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Téléréalité. La fabrique du sexisme
Rey-Robert Valérie
LES INSOLENTES
20,06 €
Épuisé
EAN :9782017101369
Pas besoin de vous la présenter, la téléréalité est aujourd'hui partout. Si les programmes et les participants sont souvent méprisés, il n'empêche qu'ils sont devenus un élément incontournable du paysage télévisuel en France et que leur influence se propage dans toutes les couches de notre société. Nous sommes très nombreux à regarder de la téléréalité et participants bénéficient de côtes de popularité digne de celles de stars hollywoodiennes. Problème : les programmes sont empreints de sexisme, à la fois devant et derrière la caméra. Les situations sexistes et violentes envers les femmes sont légion et font l'objet de plus en plus de dénonciation de la part des acteurs du milieu. Valérie Rey-Robert et à la fois militante féministe et spectatrice de téléréalité. C'est donc tout naturellement que lui est venue l'idée d'écrire ce livre et de mettre des mots sur ce sujet de société trop souvent mis sous le tapis car considéré comme insignifiant ou peu digne d'intérêt. Au fil des pages, elle démontre l'importance d'arrêter de détourner le regard de nos écrans qui sont tout à la fois le reflet et le modèle pour nos sociétés actuelles et qui influencent parfois plus que de raison nos comportements dans " la vraie vie " . - Un sujet plus que d'actualité : Les Anges de la téléréalité ont été déprogrammés suite à des dénonciations de faits de sexisme et de harcèlement. - L'expertise d'une militante féministe reconnue qui a l'habitude de regarder ces programmes. - Ce livre est indispensable pour enfin penser une réflexion autour de la téléréalité qui est considérée comme peu digne d'intérêt alors qu'elle a une influence immense sur nos vies culturelles.
Dans cet essai documenté et novateur, l'autrice analyse et définit les violences sexuelles, déboulonne toutes nos idées reçues et bat en brèche l'argumentaire déresponsabilisant les violeurs. Elle insiste sur les spécificités hexagonales du concept de s culture du viol s, démythifie le patrimoine littéraire et artistique, et démontre, point par point, qu'il est possible de déconstruire les stéréotypes de genre et d'éduquer les hommes à ne pas violer.
Résumé : Vous avez déjà essayé de taper le mot "vulgaire" dans un moteur de recherche ? Les résultats sont éloquents : des photos de femmes et des conseils de magazines féminins leur expliquant comment être sexy sans être vulgaire. Mais qui décrète que l'on est vulgaire ? Quelles sont les règles de la bonne ou de la mauvaise féminité ? Et qui décide ? Comme pour tout le reste, les femmes sont soumises à des injonctions impossibles à tenir puisque le moindre écart par rapport à la norme les fait pencher dangereusement vers une mauvaise féminité, comble de l'horreur en société. Valérie Rey-Robert réfléchit sur ces questions depuis plusieurs années et a décidé d'en faire un livre. Mais pas seule. Car ce qui représente la féminité, ce qui est permis ou non, est changeant selon que les femmes sont racisées, trans, grosses ou de classe inférieure. Ce sont tous ces angles qui seront étudiés à travers chacune des interventions des autrices, afin d'explorer la pluralité des féminités. Valérie Rey-Robert, Lexie Agresti, Marie de Brauer, Darla Marx, Taous Merakchi et Jennifer Padjemi sont connues et reconnues pour leur plume et leurs engagements. Entre témoignages et essais sociologiques, les textes sont complémentaires et riches de leurs expériences respectives.
Le féminisme atil fait évoluer les représentations genrées ? Assurément, répond Hélène Fiche, qui a étudié les 362 films français ayant attiré plus de 700 000 spectateurs entre 1969 et 1982. Mieux vaut cependant ne pas crier victoire trop tôt. Certes, les personnages de femmes indépendantes et agissantes sont plus nombreux sur la période, les modèles patriarcaux sont ébranlés, pour laisser place à des figures masculines plus fragiles. Mais loin d'une vision naïve de la culture populaire, Hélène Fiche démontre que la domination masculine résiste, y compris en usant d'artifices trompeurs. Il ne suffit pas qu'une femme tienne le rôle principal pour qu'un film devienne "féministe" . Il ne suffit pas non plus que soient mis en scène des hommes en proie au doute et à l'introspection pour qu'advienne un cinéma postpatriarcal. Les films dits "populaires" des années 1970, bien plus progressistes au demeurant que le cinéma d'auteur de l'époque, révèlent les tensions de genre qui traversent la société après Mai 68 et la seconde vague féministe incarnée par le MLF. Ils donnent à voir une émancipation féminine incontestablement nouvelle, tout en permettant à une industrie dominée par des hommes de représenter ces derniers (blancs et hétérosexuels) en victimes. L'onde de choc féministe aura donc bien atteint les écrans français, mais sans révolutionner la production cinématographique dans son ensemble. Limité, le coup de butoir n'en est pas moins salutaire : le cinéma grand public des années 1970 offre une curieuse et parfois réjouissante parenthèse avant le retour de bâtonantiféministe des années 1980.