Au début du XVIe siècle, il existait en Europe 600 000 moulins à eau, et 20 000 moulins à vent dont la puissance dégageait 2000 millions de MGW, l'équivalent de deux tranches d'une centrale nucléaire. Erigés au coeur de l'économie de plantation de la canne à sucre, au temps de l'esclavage, les moulins eurent aux Amériques, plus précisément en Caraïbe, la même importance technique qu'en Europe. Et de part et d'autre de l'Atlantique, ils conservent une haute valeur patrimoniale, même si, remplacé par l'esclave dépossédé de tout, le meunier, propriétaire de "sa" machine, n'a pas fait le voyage. Tout en déroulant le fil de l'histoire de la traite négrière à nos jours, du tourisme mémoriel à la production énergétique, les moulins reprendront vie le long de la Route des moulins de la Caraïbe à l'Europe, dont les premiers jalons ont été posés en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à Antigua, au Pérou, au Mexique et en Europe.
Discipline, autorité: ces notions n'ont pas une excellente réputation, car elles sont souvent associées à des images de répression et de tyrannie. L'auteur s'attache à montrer ici qu'elles en sont très différentes et que la discipline dans les classes est la condition pour que l'enseignement profite à tous les élèves. Mais comment faire respecter la discipline nécessaire aux apprentissages? À partir d'une analyse des causes de l'indiscipline à l'école secondaire, cet ouvrage apporte des indications concrètes et détaillées sur la manière de conduire la classe. Il propose en outre une conception originale de l'autorité du professeur, en expliquant précisément comment tous les enseignants peuvent arriver à construire une relation d'autorité qui soit à la fois efficace et respectueuse de la personne des élèves. Associant réflexions et consignes pour la pratique de la classe, ce livre est un outil à l'usage des enseignants en exercice, des enseignants en formation et des formateurs d'enseignants.
Pierre-Louis Rey revisite la vie et l'?uvre d'Albert Camus, ce créateur de mythes «solitaire et solidaire», qui fut par sa plume et la constance de ses engagements la conscience de toute une génération.4e de couverture : Quand Albert Camus meurt dans un accident de voiture, le 4 janvier 1960, il n'a que quarante-six ans. Journaliste, philosophe, romancier, dramaturge, il a reçu deux ans plus tôt le prix Nobel. Pour ce «Français d'Algérie» pauvre et sans racines, le tragique est indissociable de l'aspiration à un bonheur qu'il sait aussi précaire que le soleil de midi. S'il voue sa vie entière au théâtre (Caligula, L'État de siège, Les Justes), ses romans (L'Étranger, La Peste, La Chute) et son ?uvre de journaliste l'imposent comme un écrivain majeur et un des principaux acteurs de son temps. Tandis que les héros de ses livres se révoltent contre l'absurdité de la condition humaine, lui s'insurge au fil des colonnes d'Alger Républicain et de Combat, au nom de la démocratie, contre les injustices du colonialisme, du communisme ou du franquisme. Pierre-Louis Rey revisite la vie et l'?uvre de ce créateur de mythes, «solitaire et solidaire», qui fut par sa plume et la constance de ses engagements la conscience de toute une génération.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.