses reprises. A la différence du texte, ils possèdent toutefois la force et l'autonomie des figures, qui " parlent " à l'oeil de façon immédiate. Ils nous proposent ainsi une expérience à la fois sensible et intellectuelle en exprimant le rapport de leurs auteurs à l'espace, à la matière, à la couleur, à l'intelligence des structures.
22 planches détachables du maître de l'estampe japonaise.Hiroshige (1797-1858) joua un rôle prépondérant dans le développement de l'estampe de paysage. Issues de ses séries les plus prestigieuses, ces planches sont empreintes de délicatesse et de mystère. Une vision éminemment poétique du Japon.Les " livres-posters " ont pour vocation de reproduire, dans une reliure et un format qui permettent de les détacher et de les afficher, une sélection d'images choisies au sein des ouvrages et fonds les plus spectaculaires et remarquables de la Bibliothèque nationale de France. Chaque image est légendée au dos, détachable du " bloc d'origine " ; les 22 planches sont accompagnées d'un texte d'introduction qui les situe dans les collections et dans l'?uvre de leur(s) auteur(s).Enn 1832, Andô Hiroshige (1797-1858) compose sa fameuse série des Cinquante-trois relais du Tôkaidô, qui remporte un succès considérable et fait sa renommée.Dans les dernières années de son existence, il créera plusieurs séries admirables, de grandes suites topographiques, d'une ampleur inégalée, dont les 70 planches des Vues des sites célèbres des soixante et quelques provinces du Japon (de 1853 à 1856) et les cent dix-neuf planches d'un ambitieux recueil, les Cent vues célèbres d'Edo (de 1856 à 18589), qui rendent hommage à sa ville natale et couronnent sa carrière...Hiroshige, à la suite d'Hokusai, réalisera à la fin de sa vie deux séries sur la montagne sacrée : les Trente-six vues du mont Fuji, les Cent vues du mont Fuji. Parvenant à représenter un site réel de façon identifiable, tout en le baignant d'une aura poétique et mystérieuse, Hiroshige tire parti de toutes les ressources techniques de la gravure sur bois polychrome.