Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le reflux
Rey Pierre-Louis
GALLIMARD
5,70 €
Épuisé
EAN :9782070299775
Denis, vingt ans, fils de mineurs du Nord, est instituteur à Paris. Une fille de riches bourgeois, Hélène, tombe amoureuse de lui et devient sa maîtresse. Elle le rejoint dans la petite chambre de bonne qu'il habite au Quartier Latin. Denis a peine à croire que la jeune fille l'aime tant, qu'elle veut l'épouser. Le moindre mot, le moindre geste lui semblent le signe d'une prochaine rupture. Pourtant Hélène est folle de lui, au sens propre. Et le jour où elle le trouve dans les bras d'une voisine de palier, petite trahison sans importance, elle se tue, en ouvrant le gaz. Il faudra que Denis recompose l'univers qui était le sien avant cette rencontre. Ce récit sinueux et pourtant simple, avec un sens de l'irrémédiable, montre comment la tragédie naît de la faiblesse et de l'aveuglement.
Résumé : Parmi d'autres, Les Pléiades, Ternove, Mademoiselle Irnois, Adélaïde, Souvenirs de voyage, Nouvelles asiatiques : l'oeuvre romanesque de Gobineau repose à l'ombre d'un monument. Pourtant, l'Essai sur l'inégalité des races humaines doit être lu comme la fresque d'un visionnaire, le "roman noir" de l'humanité, alors que les romans et les nouvelles relèvent, au-delà de leur fantaisie, d'une idéologie qui vise au système. Bref, multiforme d'aspect, l'oeuvre de Gobineau est une d'inspiration. L'étudier plus attentivement, à la lumière de ses fictions avouées, permet de dévoiler, au travers d'un prisme plutôt négligé par la critique, la persévérance d'un mythe aux multiples visages. Ainsi Les Pléiades sont-elles moins le souriant envers de l'Essai que sa métamorphose, la figuration d'un rêve dont la magie n'offre aucune prise aux savants. Non que Gobineau invite lui-même à analyser son oeuvre suivant cette pente. Mais d'un itinéraire qui visait à la science, on retient aujourd'hui les fantasmes. Pierre-Louis Rey prétend moins ici imposer Gobineau comme un grand auteur méconnu que souligner son originalité, ses bizarreries, et surtout son ambiguïté. L'ambiguïté d'un discours où le plaisir de charmer se démêle difficilement de la fureur de convaincre.
«Quand Camus mourut dans un accident d'auto, le 4 janvier 1960, on trouva à proximité du véhicule le manuscrit inachevé d'un roman autobiographique de cent quarante-quatre pages, Le Premier Homme. En tête, Camus avait inscrit une dédicace à sa mère illettrée : "Intercesseur : Vve Camus. À toi qui ne pourras jamais lire ce livre." La première partie du roman retrace une "recherche du père". À quarante ans, Jacques Cormery (masque transparent de l'auteur) se rend en effet sur la tombe de son père, Henri Cormery, tué au début de la guerre de 14-18 et enterré à Saint-Brieuc. Jacques prend alors brusquement conscience qu'il est aujourd'hui plus âgé que ne l'était son père au moment de sa mort. Cette révélation bouleverse en lui l'ordre du temps. À l'image des colons qui l'avaient précédé en Algérie, Henri Cormery était le "premier homme" ; Jacques, à son tour, devient le "premier homme". Faute de témoignages suffisants, cette "recherche du père" se révélera décevante. Mais elle permettra à Jacques de recomposer l'univers de son enfance, de confesser ses fautes à sa mère, et d'ouvrir son esprit et son c?ur à un passé lointain, celui des premiers temps de la colonisation. Jamais, depuis sa première ?uvre, L'Envers et l'Endroit (1937), Camus ne s'était livré avec autant d'intimité sur lui-même et sur ses proches.» Pierre-Louis Rey.
Résumé : Quel obscur destin m'avait conduit au seuil de l'hôtel du Lac quand le lac était déjà dépassé ? Quel secret motif avait poussé sa propriétaire, grisonnante et sarcastique, à m'y héberger alors qu'il n'ouvrait qu'en saison ? Cette mystérieuse rencontre préluda à la période la plus étrange de ma vie. Etais-je envoûté par celle qui devint, le désert des lieux aidant, ma serveuse et ma confidente ? Ou par les murs de l'établissement, dont mon désoeuvrement me rendit solidaire ? Je ne saurais dire. Le jour où mon hôtesse me conseilla fermement d'aller poursuivre mon séjour à l'hôtel Beau Rivage, dont la vue donnait sur le lac, je me sentis banni. Pouvais-je soupçonner quelle partie d'échecs se jouait entre les deux hôtels ? Dans ce décor investi des fragiles élans de ma convalescence, j'avais servi de pion.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.