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De vive voix
Reymond Bernard
LABOR ET FIDES
22,55 €
Épuisé
EAN :9782830908930
Le contexte culturel dans lequel les Eglises s'inscrivent aujourd'hui impose une évolution dans la manière d'annoncer l'Evangile. Pour Bernard Reymond, il est nécessaire de remettre en avant l'oralité, après trois siècles de théologies et de prédications trop exclusivement appuyées sur l'écriture "seule". La tournure de cet essai se ressent des propositions de Bernard Reymond. Le ton est vif, la démonstration percutante et l'encouragement à l'"oraliture" -terme repris de l'écrivain créole Patrick Chamoiseau pour qualifier tout ce qui ne relève pas de la littérature écrite s'appuie sur l'expérience et les anecdotes d'un auteur qui a consacré une grande partie de sa vie à étudier les problèmes de la transmission de la Parole. Pour autant, l'auteur ne sacrifie pas le texte écrit, tout au plus le remet-il à sa place légitime, inspiratrice sans être envahissante. Il aborde dans sa démonstration un certain nombre de points importants pour un bon fonctionnement de l'oralité: les attitudes, les lieux d'expression, les silences, etc... Pour Bernard Reymond, la prédication "dominicale" reste la matrice de la communication de l'Evangile. Elle peut, tout naturellement, s'exporter dans les nouvelles formes de communication, audiovisuelles ou autres, à condition qu'elle réussisse à perdre les lourdeurs formelles de l'écrit au stade de l'oralité. Cet essai n'est donc pas un brûlot contre l'Eglise, mais une contribution rafraîchissante à la réforme indispensable du culte et... de la messe.
On imaginerait mal le protestantisme sans ses pasteurs. Leur existence et leur visibilité demeurent l'un des grands paradoxes de cette confession qui, avec sa doctrine du "sacerdoce universel", prétend avoir délibérément renoncé au principe même d'une prêtrise distincte de l'ensemble des fidèles. Quelle est alors la raison d'être de ces pasteurs protestants? D'où cette idée vient-elle? Quelle est leur histoire? Sont-ils encore nécessaires? Cet ouvrage montre comment le pastorat est bel et bien une caractéristique ou même une "invention" du protestantisme, qui ne se confond pas avec la prêtrise telle que la conçoivent d'autres confessions chrétiennes. Deux questions deviennent dès lors inévitables: le protestantisme ne serait-il pas à son tour une invention des pasteurs, et à l'heure d'une recomposition du religieux, cette belle histoire entre une confession et ses emblèmes va-t-elle continuer?
Le protestantisme et Calvin ont partie liée. Mais il convient de mesurer ce que le protestantisme et la Réforme doivent ou ne doivent pas à ce grand homme du XVIe siècle. Le calvinisme a certes essaimé dans le monde entier, d'autres courants n'en ont pas moins largement imprimé leur marque sur le christianisme réformé. Et l'héritage revendiqué par les penseurs protestants ne restitue pas toujours les limites ou l'originalité de la pensée et de l'oeuvre de Calvin. Dans cet essai, Bernard Reymond passe en revue la pensée du Réformateur et sa réception dans la famille réformée. Sans concession, son livre reprend fondamentalement une des préoccupations de Calvin qui a toujours combattu l'idolâtrie, en particulier quand elle s'attachait à sa propre personne. Paradoxalement, l'essai enlevé de Bernard Reymond est ainsi une forme d'hommage à sa mémoire. Biographie de l'auteur Professeur honoraire de théologie pratique de l'Université de Lausanne, Bernard Reymond a notamment publié chez Labor et Fides: Théâtre et christianisme (2002), Le protestantisme et la musique (2002), Le protestantisme et ses pasteurs I (2007), Le protestantisme et la littérature (2008).
Voilà quelque 500 ans, la Réforme protestante a entrainé une réorganisation significative, avec des différences notables entre luthériens et réformés, de l'intérieur des églises mises à sa disposition et devenues désormais des "temples", des "portes des cieux". Dès la fin du 16e siècle, les nouvelles constructions donnent lieu à un type caractéristique d'architecture religieuse, lui-même tributaire de circonstances locales et de l'évolution générale de la culture occidentale. Cet ouvrage présente les diverses formes de cette architecture particulière, et en expose les contraintes techniques et les exigences liturgiques, ainsi que les significations symboliques.
La Suisse romande est un des berceaux du protestantisme. Son influence y est réelle encore aujourd'hui, quand bien même ses expressions institutionnelles sont actuellement en crise. Le protestantisme est repérable dans le paysage, les arts, la littérature, les institutions sociales ou l'économie. Il a suscité une civilisation originale dans le monde francophone et il cherche aujourd'hui un nouveau souffle en réfléchissant à son identité: la prédication, les convictions, la culture biblique, la spiritualité et la communication. De Töpffer à Denis de Rougemont, de la Croix-Bleue à la Croix-Rouge, des chalets d'alpage aux institutions bancaires, le protestantisme existe, le Suisse romand le rencontre tous les jours.
Ce livre conclut l'étude théologique magistrale initiée dans l'Ethique de la liberté. Jacques Ellul y développe les implications d'une liberté chrétienne incarnée, traitée dans son rapport étroit avec la vie humaine sous divers aspects : le témoignage et la politique, le travail et l'argent, la révolution et le désir d'autonomie, la drogue et le désir d'évasion, le plaisir sexuel et la famille, les valeurs féminines et masculines... Dans cette "société de fer" , les injonctions de la technique relatives a notre mode de vie se font de plus en plus impératives et, tandis que l'Etat incline vers un absolutisme régulateur, les groupes sont tentés par la promesse mensongère d'une violence émancipatrice. Les combats de la liberté se révèlent alors combats contre les multiples puissances de mort : il s'agit de retrouver le sens du bien commun et la possibilité d'une vie véritablement libérée. Vécue dans l'espérance mais sans facilite aucune, la liberté chrétienne est ce don divin qui est a la fois grâce et exigence : "Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance. "
Pour l'auteur, Dieu ne se prouve pas, mais s'éprouve. Il se rencontre. Reste à définir la nature de cette rencontre. Ici "Buisson ardent", là "Chemin de Damas", les textes bibliques nous offrent différents chemins. Mais Dieu s'affronte aussi, comme lors du "Combat de Jacob avec l'ange". C'est de ce mode de rencontre dont il est particulièrement question ici. Dans ce combat, face à face avec l'invisible, il n'est pour l'être humain qu'un enjeu : la foi en Dieu. Au cours de la lutte, cette foi est souvent malmenée, culbutée, et roule plus d'une fois dans la poussière. Le miracle, c'est qu'elle en ressorte plus ferme, quoique transformée. Ce combat, au corps à corps avec possibilité de la foi, Bernard Duburque le livre sans jamais faillir ni renoncer. Au final, un texte bouleversant sur le doute, l'absence de sens, et peut-être, la réconciliation.
Ce livre est né d'un étonnement surgi à la lecture d'un magnifique sermon de Maître Eckhart (l'un des prestigieux représentants de la mystique rhénane, XIIIe-XIVe siècle), qui offre pour l'époque une lecture totalement inédite du rapport entre l'action et la contemplation. La question vaut toujours, à l'heure où de multiples voies s'offrent à nous, cherchant à réconcilier spiritualité et militantisme. Méditant le célèbre épisode relaté dans l'évangile de Luc où les soeurs Marthe et Marie accueillent Jésus chez elles, le théologien rhénan suggère que c'est Marthe, la très entreprenante, qui enseigne à Marie, perdue dans son assise, la vérité du chemin spirituel. Dans cette relecture admirative du grand mystique rhénan, Francine Carrillo souligne toute l'actualité de ces pages et relève qu'en nous ouvrant à la liberté d'être "avec le souci, non dans le souci" , les deux soeurs nous convient en définitive à cultiver la fécondité de ce que François Cassingena-Trévedy rassemble sous une appellation inédite : la "contempl-action" !
L'éthique de la liberté vise non pas à résoudre des problèmes mais à aider à mieux les poser par une confrontation entre ce que nous pouvons comprendre du texte biblique et ce que nous vivons concrètement dans notre société technicienne. De page en page, la liberté paraît comme une dominante de la vie chrétienne : pour Jacques Ellul, la liberté n'est pas une simple vertu, elle est la vie chrétienne même et doit donc s'incarner dans un agir individuel spécifique. Dans ce grand-oeuvre de Jacques Ellul, la pénétration de son analyse sociologique et la solidité de son exégèse biblique s'unissent pour exhorter les chrétiens, à la suite de l'apôtre Paul, à ne plus se conformer au monde présent. Le chrétien, libéré par Jésus-Christ de toutes les puissances contemporaines qui l'asservissent (Etat, Argent, Technique...), a reçu le pouvoir de devenir enfant de Dieu, c'est-à-dire d'être un homme sans convoitise, qui vit la gratuité, reste disponible et lucide, donne son offrande sans frustration ? et exerce son éminente responsabilité avec joie. Car la liberté chrétienne est cette liberté orientée par l'amour, celle de Dieu, qu'il s'agit de glorifier, et de mon prochain, qu'il s'agit de servir.